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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
- recherche : Quête, conquête.
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
Extrait du corrigé : Mais une telle cause (l'étonnement) peut avoir des conséquences radicalement opposées. En effet, les philosophes présocratiques se trouvent traditionnellement caractérisés, outre leur aspect de physiologues, par leur polymathie. Experts en toute chose, ils aspirent à l'universel par sommation de la multiplicité (Pythagore). Cette entreprise devient chez Platon un trait distinctif de l'attitude du sophiste, et se trouve dévaluée parce que sans intérêt pour le vrai non mercantile et profitable financièrement. Ainsi, la curiosité ne peut être la seule motivation de la recherche (honnête) de la vérité, car laissée à elle-même elle conduit à l'anarchie tyrannique de l'opinion intéressée. Alors et afin d'être maîtrisée, la curiosité exige l'instrument de la méthode propre à la philosophie que sont le concept et la dialectique (Phédon). D'une telle mise en forme méthodologique de la vérité, Descartes est un héritier direct. Avec Descartes, la recherche de la vérité s'effectue indépendamment de tout intérêt et de toute prise en compte des conséquences pratiques (c'est-à-dire également morales). Désintérêt et autotélisme de la recherche (être à soi-même sa propre fin est distinctif de la philosophie dès Aristote) seraient-ils symptomatiques de la pure curiosité ? Mais l'entreprise rationnelle cartésienne n'est pas neutre.
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Le corrigé du sujet " l'homme recherche-t-il la vérité par simple curiosité ?" a obtenu la note de : aucune note
l'homme d'une vérité par illusions d'un penser constat suis-je constat question curiosité être soi-même "qui simple limites réponse exacte l'art résultat pas l'objet dévoilement mort conscience
Le thème de cet énoncé porte sur la recherche humaine de la vérité. Celle-ci est interrogée en vue d’en connaître tant la cause efficiente que la cause finale, c’est-à-dire qu’il s’agit de penser les motivations de la recherche de la vérité en termes d’origine et de finalité – ceci est permis par l’emploi de la préposition “ par ” signifiant tant le moyen et que le but escompté comme réalisation du moyen (le “ par ” devenant dès lors “ pour ”).
Cette dichotomie dans l’acception de la préposition est redoublée par l’ambiguïté ici caractéristique de la notion de “ curiosité ”. En effet, dans un tel contexte (celui de la recherche de la vérité interrogée relativement à ses cause et fin), la curiosité peut tout autant signifier l’indifférence que le désintérêt. Distinguer deux sens possibles de la notion de curiosité conduit à constituer une opposition double structurant le problème même de l’énoncé : opposition entre figures de chercheurs (de la vérité) ainsi qu’entre natures propres de la vérité. Les figures de chercheurs opposées reproduisent le clivage platonico-aristotélicien du sophiste et du philosophe, tandis que les natures opposées de la vérité sont à penser en termes de finalité en soi (vérité désintéressée étant à elle-même sa propre fin) et vérité ‘spirituelle’ (au sens foucaldien impliquant une transformation rétroactive du sujet-chercheur par la vérité découverte).
En conséquence de la position et de l’explicitation du problème majeur de l’énoncé, deux enjeux cardinaux peuvent constituer l’armature du propos à développer : premièrement, et à l’aide des instruments herméneutiques nietzschéens (le soupçon), questionner la possibilité de l’existence et le sens de la pure curiosité (dans le cadre de la recherche de la vérité) ; puis, dans un second mouvement, tenter une détermination du caractère propre la recherche authentique, c’est-à-dire (peut-être) l’unique possible, de la vérité.
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