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Sujet : La religion est-elle fondée sur la peur de la mort ?

Définitions des termes :
  • religion : Étymologie discutée. Cicéron fait dériver le mot du latin relegere qui s'oppose à neglegere comme le soin et le respect s'opposent à la négligence et à l'indifférence. D'autres font dériver le mot de religare: La religion est avant tout le lien qui rattache l'homme à la divinité : «La religion consiste dans un sentiment absolu de notre dépendance.» (Schleiermacher). La religion c'est le sentiment que l'homme ne s'est pas donné lui-même l'existence, qu'il dépend d'un Être qui le dépasse infiniment. Sociologiquement, les religions sont les divers cultes organisés (avec leurs dogmes et leurs rites) pour rendre hommage à Dieu.
  • peur : Sentiment de crainte éprouvé en présence ou à la pensée d'un danger, réel ou supposé, d'une menace (souvent dans avoir, faire peur) ; cette émotion éprouvée dans certaines situations : Trembler de peur. Appréhension, crainte devant un danger, qui pousse à fuir ou à éviter cette situation : La peur du ridicule. Crainte que quelque chose, considéré comme dangereux, pénible ou regrettable, se produise (surtout dans avoir peur) : Les médecins ont peur qu'il s'agisse d'une pneumonie.
  • mort : Du latin mors, «mort». Cessation complète et définitive de la vie. Seul parmi les animaux, l'homme se sait mortel: cruelle certitude qui limite son horizon et l'oblige à composer avec sa propre disparition, comme avec celle des êtres auxquels il est attaché. Pour Platon, la mort est un «beau risque à courir». Dans le Phédon, Socrate définit la mort comme la séparation de l'âme et du corps; délivrée de sa prison charnelle, l'âme immortelle peut librement regagner le ciel des Idées, patrie du philosophe. Épicure tient la mort pour un non-événement, puisque jamais nous ne la rencontrons. Tant que nous sommes en vie, la mort n'est pas; et quand la mort est là, c'est nous qui ne sommes plus. Pour Heidegger au contraire, la vie humaine s'inscrit dans la finitude: «Dès qu'un humain vient à la vie, il est déjà assez vieux pour mourir».

Extrait du corrigé : Dans ce pari, Pascal met son talent mathématique au service de la foi et vise à convertir les libres penseurs. La raison ne peut prouver l'existence de Dieu, car il y a une distance infinie entre un Dieu infini et Sa créature finie.2. Disproportion de la mise et du gainLa raison peut nous incliner à choisir raisonnablement de vivre avec Dieu, même si on ne peut rationnellement prouver Son existence. « Si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. » Parier pour Dieu, c'est se soumettre à l'Église, renoncer aux plaisirs vains et gagner le paradis. La mise (les plaisirs vains) est dérisoire, comparée au gain possible. Cependant, s'il est sûr que l'on mise, il est incertain que l'on gagne. Pascal répond que le pari s'impose. Nous ne pouvons le refuser : dans tous les cas, je risque soit mes plaisirs terrestres, soit le salut ; je parie le fini contre l'infini.

La religion est-elle fondée sur la peur de la mort ?

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Définitions

  • religion : Étymologie discutée. Cicéron fait dériver le mot du latin relegere qui s'oppose à neglegere comme le soin et le respect s'opposent à la négligence et à l'indifférence. D'autres font dériver le mot de religare: La religion est avant tout le lien qui rattache l'homme à la divinité : «La religion consiste dans un sentiment absolu de notre dépendance.» (Schleiermacher). La religion c'est le sentiment que l'homme ne s'est pas donné lui-même l'existence, qu'il dépend d'un Être qui le dépasse infiniment. Sociologiquement, les religions sont les divers cultes organisés (avec leurs dogmes et leurs rites) pour rendre hommage à Dieu.
  • peur : Sentiment de crainte éprouvé en présence ou à la pensée d'un danger, réel ou supposé, d'une menace (souvent dans avoir, faire peur) ; cette émotion éprouvée dans certaines situations : Trembler de peur. Appréhension, crainte devant un danger, qui pousse à fuir ou à éviter cette situation : La peur du ridicule. Crainte que quelque chose, considéré comme dangereux, pénible ou regrettable, se produise (surtout dans avoir peur) : Les médecins ont peur qu'il s'agisse d'une pneumonie.
  • mort : Du latin mors, «mort». Cessation complète et définitive de la vie. Seul parmi les animaux, l'homme se sait mortel: cruelle certitude qui limite son horizon et l'oblige à composer avec sa propre disparition, comme avec celle des êtres auxquels il est attaché. Pour Platon, la mort est un «beau risque à courir». Dans le Phédon, Socrate définit la mort comme la séparation de l'âme et du corps; délivrée de sa prison charnelle, l'âme immortelle peut librement regagner le ciel des Idées, patrie du philosophe. Épicure tient la mort pour un non-événement, puisque jamais nous ne la rencontrons. Tant que nous sommes en vie, la mort n'est pas; et quand la mort est là, c'est nous qui ne sommes plus. Pour Heidegger au contraire, la vie humaine s'inscrit dans la finitude: «Dès qu'un humain vient à la vie, il est déjà assez vieux pour mourir».

Problématique

Le terme religion vient du latin religare qui signifie "relier". Il désigne donc la mise en relation entre les hommes et un être transcendant, séparé du reste du monde et tout-puissant. Il existe deux versants du phénomène religieux : un aspect subjectif qui est le sentiment religieux et un aspect objectif à savoir les cérémonies, rites,... L'attitude religieuse par excellence est la foi et celle-ci est foi en ce qui n'est pas démontrable, mais exige un degré de confiance au moins égal à celui produit par la démonstration.  Il s'agit ici de se demander quels éléments président à l'établissement de cette foi... Beaucoup de religions contiennent dans leur livre sacré une mention à un au-delà, à la possibilité d'une nouvelle vie une fois celle-ci finie. Et il est vrai que l'une des peurs fondamentales de l'homme porte sur cet événement. La principale raison de croire serait alors juste une question de crainte? N'y-a-t-il pas d'autres aspects dans la religion? Le besoin de se rassurer sur sa propre mort est-il le seul besoin qui pousse l'homme à croire à un être transcendant?



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