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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- désir : Ensemble des phénomènes organiques et psychologiques qui me poussent à posséder un objet en vue d'en tirer plaisir. Cet objet peut être matériel ou non.
- essence : Ce qui fait qu'une chose est ce qu'elle est, sa nature. L'essence est pensée comme éternelle ou au contraire comme en devenir. Du latin esse, « être ». L'essence d'une chose, c'est sa nature, ce qui définit son être. Une qualité essentielle s'oppose alors à une qualité accidentelle, c'est-à-dire non constitutive de l'être de la chose.
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
Extrait du corrigé : C'est pourquoi les hommes, en croyant observer leur intérêt, désirent souvent comme utile ce qui leur est en fait nuisible. >>> Suite de ce corrigé: http://www.devoir-de-philosophie.com/passup-corriges-18947.html CITATIONS: « L'appétit n'est rien d'autre que l'essence même de l'homme. » Spinoza, Éthique, 1677 (posth.)L'appétit est l'un des affects primitifs de l'homme ; conçu comme désir d'autoconservation (effort de l'homme pour « persévérer dans son être »), il est constitutif de son essence. « Il n'y a qu'un seul principe moteur : la faculté désirante. » Aristote, De l'âme, Ive s. av.
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Le corrigé du sujet "Peut-on voir dans le désir l'essence de l'homme ?" a obtenu la note de : aucune note
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Bien définir les termes du sujet :
- « Le désir » : vulgairement, c'est avoir envie de quelque chose, en souhaiter sa possession pour avoir du plaisir. C'est ce que l'on ressent lorsqu'un besoin spontané s'est transformé en une tendance consciente orientée vers un but conçu ou imaginé. Le terme ici au singulier, laisse supposer que le désir est considéré comme une sorte d'entité avec des caractéristiques et des lois propres. Il s'agit du désir en général, de la possibilité de désirer qui est en nous, et non pas du désir de telle chose en particulier que tel individu aurait en lui.
- « Essence » : c'est ce qui fait qu'une chose est ce qu'elle est, c'est ce qui constitue la nature d'un être, sa particularité, ce qui la distingue de tous les autres.
- « L'homme » : le terme est très vague et n'invite pas à considérer l'être humain dans un domaine particulier comme celui de la politique (on aurait alors parlé de citoyen), mais plutôt de la manière la plus générale possible. Il s'agit de regrouper tous les individus conscients.
- « Soutenir » : c'est affirmer quelque chose sans fléchir.
Construction de la problématique :
Le sujet pose la question de l'essence de l'homme, tente de trouver quelles sont les caractéristiques qui le distinguent des autres vivants, et propose comme critère de distinction, le désir. Si on définit ce dernier comme étant strictement un besoin spontané et une tendance vers quelque chose, alors il semble que nous le partagions avec les autres vivants. Attention, le sujet n'est pas un sujet sur le désir, mais sur l'essence de l'homme.
Se pose donc la question de savoir si l'essence de l'homme est le désir en tant que tel, ou si c'est plutôt le rapport spécifique qu'il entretient avec le désir. Autrement dit, comment l'homme se positionne par rapport au désir, et comment dévoile t-il ainsi son essence ?
LE « CONATUS » OU EFFORT DE L'ÊTRE.
Rien ne va au néant. Le nihilisme est absurde : « Nulle chose ne peut être détruite, sinon par une cause extérieure » (Éthique, III, P. 4).
L'essence d'une chose est une manifestation limitée de l'essence de la Cause de soi, qui est puissance infinie : « Tant que nous considérons seulement la chose elle-même, et non les causes extérieures, nous ne pouvons rien trouver en elle qui puisse la détruire » (ibid.).
De là découle la proposition 6, justement célèbre: « De par son être, chaque chose s'efforce de persévérer dans son être » L'être est désir d'être.
« Cet effort, rapporté à l'esprit seul, s'appelle volonté ; mais quand il se rapporte à la fois à l'esprit et au corps, il s'appelle tendance (appetitus) ; la tendance n'est donc rien d'autre que l'essence même de l'homme ; de cette essence découlent nécessairement les actes qui servent à sa conservation; et ainsi l'homme est déterminé à les faire. De plus, entre la tendance et le désir (cupiditas) il n'y a nulle différence, sinon que le désir se rapporte généralement aux hommes dans la mesure où ils sont conscients de leurs tendances et c'est pourquoi on peut donner la définition suivante : Le désir est la tendance accompagnée de la conscience de cette même tendance. Ainsi il est établi que nous faisons effort en vue de quelque chose, la voulons, tendons vers elle, la désirons, non pas parce que nous jugeons qu'elle est bonne : au contraire, nous jugeons qu'une chose est bonne parce que nous faisons effort pour l'avoir, la voulons, tendons vers elle et la désirons. » (Éthique, III, P. 9, Sc.). Ainsi le désir, reconnu par toute la philosophie comme le dynamisme immanent à la nature, exprime directement l'essence de l'être fini, ou puissance finie.
« L'appétit n'est rien d'autre que l'essence même de l'homme. » Spinoza, Éthique, 1677 (posth.)
L'appétit est l'un des affects primitifs de l'homme ; conçu comme désir d'autoconservation (effort de l'homme pour « persévérer dans son être »), il est constitutif de son essence.
« Il n'y a qu'un seul principe moteur : la faculté désirante. » Aristote, De l'âme, Ive s. av. J.-C.
« Il faut savoir qu'il y a dans chacun de nous deux principes qui nous gouvernent et nous dirigent [...] : l'un est le désir inné du plaisir, l'autre l'idée acquise qu'il faut rechercher le bien. » Platon, Phèdre, ive s. av. J.-C.
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