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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- mort : Du latin mors, «mort». Cessation complète et définitive de la vie. Seul parmi les animaux, l'homme se sait mortel: cruelle certitude qui limite son horizon et l'oblige à composer avec sa propre disparition, comme avec celle des êtres auxquels il est attaché. Pour Platon, la mort est un «beau risque à courir». Dans le Phédon, Socrate définit la mort comme la séparation de l'âme et du corps; délivrée de sa prison charnelle, l'âme immortelle peut librement regagner le ciel des Idées, patrie du philosophe. Épicure tient la mort pour un non-événement, puisque jamais nous ne la rencontrons. Tant que nous sommes en vie, la mort n'est pas; et quand la mort est là, c'est nous qui ne sommes plus. Pour Heidegger au contraire, la vie humaine s'inscrit dans la finitude: «Dès qu'un humain vient à la vie, il est déjà assez vieux pour mourir».
Extrait du corrigé : Heidegger, Être et Temps, 1927. « [La] condition nécessaire à la possibilité même d'une évolution, c'est la mort. Non pas la mort venue du dehors, comme conséquence de quelque accident. Mais la mort imposée du dedans, comme une nécessité prescrite, dès l'oeuf, par le programme génétique même. » François Jacob, La Logique du vivant, 1970.La mort est en effet inscrite dans le programme génétique de toute cellule vivante. C'est elle qui rend la reproduction (et donc la perpétuation de l'espèce) possible. Sans la mort, il n'y aurait pas de vie. « La croyance à la nécessité interne de la mort n'est peut-être qu'une de ces nombreuses illusions que nous nous sommes créées pour nous rendre "supportable le fardeau de l'existence". » Freud, Essais de psychanalyse, 1923.
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Le corrigé du sujet "Peut-on triompher de la mort ?" a obtenu la note de : 









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« Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder en face » : cette maxime de La Rochefoucauld nous invite à considérer la mort comme un évènement que l’homme ne peut envisager sans un sentiment d’incompréhension qui confine à celui de l’absurde. En ce sens, nous pouvons nous demander s’il est possible de triompher de la mort, c'est-à-dire de l’emporter sur elle en annulant les effets de celle-ci sur les êtres vivants. Ces effets peuvent être de deux sortes : d’une part, les effets qui affectent l’organisation physique de l’être vivant ; de l’autre, ses représentations morales. En effet, la mort inspire effroi, crainte et inquiétude chez l’être qui peut s’en former une idée (l’homme) alors que tous les autres cherchent instinctivement à se conserver, se perpétuer dans l’être (c’est ce que Spinoza nomme le « conatus », soit la volonté de préservation et de perpétuation de la vie chez tous les êtres organisés).
La mort peut être définie de deux manières : comme l’évènement qui met un terme à l’existence d’un être vivant, et l’état qui s’en suit pour lui. Mais également come l’ensemble des forces qui conspirent à l’anéantissement de la vie chez l’individu : ainsi entendue, la mort est moins l’évènement qui achève la vie, que l’effort du temps, de la dégradation, de la maladie et des circonstances extérieures contre lesquels la vie doit lutter pour se perpétuer.
Se demander si l’on peut triompher de la mort revient donc à poser la question de la capacité de l’homme à contrer les effets de la mort sur son organisation physique et ses représentations morales. Si nous pouvons dire dans un premier temps que l’homme est impuissant face aux effets de la mort sur son organisation physique, il n’en va pas de même en ce qui concerne les effets de celle-ci sur ses représentations morales : l’homme peut en effet n’être pas affecté par la crainte de la mort, soit en refusant de lui prêter la moindre attention, soit en faisant de l’idée de la mort le moteur d’une vie exigeante, dont les productions échappent à la loi du devenir.
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