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Sujet : Suffit-il d'apprendre a bien parler pour bien penser ?

Définitions des termes :
  • bien : Ce qui est avantageux ou utile à une fin donnée. Ce qui possède une valeur morale, ce qui est juste, honnête, louable. Souverain Bien : norme suprême de l'ordre éthique, que l'homme poursuit en vue de lui-même, et non en vue d'obtenir un autre bien. En économie, toute chose qui possède une valeur d'échange et qui est susceptible d'appropriation (exemple : biens de consommation).
  • parler : Faire usage d'une langue. Exprimer sa pensée.
  • penser : Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience.

Extrait du corrigé : Le contexte élargi est donc le rapport entre langage et pensée, le rapport entre rhétorique qui est l'art de faire des beaux discours et la philosophie qui cherche entre autres à bien penser. Bien parler est-il une condition suffisante, une condition nécessaire et non suffisante, ou alors une condition contingente dont on pourrait se passer. Bien penser est-il réservé aux beaux parleurs, ou tout du moins à ceux qui s'expriment bien, qui maîtrisent le sens des mots ? Dans ce cas bien penser serait dépendant de la maîtrise d'une langue précise - n'est ce pas relativiser la faculté de penser ? Mais si penser comme le pense Platon est « un dialogue de l'âme avec elle-même » n'est-il pas nécessaire de bien parler pour bien penser ? On le voit la question est complexe : dans quelle mesure ne peut-on pas faire l'économie d'un bon usage du langage dans la perspective qui est celle de bien penser ?   Plan :   I. Dans quel mesure le « beau parleur » dans et par son soucis de persuader est-il contraint de ne pas bien penser ? II. Dans quelle mesure bien penser implique le bien parler, au sens de « parler vrai »?

	Suffit-il d'apprendre a bien parler pour bien penser 	?

Corrigé : 	Suffit-il d'apprendre a bien parler pour bien penser 	? Corrigé de 2643 mots (soit 4 pages) directement accessible

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Définitions

  • bien : Ce qui est avantageux ou utile à une fin donnée. Ce qui possède une valeur morale, ce qui est juste, honnête, louable. Souverain Bien : norme suprême de l'ordre éthique, que l'homme poursuit en vue de lui-même, et non en vue d'obtenir un autre bien. En économie, toute chose qui possède une valeur d'échange et qui est susceptible d'appropriation (exemple : biens de consommation).
  • parler : Faire usage d'une langue. Exprimer sa pensée.
  • penser : Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience.

Problématique

Ici il va s'agir de s'interroger sur la pertinence de l'assertion selon laquelle apprendre à parler est une condition suffisante pour bien penser. Nous le voyons cette question n'est pas neutre dès lors qu'y apparaît deux fois le terme « bien ». Le contexte élargi est donc le rapport entre langage et pensée, le rapport entre rhétorique qui est l'art de faire des beaux discours et la philosophie qui cherche entre autres à bien penser. Bien parler est-il une condition suffisante, une condition nécessaire et non suffisante, ou alors une condition contingente dont on pourrait se passer. Bien penser est-il réservé aux beaux parleurs, ou tout du moins à ceux qui s'expriment bien, qui maîtrisent le sens des mots ? Dans ce cas bien penser serait dépendant de la maîtrise d'une langue précise – n'est ce pas relativiser la faculté de penser ? Mais si penser comme le pense Platon est « un dialogue de l'âme avec elle-même » n'est-il pas nécessaire de bien parler pour bien penser ? On le voit la question est complexe : dans quelle mesure ne peut-on pas faire l'économie d'un bon usage du langage dans la perspective qui est celle de bien penser ?



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