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Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- événement : Ce qui arrive ou survient de manière imprévisible, unique (l'événement ne peut se répéter) et déterminante (l'événement «fait date» : il modifie et oriente l'histoire). L'événement est identifié rétrospectivement par l'historien comme un fait historique ayant une répercussion et une incidence importantes sur les conditions de vie des hommes et sur le cours du devenir historique.
- avec : En compagnie de, en présence de.
- mot : 1. Élément du discours, signe d'une idée distincte. 2. Unité linguistique composée et fonctionnant de manière relativement autonome : « Segment de la chaîne parlée ou du texte écrit tel qu'on le puisse séparer de son contexte en le prononçant isolément ou en le séparant par un blanc des autres éléments du texte et lui attribuer une signification et une fonction spécifique » (MARTINET). 3. Au pluriel, souvent synonyme de paroles.
Extrait du corrigé : La pensée n'est-elle pas plutôt indissociable du langage qui l'exprime ? C'est ce que semble accorder une longue tradition philosophique, allant de Platon, qui définit la pensée un « dialogue intérieur que l'âme entretient, en silence, avec elle-même » (Le Sophiste, 263 e), à Husserl qui préfère y voir un monologue ayant pour théâtre, là encore, « la vie solitaire de l'âme » (Première Recherche logique, § 8). De fait, comment une pensée informulée pourrait-elle ne pas être informe? Les signes nous sont indispensables, souligne Leibniz, non seulement pour communiquer nos pensées à autrui, mais d'abord pour servir, dans le cours de nos propres réflexions, de représentants des choses auxquels nous pensons. Le caractère discursif de toute pensée, même la plus abstraite, est en tout cas fortement souligné par Hegel : « c'est dans le nom que nous pensons », affirme-t-il au § 462 de son Encyclopédie des sciences philosophiques (1827). Nos pensées n'auraient ainsi de forme, et pour tout dire d'existence véritable, que dans les mots.Est-ce à dire que la fonction première du langage pourrait être de sous-tendre le monologue intérieur de la conscience ? A moins qu'il ne faille en réalité renoncer à concevoir la conscience comme une sphère d'intériorité, et la pensée comme une activité « mentale » à caractère privé. Ce qu'on appelle un peu vaguement « pensée », affirme ainsi Wittgenstein, consiste exclusivement en une manipulation réglée de signes. La pensée n'est qu'un travail avec et sur la langue, une manière d' user d'une langue, bref un « jeu de langage ».
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Le corrigé du sujet "Peut-on produire des événements avec les mots ?" a obtenu la note de : aucune note
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