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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
Extrait du corrigé : Dès lors, bien que le simple mensonge, mon attitude révèle ce que je suis au-delà même de l'image que je me donne ; elle révèle mon être et se comprend dans un projet d'existence. Or comme le remarque Sartre dans l'Existentialisme est-il un humanisme ? c'est là que se joue la « mauvais foi » comme mensonge envers soi-même, c'est-à-dire résistance et non reconnaissance de mon projet d'existence dont je cherche des excuses afin de me rendre supportable mes choix. La mauvaise foi produit donc une croyance existentielle devant masquer l'origine souvent peut avouable de mes choix. En ce sens, il s'agit bien d'un acte de résistance face à la vérité ; à une vérité dérangeante. Transition : Ainsi la pratique nous montre qu'il est effectivement possible de résister à la vérité même si cette dernière semble s'imposer et triompher finalement de par son évidence due à sa propre puissance. Cependant, si comme nous le montre le cas de Giordano Bruno, mais on pourrait tout aussi bien le voir avec Galilée ou Copernic etc. si le dogmatisme était une résistance à la vérité nouvelle, il n'en reste pas moins que c'est au nom de la vérité, d'une vérité plus ancienne que l'on résistait à cette nouvelle vérité. Plus simplement, il apparaît que la vérité n'est pas un concept figé mais dynamique, historiquement et socialement déterminé dans ce cas, faut-il sans doute revenir sur le concept même de vérité pour comprendre alors pleinement son rapport à la résistance. III – La volonté de vérité en question : la résistance nietzschéenne a) Résister à la vérité, n'est-ce pas déjà l'interroger, lui demander ses fondements, sa légitimité ?
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Le corrigé du sujet " Peut-on résister a la vérité ?" a obtenu la note de : aucune note
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On peut définir simplement la vérité comme ce qui est le critère qui vrai et du faux, c’est-à-dire plus spécifiquement la vérité-correspondance donc l’accord entre l’idée et la chose. (Il y a aussi la vérité-cohérence mais elle sera moins porteuse pour le sujet et elle est sujette à de nombreuses contradiction). Ainsi c’est une vérité admise que la somme des angles d’un triangle est de 180 degrés. Dire que cela n’est pas une vérité semble vain. Dans ce cas, on peut dire que la vérité semble être porteuse d’un critère d’évidence. Dès lors, résister à la vérité serait le fait d’une erreur que l’on continuerait à admettre malgré la présence de l’idée vraie. Donc une idée inadéquate que l’on pourrait décliner en mensonge, mauvaise foi etc. voire en dogmatisme dans le cas d’une vérité que l’on ne voudrait pas admise à cause de sa nouveauté comme ce fut le cas en la thèse ptolémaïque et la thèse copernicienne relativement au mouvement de la terre et du soleil. Il semblerait donc vain de résister à la vérité puisqu’elle finirait toujours par l’imposer. Cependant, pour reprendre notre exemple de la somme des angles d’un triangle, force est de constater qu’en géométrie non-euclidienne la somme des angles d’un triangle n’est pas égale à 180 degrés. Ainsi des choses que nous tenons pour vraies peuvent se révéler insuffisantes ou insatisfaisantes, la vérité serait alors historiquement déterminée et c’est en ce sens que le sujet « Peut-on résister à la vérité ? » prend tout son sens.
Nous interrogeant donc sur la capacité à s’opposer à une évidente certitude, il conviendra tout d’abord de définir pleinement la vérité, ses critères normatifs etc. et voir si une résistance est seulement envisageable (1ère partie), si oui laquelle et sous quelle forme (2nd partie) or s’il apparaît possible de résister à la vérité il faudra alors revenir sur le statut de la vérité ou sur ce qui nous pousse à vouloir l’existence de vérités sûres et certaines, c’est-à-dire étudier cette volonté de vérité qui nous ferait dire spontanément qu’on ne peut pas résister à la vérité (3ème partie).
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