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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Obéir à un représentant de l'État républicain, après tout, est-ce autre chose que de s'obéir à soi-même, si dans l'exercice de la souveraineté, ce représentant n'est rien de plus que la forme incarnée de la loi que je me suis fixée à moi même tout en statuant sur la communauté ? INTRODUCTION ET PROBLEMATISATION De prime abord, l'expression « tu dois » se présente communément comme une injonction, un impératif moral orientant mon choix ou mon agir selon un idéal moral ou des valeurs morales à l'instar des parents disant « tu dois » à leur enfant. « Tu dis » se présente tel un impératif moral qui serait à même de structurer l'ensemble de mes actions. Or qui est à même de m'adresser une telle injonction? Quelle est l'origine et quel serait le pouvoir d'un tel impératif? S'interroger sur les fondements d'une telle adresse nous invite à discuter la nécessité ou la contingence du contenu moral de nos actions. Si une extériorité, une tierce personne, est à même de me dire « tu dois », cela n'impliquerait-il pas que notre sentiment moral n'est pas inné et qui plus est ne s'absente -t-il pas de nos actions? L'enjeu est de s'interroger ici sur la dimension morale accompagnant notre agir et nos choix. PROPOSITION DE PLAN I) « tu dois »:une injonction morale, fruit d'une acquisition et d'une éducation 1. Le sentiment moral n'est pas inné en l'homme, il fait l'objet d'une acquisition texte: Epicure, in Vie et Doctrines des philosophes célèbres "la justice naturelle répond à un besoin, elle tend à éviter que les hommes ne se nuisent mutuellement.
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nous-mêmes vie mort meilleur diversité liberté quoi l'interdire dire démocratie partir n'importe courage pouvons-nous dois j'ai autorisé l'état admettre société autorise pour opinions recevables morale autrui qu'au autrement autorisée régimes dois-je puisse nous légitimement qu'à faire dois" penser connaître réussi moment sans "tu possible
Les devoirs, entendus comme obligations, sont tout d'abord relatif à la situation de chacun. En effet, ils sont liés aux responsabilités qui nous échoient. De ce point de vue, est autorisé à me dire « tu dois » le supérieur hiérarchique. Mais ce tu dois est relatif, et ceci d'un double point de vue : relatif à ma fonction, tout d'abord. Or, ayant tous des fonctions différentes, les devoirs de l'un ne sont pas ceux de l'autre. De ce point de vue, ce peut être un devoir, et pas seulement une autorisation, de dire « tu dois » (on peut penser à l'éducateur). Mais, surtout, relatif à ma décision d'occuper cette fonction. Le « tu dois » est alors une obligation toute relative : « tu dois si...tu veux (garder ton poste, être payé etc.). De ce point de vue, je reste toujours la source de l'autorisation fondamentale de me dire « tu dois ». C'est donc toujours moi qui autorise qu'on me dise mes devoirs, liés à la fonction que j'occupe et que je souhaite conserver. Cependant, ce devoir conditionnel, qui peut renvoyer à la prudence, n'est pas un devoir moral ni civique. En effet, la loi morale s'impose à tous quelles que soient leurs conditions d'existence et leurs fonctions. De même, la loi politique s'impose au citoyen en tant que citoyen. Et nul ne peut, dans les faits, sortir de la cité, refuser sa dimension politique. Dès lors, s'il existe un devoir qui me dépasse entièrement, inconditionnel, qui ou quoi le fonde ? Et, dans la mesure où le devoir ne peut me contraindre, n'est pas toujours moi qui autorise ? Le problème est alors celui du statut du devoir : il doit en dernier ressort se fonder sur une subjectivité, s'il est un devoir et non un contrainte externe. Mais alors, comment peut-il s'imposer à tous ?
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