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Sujet : Les drames de l'histoire nient-ils l'idée de progrès ?

Définitions des termes :
  • histoire : Le terme d'histoire désigne deux réalités différentes: 1) la science qui étudie le passé de l'humanité et qui relate et interprète les faits. 2) les événements, les actes, les faits du passé, cad la mémoire des hommes.
  • idée : Parfois synonyme de représentation mentale, parfois de concept (idée générale et abstraite); dans le platonisme, et avec un I majuscule, les Idées sont les modèles des choses, existant en soi, que l'âme contemplait avant son incarnation. Nous fabriquons les concepts, nous contemplons les Idées.
  • progrès : Evolution de l'humanité ou de la civilisation vers un état supérieur. Au sens strict, ce mot implique une amélioration, un perfectionnement.

Extrait du corrigé : Les conflits coûtant bien plus aux Etats qu'ils ne leur rapportent, Kant assure qu'un état de concorde est possible par une alliance planétaire. Dans cette pensée, le progrès n'est pas un processus que l'on peut constater, mais un postulat nécessaire pour garantir au sujet moral une aspiration au meilleur. A considérer les drames de l'histoire comme les trous noirs de l'humanité, ceux-ci ne constituent pas des points de non retour mais des moteurs à la réflexion. Si Adorno affirme qu'il ne peut exister de poésie après Auschwitz, soulignant par là le Mal absolu qu'il émanait du milieu concentrationnaire, H. Jonas cherche quant à lui à repenser le concept de Dieu après Auschwitz. Cette refonte ne signifie pas la négation des actes commis, mais une volonté de ne pas en rester à l'absurdité des atrocités perpétuées contre un peuple qui fait de Dieu le « seigneur de l'Histoire ». Le progrès prend ici la forme d'un bond causé en réaction à un drame : c'est entrer en résistance contre la tentative de destruction de l'homme par lui-même, non pas nier le Mal mais accepter son incessante proximité ; penser avec lui. Le progrès trouve sa source dans l'expérience du Mal, son être dans son dépassement.     A définir le progrès comme l'amélioration tant intellectuelle que morale de l'homme, les drames de l'histoire ne peuvent nier radicalement son existence au sens où l'humanité se définit précisément par sa capacité d'arrachement au passé. De plus, le développement du droit constitue la manifestation de l'idée de progrès au sens où c'est la raison qui l'emporte sur la force.

	Les drames de l'histoire nient-ils l'idée de progrès  	?

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Définitions

  • histoire : Le terme d'histoire désigne deux réalités différentes: 1) la science qui étudie le passé de l'humanité et qui relate et interprète les faits. 2) les événements, les actes, les faits du passé, cad la mémoire des hommes.
  • idée : Parfois synonyme de représentation mentale, parfois de concept (idée générale et abstraite); dans le platonisme, et avec un I majuscule, les Idées sont les modèles des choses, existant en soi, que l'âme contemplait avant son incarnation. Nous fabriquons les concepts, nous contemplons les Idées.
  • progrès : Evolution de l'humanité ou de la civilisation vers un état supérieur. Au sens strict, ce mot implique une amélioration, un perfectionnement.

Problématique

Constater un progrès, c’est enregistrer une amélioration qualitative ou quantitative entre un moment x et un moment y. Or l’histoire de l’humanité n’est pas seulement constituée d’avancées scientifiques, techniques ou morales, mais également de drames dont la récurrence semble introduire une absurde discontinuité : n’est-ce qu’un moment ou une négation radicale ?
Deux notions se doivent d’être questionnées corrélativement : celle d’histoire, au sens où la lire comme un processus linéaire, cyclique, dépendant d’une immanence, d’une transcendance, ou de l’homme seul, influence notre interrogation sur cette idée de progrès. Vu communément comme un processus régulier, le progrès ne s’effectue-t-il pas par bonds, puisant dans la négativité évoquée ?
Dès lors, des notions métaphysiques, tel le libre arbitre humain, se trouvent évoquées : si l’homme est créateur de conflits, n’est-ce pas également à lui qu’incombe la responsabilité de son traitement ?



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