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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- méfier : Ne pas se fier. Ne pas accorder sa confiance.
- apparence : Au sens vulgaire, l'apparence s'oppose au réel car elle n'est qu'un aspect trompeur de la réalité. Mais, en métaphysique, le mot apparence peut aussi désigner ce qui, dans la représentation, est donné au sujet qui perçoit, conçoit les choses.
Extrait du corrigé : Pourquoi un tel ancrage, sinon parce qu'il y aurait un réel désir de se fier aux apparences? Certes l'apparence correspond bien à ce que notre sensibilité sent des choses, c'est-à-dire à leur surface (ce que Platon appelle image ou reflet), ou encore à leur extériorité (tout ce que les sens peuvent saisir). Mais l'apparence est aussi ce que moi subjectivement et relativement à ma propre sensibilité, je désire sentir. Ainsi la sensibilité ne serait pas pure réceptivité - auquel cas il y aurait une universalité de la sensibilité - elle est bien aussi active et donc productrice de ses propres sensations.La confiance ici accordée aux apparences prend le sens d'une véritable foi que j'accorde à ce qui au fond satisfait un désir. Cela ne signifie pas forcément que je vais déformer les choses qui m'apparaissent et donc transformer leur apparence. Cela signifie qu'il sera toujours possible de croire à certaines apparences qui me plaisent et auxquelles j'accorderai ma confiance. Ainsi je croirais plus volontiersà une apparence belle et agréable parce qu'elle me séduit ou me rassure. Par exemple une femme belle semble pleine de qualités dès lors qu'on l'aime : ici je me fie aux apparences parce que mes désirs sont en jeu, sollicités vivement. Au contraire, sur des apparences qui m'indiffèrent, je pourrais rester distant et méfiant.
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Le corrigé du sujet "Faut-il se méfier des apparences ?" a obtenu la note de : aucune note
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-L'apparence désigne ce par quoi une chose apparaît ; elle est donc liée à la chose même dont elle constitue la manifestation.
-Or, nous pouvons avoir deux conceptions générales de l'apparence : d'une part, l'apparence peut constituer une sorte de reflet qui manifeste un objet qui lui est par nature distinct ; mais d'autre part, l'apparence peut aussi être considéré comme étant par essence constitutif de cet objet même, en tant que l'objet ne serait rien d'autre que son apparence même.
-D'où une attitude ambivalente face aux apparences : doit-on avoir une certaine retenue face aux apparences, comme si elles constituaient le lieu des illusions ? ou bien doit-on, au contraire, en avoir une confiance aveugle, au sens où elles seules constitueraient le socle réel à partir duquel le monde pourrait être perçu dans sa réalité propre ? Quelles sont les diverses attitudes à adopter face aux apparences, selon les conceptions particulières que l'on peut se forger de celles-ci ?
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