LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Ce corrigé vous sera utile pour ces autres sujets voisins
Définitions des termes :
- conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
- mort : Du latin mors, «mort». Cessation complète et définitive de la vie. Seul parmi les animaux, l'homme se sait mortel: cruelle certitude qui limite son horizon et l'oblige à composer avec sa propre disparition, comme avec celle des êtres auxquels il est attaché. Pour Platon, la mort est un «beau risque à courir». Dans le Phédon, Socrate définit la mort comme la séparation de l'âme et du corps; délivrée de sa prison charnelle, l'âme immortelle peut librement regagner le ciel des Idées, patrie du philosophe. Épicure tient la mort pour un non-événement, puisque jamais nous ne la rencontrons. Tant que nous sommes en vie, la mort n'est pas; et quand la mort est là, c'est nous qui ne sommes plus. Pour Heidegger au contraire, la vie humaine s'inscrit dans la finitude: «Dès qu'un humain vient à la vie, il est déjà assez vieux pour mourir».
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
Extrait du corrigé : Ce sont peut-être l'activité même de la conscience, sa tension vers ce qui fut et ce qui n'est pas encore, et son attention au présent, qui constituent le temps et rendent possible sa mesure. Exister dans le temps, ou plutôt être temps, c'est pour la conscience endurer la distension de la mémoire et de l'attente, et tâcher de la corriger par une attention au présent, qui apparaît ainsi comme la dimension privilégiée du temps. Le phénomène de la distension semble ainsi constituer l'essence du temps : la distension est précisément l'acte par lequel l'âme, non pas s'inscrit dans le temps, mais se fait temps, se « temporalise », pour ainsi dire. Acte précisément décrit par Plotin. Là est l'événement qui fait advenir le temps, par exemple lorsque la prise de conscience subite du vieillissement, et de l'imminence de la mort, arrache un homme à toutes les routines et l'oblige à s'appréhender lui-même comme pur existant, ou, selon le mot de Proust, comme un bloc friable de « temps vivant vécu ».Finitude de l'existence et expérience du tempsLa conscience de la mort est-elle le propre de l'homme ?S'il y a une spécificité de la manière proprement humaine d'exister, par opposition à la simple « vie » animale, elle tient peut-être à ce que nous autres hommes savons que nous allons mourir. Même s'il y avait quelque imprudence à dénier à l'animal tout pressentiment de sa fin, il semble en effet que la clarté et l'indubitabilité de cette certitude soient une propriété distinctive de l'homme. C'est bien pourquoi, du reste, les Grecs usaient généralement de l'expression « les mortels » pour désigner l'humanité, ainsi distinguée de ses dieux (les « immortels »), et des animaux : ces derniers, moins individués que les êtres humains, apparaissaient comme autant d'exemplaires interchangeables de telle ou telle espèce vivante, à jamais présente au sein de la nature. Cette conscience qu'a l'homme, non seulement de son individualité personnelle, mais, peut-être d'abord, de sa finitude, serait-elle à l'origine de la culture ?
Corrigé directement accessible
Le corrigé du sujet "La conscience de la mort est-elle le propre de l'homme ?" a obtenu la note de : aucune note
susciter peur conscience avoir perception tout certitude mourir rechercher pouvons d'autres toute chose progrès quelles moi-même comment permettant s'il l'on fait-on pas heureux impossible mort quoi sentiments réfléchir vivons dire idées l'homme mort signes ignore dehors indiscutables l'homme tout est-ce vérité propre prise dont nous démontrer réalité chez seulement impossible suis connait d'affirmer pour devoir fait mesures
15000 corrigés de disseration en philosophie