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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
- besoin : Ce qui est nécessaire à l'existence, à la conservation ou au développement d'un être vivant. En dehors des besoins strictement vitaux (boire, manger, dormir), on peut identifier chez l'homme des besoins spirituels et moraux (aimer, être aimé, être reconnu, etc.) dont semble dépendre son épanouissement.
Extrait du corrigé : De la même façon, l'homme est capable de penser ses besoins, éventuellement de les mettre à distance : le sujet attribue à l'homme une sorte de comportement réflexe à l'égard de ses besoins, qu'il semble falloir refuser. Hegel, Principes de la philosophie du droit « C'est une opinion fausse de penser que l'homme vivrait libre par rapport au besoin dans l'état de nature où il n'éprouverait que des besoins naturels soi-disant simples et où il n'utiliserait pour les satisfaire que les moyens qu'une nature contingente lui procure. Elle est fausse, même si l'on ne considère pas l'élément de libération qui est dans le travail dont on parlera plus loin. En effet, le besoin naturel en tant que tel et sa satisfaction immédiate ne seraient que l'état de la spiritualité enfoncée dans la nature et, par conséquent, l'état de sauvagerie et de non-liberté, tandis que la liberté n'existe que dans la réflexion du spirituel en lui-même, dans sa distinction d'avec la nature et dans son action réfléchie sur elle. » Transition : L'homme peut s'autoriser un rapport complexe avec ses besoins, qui va bien au-delà de la simple recherche de satisfaction, mais, plus encore, il peut mettre à distance certains de ses besoins, les évaluer, les critiquer, se retenir dans leur satisfaction. L'homme se caractériserait donc avant tout par une capacité à ne pas satisfaire ses besoins. III. La capacité humaine à limiter les besoins et le souci de leur satisfaction La philosophie a ainsi, traditionnellement, proposé une morale de limitation des besoins : il ne faut pas satisfaire les besoins naturels avec trop de raffinement, et il faut éviter de se créer des besoins artificiels en plus des inévitables besoins naturels. C'est ainsi que l'homme, s'il veut conduire sa vie le mieux possible, doit chercher non pas à satisfaire systématiquement ses besoins, mais à les régler, à les discipliner, voire à les supprimer lorsque cela est possible. Rousseau « On croit m'embarrasser beaucoup en me demandant à quel point il faut borner le luxe.
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Le corrigé du sujet " Les hommes ne vivent-ils que pour satisfaire leurs besoins ?" a obtenu la note de : aucune note
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Parler des « hommes », c’est parler de l’espèce humaine en générale, s’efforcer de définir des caractéristiques qui valent pour son ensemble, l’espèce humaine étant comprise d’emblée comme une espèce à part, dotée de facultés qui la distinguent de toutes les autres espèces vivantes et, par conséquent, d’un rapport au monde complexe et singulier.
L’expression « vivre pour » pose la question du but assigné à la vie. Il va donc falloir interroger la manière dont les hommes conçoivent et gouvernent leurs vies. Cette interrogation générale est précisée par la suite du sujet : l’expression « ne… que » est restrictive, elle propose une piste unique et nous demande de la valider ou de l’infirmer ; l’objet de cette restriction est le fait de satisfaire ses besoins. Les besoins peuvent se diviser en deux catégories : il y a d’abord les besoins naturels, nécessaires à la préservation de la vie – manger, boire, etc. – et d’autre part des besoins dont la non-satisfaction ne menace pas vraiment la vie – en ce sens ils ne sont pas nécessaires -, mais qui sont cependant perçus comme des besoins par ceux qui sont concernés par eux : on pourra penser par exemple au besoin de la sociabilité, au besoin de certains produits de consommation, ou encore, au besoin d’un produit dont nous serions dépendants. Etant donné que l’objet d’étude est l’espèce humaine, il faudra étudier le concept de besoin dans sa complexité, et ne pas le limiter aux besoins naturels nécessaires, qui sont pourtant les seuls besoins au sens strict du terme.
Satisfaire un besoin, c’est se procurer ce que le besoin appelle de manière à ne plus l’éprouver.
Ce sujet conçoit donc l’homme avant tout comme un être de besoins, dont l’existence serait gouvernée par la recherche permanente des objets capables de satisfaire les besoins qu’il connaît en permanence – y compris les besoins non-nécessaires, culturels. Il faudra décider si cette définition de la manière dont l’homme dirige sa vie est complète ou satisfaisante, ou bien, si au contraire, elle laisse de côté des aspects importants de l’être humain en adoptant sur lui un point de vue limité à la prise en compte du rôle que les besoins jouent dans son existence, rôle ramené à une simple recherche de satisfaction. L’homme ne peut-il pas avoir un rapport au besoin beaucoup plus complexe qu’un rapport de recherche de satisfaction ? Peut-on réduire le sens de l’existence humaine à une tentative permanente de satisfaction des besoins ? Le propre de l’homme ne serait-il pas, au contraire, de ne pas vivre seulement pour satisfaire ses besoins, mais de créer avec ses besoins un rapport plus complexe qu’un simple rapport de satisfaction, et de prendre en charge des préoccupations n’ayant rien à voir avec la satisfaction des besoins ?
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