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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- durée : Bergson oppose le temps spatialisé, quantitatif, cad le temps de l'horloge, divisible en mois, jours, minutes, etc., au temps vécu, qualitatif, que l'on saisit intérieurement comme formant un tout, une durée, un flux continu.
- mémoire : 1. Faculté de se souvenir ; ensemble des fonctions psychiques par lesquelles nous pouvons nous représenter le passé comme passé ; BERGSON distingue la mémoire-habitude qui naît de la répétition d'une action et s'inscrit dans le corps, de la mémoire-souvenir qui, coextensive à la conscience, en retient tous les états au fur et à mesure qu'ils se produisent. 2. Faculté gén. de conserver de l'information. 3. Au sens concret, désigne tout ce qui est capable de conserver de l'information, et, en part., les organes des ordinateurs ayant cette fonction.
Extrait du corrigé : Il s'agit de tenter une description directe de l'apparaître du temps qui mette à nu la constitution de la durée. « Comment se constituent le temps lui-même, la durée et la succession des objets ? » Telle est la question directrice de l'enquête husserlienne. Pour dégager ces phénomènes, Husserl propose de suspendre l'examen du « temps objectif », c'est-à-dire du temps mesuré par l'horloge, du temps cosmologique (temps de la nature) pour s'en tenir uniquement à la description du flux temporel originaire de la conscience, c'est-à-dire la manière dont le temps se constitue en apparaissant à la conscience. A l'aide du concept de rétention, Husserl va montrer que la succession temporelle n'est pas de l'ordre d'une juxtaposition linéaire d'instants, mais d'un flux unifié et continu. L'ÉNIGME DE LA SUCCESSION ET LA MÉMOIREUn tel flux mérite bien le nom de durée puisqu'il naît de l'interpénétration des trois moments du temps : le passé se prolonge dans le présent et le présent s'enfle déjà des possibles que lui ouvre l'avenir. Le philosophe français Bergson consacre à la durée de très profondes analyses en la définissant comme « la masse fluide de notre existence psychologique tout entière », c'est-à-dire la manière dont les états psychiques se succèdent en se fondant les uns dans les autres. Cette fusion, cette « zone mobile » de devenir forme le tissu même de la temporalité. Bergson va opposer ce temps originaire de la durée au temps mathématique, objectif, mesurable, temps recomposé par notre intelligence pour les besoins de son action. Pour Bergson, il est clair que « la durée vécue par notre conscience est une durée au rythme déterminé, bien différente du temps dont parle le physicien ».
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