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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- preuve : Tout ce qui peut être invoqué à l'appui d'une affirmation: une démonstration, un fait, une vérification, un témoignage, etc. Souvent synonyme de démonstration.
- préjugé : Littéralement, qui est "jugé avant". Se dit des croyances, des opinions préconçues qui empêchent d'avoir une vision rationnelle et objective des choses. Le préjugé à proprement parler est un jugement d'avant le jugement vrai. S'intéresser au pré-jugé, c'est donc par conséquent s'intéresser à la notion de jugement dès lors que le préjugé est une forme de jugement. Le jugement en tant que faculté de juger est d'abord une puissange qui permet de distinguer le vrai et le faux qui s'exerce bien ou mal selon l'usage qu'on en fait. Un préjugé c'est donc une idée reçue, une opinion qu'on croit fondée, réfléchie mais qui ne l'est pas. Le préjugé sous-tend souvent une coloration négative. Ainsi l'on dira, « il est bourré de préjugés. » Cependant, il semble nécessaire pour vivre de s'appuyer au moins un temps sur les préjugés. Pensons ainsi à l'enfant qui ne peut faire l'économie de préjugés dès lors que la faculté de juger est en cours de formation. On jugerait ainsi nécessairement à partir de préjugés. La question de la lutte des préjugés apparaît comme nécessaire dès lors qu'elle serait constitutive du jugement.
Extrait du corrigé : Entre la preuve et le préjugé, on retrouverait donc l'opposition classique entre la raison qui nous oriente vers l'universel, et la passion qui nous ramène à notre univers privé. Au contraire, lorsque l'on a le goût de la vérité, on ne tient pas à ses idées ; on est prêt à les abandonner dès que le doute vient les entamer. C'est pourquoi le préjugé apparaît plus sincère, plus « authentique ». Avouons-le, il y a une force de séduction du préjugé que ne possédera jamais la preuve qui, par définition, reste beaucoup plus anonyme.II. Le préjugé simule la preuvePourtant il n'est pas toujours aisé de distinguer le jugement prouvé du préjugé.1. Le préjugé argumenteSi le préjugé puise ses forces aux sources obscures de notre inconscient, il n'en demeure pas moins que le préjugé ne peut s'actualiser comme tel que dans l'élément du discours : l'homme du préjugé palabre, argumente et « raisonne », comme s'il n'avait de cesse de s'assurer auprès des autres de la vérité de ce qu'il avance. Au fond de l'attitude raciste, il peut y avoir de l'angoisse, une peur incontrôlée de l'autre, ou tout simplement de la haine à l'égard de ce qui est différent. Mais il ne s'agit là que de simples réactions « viscérales », « à fleur de peau », qui n'appartiennent pas encore au domaine des idées ou même des opinions.
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Le corrigé du sujet "Que vaut une preuve contre un préjugé ?" a obtenu la note de : aucune note
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