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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.
- engager : Promettre.
- preuve : Tout ce qui peut être invoqué à l'appui d'une affirmation: une démonstration, un fait, une vérification, un témoignage, etc. Souvent synonyme de démonstration.
- prudence : Sagesse pratique, à l'origine des autres vertus chez Epicure. Elle permet de gérer harmonieusement les désirs. Pour petre heureux, il faut parfois renoncer à certains plaisirs, comme parfois accepter certaines douleurs.
Extrait du corrigé : De plus la prudence concerne le particulier et non l'universel. Ainsi en tant que vertu de l'intellect pratique, la prudence couronne l'édifice de la philosophie pratique et est donc nécessairement liée à la liberté. L'homme prudent est un homme libre dans la mesure où il n'est pas soumis au vice. La règle qui doit définir la vertu éthique est donc déterminée par rapport à cette prudence. c) On peut définir effectivement définir la prudence comme la disposition pratique accompagnée de règle vraie concernant ce qui est bon ou mauvais pour l'homme comme cela apparaît dans l'Ethique à Nicomaque d'Aristote. Ainsi, alors que la vertu morale est une disposition pratique concernant le choix, la prudence est une disposition pratique concernant la règle du choix. Il s'agit ici, non plus de la rectitude de l'action mais de la justice du critère. Elle n'est cependant pas sagesse car elle porte sur le bien et le mal pour l'homme. Le prudent n'est pas le pur empirique, qui vit au jour le jour, sans principe et sans perspective, mais il est l'homme des vues d'ensemble. Et en ce sens, l'homme prudent est un homme qui vit dans l'action, au cœur de la cité.
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Le corrigé du sujet "Être libre, est-ce s'engager ou faire preuve de prudence ?" a obtenu la note de : aucune note
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La formulation même du sujet nous invite à une alternative dont l’objet et l’enjeu est la définition de la liberté, c’est-à-dire soit comme engagement soit comme agissement prudent. L’alternative du sujet « Etre libre est-ce s’engager ou faire preuve de prudence ? » suppose une opposition entre ces deux possibilités, donc une exclusion conceptuelle, une contraction ou un paradoxe à tenir ces deux critères comme vrais ensemble. En effet, le problème est de trouver laquelle de ces deux propositions correspond à l’essence de la liberté. C’est donc vers une approche définitionnelle qu’il faut orienter notre démarche, donc chercher aussi un critère permettant de les comparer et de les juger. Il semble que nous soyons face un paradoxe car si l’on peut penser définir une personne libre comme faisant preuve de prudence, c’est-à-dire choisissant de manière posée et réfléchie, rationnellement, n’étant donc pas soumis à la puissance de ses passions, il n’en reste pas moins qu’à trop faire preuve de prudence, le moment de l’agir ou plus simplement de l’action est toujours repoussé en vue de choisir au mieux ; le risque est donc une paralysie de l’action. Etre libre présuppose alors un engagement dans l’action plein et complet. Mais alors un autre écueil guette qui est justement le pendant inverse de la prudence. En effet, s’engager sans faire preuve de prudence c’est risquer d’avoir l’illusion d’être libre tout en étant soumis à une puissance non-volontaire. Or il semble contradictoire à première vue de faire tenir ensemble ces deux éléments pour définir la liberté ce qui explique l’alternative proposée par le sujet.
Ainsi si dans les deux premiers moments de notre réflexion (1ère & 2nd parties) nous étudierons à tour de rôle chacune des alternatives, sans doute serons-nous amenés à les considérer toutes deux comme insuffisante. Peut-être nous faudra-t-il envisager un moyen de dépasser cette alternative soit en montrant que les deux critères sont insuffisants et ne peuvent pas être conciliés ce qui nous demanderait alors de produire une définition à nouveaux frais de la liberté, soit en trouvant le moyen de dépasser dialectiquement l’alternative (3ème partie).
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