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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- développement : Extension, progrès, croissance.
- technique : Du grec "tecknè", "art, métier". Procédés de travail ou de production qui supposent un savoir-faire. La technique désigne aussi les applications de la science proprement dite.
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- facteur : 1) En mathématique, terme d'un produit. 2) Élément entrant dans la composition ou la détermination d'un phénomène.
- esclavage : Sens 1 Etat, condition d'esclave. Sens 2 Asservissement, position de soumission.
Extrait du corrigé : Aussi le développement technique ne peut-il être un facteur d'esclavage quand l'homme prend suffisamment soin de son âme pour s'interroger sur les orientations qui feront de lui la promotion de notre liberté et non son sacrifice.«C'est la fascination, la mythification de la technoscience qui viennent apporter ce supplément si dangereux [...] - mais cependant conjurable -, qui viennent transformer la science en scientisme, la technique en technicisme et court-circuiter le jeu qui [...] doit subsister entre les diverses phases de la rationalité au bénéfice du possible [...]. Mais cette fascination doit-elle nous empêcher de faire la différence entre la neutralité de l'étude purement technique et le cynisme d'une volonté de puissance qui se délecte de perspectives apocalyptiques?» Ce propos de D. Janicaud qui reprend la thèse de Bergson sur l'indifférentisme du développement technique passe à côté de l'essentiel. Si leshommes n'étaient pas si avides, se consacreraient-ils tout entiers, comme ils le font, à accroître leur pouvoir sur le monde? S'ils étaient bons, attendraient-ils tant de lui?
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Le corrigé du sujet "Le développement technique peut-il être un facteur d'esclavage ?" a obtenu la note de : 









5.8 / 10
techniques d'esclavage moralisation d'une pas suis-je être civilisation travail facteur limites développement valeur réponse mesure-t-on son exacte dévoilement technique réglementer légitime conscience question l'art soi-même mort vérité "qui illusions penser
Cette question prend le contre-pied de ce que l’on pense habituellement du progrès technique, en général, on imagine que ce même progrès tend à réduire les possibilités d’esclavage car la technique seule pourrait réduire la charge de travail. Or c’est la pénibilité et non l’esclavage qui serait réduite. L’esclavage serait bien plutôt la réduction de l’homme à une chose, à un simple adjuvant, et dans le cadre du développement technique, ce serait l’homme qui serait le véritable esclave de la machine et non l’inverse. Il serait asservi justement à ce développement, et ne pourrait s’en défaire.
Il est paradoxal que l'homme se soit mis à juger aliénant le tour pris par le développement technique à l'heure de son apogée, au XXe siècle. En effet le perfectionnement des moyens par lesquels l'homme conjure les maux naturels comme la faim, la maladie et la mort; s'approprie l'espace et maîtrise le temps ; exerce, enfin, sa transcendance de sujet sur la nature, en créant un monde seul à même de satisfaire ses désirs..., un tel perfectionnement ne peut être facteur d'esclavage : il consacre, tout au contraire, la libération de l'homme et le rend plus humain puisqu'il lui permet d'opérer plus efficacement et donc plus pleinement en homme. En effet, si l'homme ne se réduit pas à ce rôle de technicien, ce rôle lui est essentiel et ses progrès dans ce domaine conditionnent les autres. Voilà ce que la raison comprend de la logique du développement technique.
Ce qu'elle constate, en revanche, c'est que cette dynamique libératrice s'est non seulement accompagnée de maux nouveaux mais s'est commuée en servitude. Non seulement les retombées de la technique ont saccagé le paysage, détruit des espèces, pollué l'atmosphère, mais elles ont affecté l'homme lui-même dans son corps et dans son âme en induisant une vie et une philosophie de la vie que les tristes formules «métro, boulot, dodo, loto» et «on n'arrête pas le progrès» résument assez bien. Le caractère mécanique et fatal de l'existence que dénoncent ces slogans évoque bien celle de l'esclave. Qu'est-ce que l'esclavage, en effet, sinon l'état de celui qui, rendu étranger à lui-même, est démis du soin de diriger sa vie pour devenir l'instrument de puissances supérieures, hommes, choses ou système? Si le développement technique n'engendre pas que des méfaits, s'ils ne sont pas tous sensibles et que d'aucuns s'en accommodent fort bien compte tenu des avantages qu'ils procurent, il reste insensé que ce dont la fonction est de libérer l'homme puisse l'asservir.
Comment la technique peut-elle échapper à celui qui en est l'auteur, telle une Galatée révoltée des mains de Pygmalion? Comment l'homme peut-il subir à ses dépens une puissance qu'il a suscitée pour son bien? Comment, enfin, ce qui n'est qu'un moyen peut-il s'arroger le statut de fin et mettre l'homme à sa merci ?
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