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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : L'homme ne fait plus que les surveiller et les commander, il pourrait donc vivre sans effectuer un travail visant directement à répondre à ses besoins. II. VIVRE SANS TRAVAIL, C'EST SURVIVRE Rousseau, s'il met en lumière cet état bienheureux de l'homme premier paresseux, n'a également de cesse d'affirmer la perfectibilité humaine. Or, le travail modifie autant la Nature que celui qui l'effectue : il forme tant on esprit que son corps, exerce son intelligence. De plus, travailler, ce n'est pas uniquement modifier la matière, mais échanger avec ses semblables, que ce soit de façon langagière ou économique. Une vie sans travail se résumerait donc à celle de la bête qui ne peut penser un autre état que celui dans lequel elle se trouve, ce serait nier la fonction sociale du travail. Perdre son travail, ce n'est pas uniquement perdre son moyen de subsistance, mais perdre une partie de son identité, cesser de coopérer au fonctionnement de la société, et par là, perdre le sentiment d'appartenance au tout sociétal. Là se pose la question de la reconnaissance qu'inclut le travail : l'individu est en effet reconnu par son travail, au même titre que dans la Cité idéale de Platon il existait des individus nés pour être artisans, d'autre dirigeants. Si de nos jours le mythe ne survit pas, subsiste ce besoin de reconnaissance de ses compétences et d'appartenance à un tout. Vivre sans travail, c'est vivre dénué de la reconnaissance de ses talents.
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