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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- artiste : Créateur d'oeuvres d'art.
- tout : La totalité sans exception.
Extrait du corrigé : On peut donc, en gardant à l'esprit les réserves ci-dessus, tenter quelques rapprochements et distinctions : on pourrait dire de l'art qu'il est le plus souvent une technique ou un savoir-faire. Il peut de ce fait être rapproché de l'artisanat. La pièce produite par un artisan peut elle-même acquérir le statut d'oeuvre d'art, bien qu'elle soit prioritairement destinée à être utilisée. L'art n'est cependant pas toujours une technique : en témoigne certaines oeuvres contemporaines qui ne réclament aucune maîtrise (l'urinoir de Duchamp est un produit industriel !). L'expression « monde de l'art » souligne aussi le fait que l'art est largement institutionnalisé aujourd'hui : il est lié à des processus commerciaux (échanges entre musées, expositions, performances, etc.), ce qui interdit de parler d'une absolue gratuité de l'art. L'art n'a pas toujours pour but de viser le beau, comme en témoignent des oeuvres comme les Papes franchement morbides de Francis Bacon : art et beauté ne se confondent donc pas. L'oeuvre d'art n'est pas nécessairement perceptuelle : une performance, un geste, peut être artistique. L'art contemporain manifeste largement cette tendance à la dématérialisation de l'art, au glissement du perceptuel vers le conceptuel. Demander si tout est permis à l'artiste, c'est poser la question des règles : y a-t-il des règles de l'art ou bien l'artiste peut-il faire n'importe quoi ?
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Le corrigé du sujet "À l'artiste, tout est-il permis ?" a obtenu la note de : aucune note
est-ce dévoilement suis-je question permis conscience l'artiste vérité liberté d'une obéir limites tout mort penser "qui illusions l'art réponse renoncer exacte
Avant de chercher à proposer une réflexion sur cette question, nous devons d’abord prendre garde à sa considérable extension. En effet, si nous nous demandons si « à l’artiste tout est permis ? » ce « tout » englobe une extrême pluralité de questions : parlons-nous de permissions uniquement dans le domaine artistique ? Ou bien dans le domaine de l’action dans le monde, ce qui nous inviterait à questionner la singularité du personnage social qu’est l’artiste, à nous demander s’il détient des permissions d’actions et de pensées inconnues aux autres hommes ? Nous prendrons le parti de limiter notre réflexion à ce qui fait la spécificité de l’être sur lequel nous avons à réfléchir, c'est-à-dire, nous nous bornerons à explorer les permissions qu’il détient dans la pratique de son art.
Le concept de permission désigne une autorisation donnée par une autorité, officielle ou morale, d’agir d’une certaine manière et de poursuivre certains buts. A première vue, notre concept contemporain d’artiste semble entièrement étranger à cette dimension d’autorisation, dans la mesure où l’artiste incarne généralement à nos yeux le détenteur d’une liberté radicale qui ne reconnaît pour seule autorité que la sienne. Néanmoins, cette conception n’est-elle pas historiquement datée, et des règles de l’art n’ont-elles pas été édictées pour légiférer sur le permis et l’interdit en art ? Nous nous demanderons donc si la liberté de l’artiste est irréductible à toute permission et toute interdiction, ou si, en dépit de cet affranchissement prétendu relativement à l’autorité officielle et morale, il ne demeure pas des règles définissant un domaine limité de permissions artistiques ?
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