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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- pourquoi : Pour quelle raison, quel motif: raison intellectuelle de parler ou d'agir OU pour quel mobile, force irrationnelle qui pousse à parler ou à agir.
- craindre : Avoir peur de quelqu'un ou de quelque chose.
- mort : Du latin mors, «mort». Cessation complète et définitive de la vie. Seul parmi les animaux, l'homme se sait mortel: cruelle certitude qui limite son horizon et l'oblige à composer avec sa propre disparition, comme avec celle des êtres auxquels il est attaché. Pour Platon, la mort est un «beau risque à courir». Dans le Phédon, Socrate définit la mort comme la séparation de l'âme et du corps; délivrée de sa prison charnelle, l'âme immortelle peut librement regagner le ciel des Idées, patrie du philosophe. Épicure tient la mort pour un non-événement, puisque jamais nous ne la rencontrons. Tant que nous sommes en vie, la mort n'est pas; et quand la mort est là, c'est nous qui ne sommes plus. Pour Heidegger au contraire, la vie humaine s'inscrit dans la finitude: «Dès qu'un humain vient à la vie, il est déjà assez vieux pour mourir».
Extrait du corrigé : apr. J.-C. « Ne méprise pas la mort, mais fais-lui bon accueil, comme étant une des choses voulues par la nature. » Marc-Aurèle, Pensées pour moi-même, IIe s. apr. J.-C. « Dès qu'un humain vient à la vie, il est déjà assez vieux pour mourir. » Heidegger, Être et Temps, 1927.
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Le corrigé du sujet "Pourquoi craindre la mort ?" a obtenu la note de : aucune note
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La question « pourquoi » peut s’entendre de deux manières : lorsque je demande « pourquoi », je demande quelle est la cause de quelque chose, qu’elle est la raison du fait qu’elle se soit produit. Mais je peux interroger également le but de cette chose, sa fin, l’objet vers quoi elle tend : je demande par exemple « Pourquoi as-tu fait ça ? » lorsque je désire connaître non ce qui a poussé mon interlocuteur à agir, mais ce qu’il a voulu obtenir. Il ya donc un « pourquoi » causal et un « pourquoi » final.
La peur de la mort paraît à ce point puissante que nulle activité chez l’homme ne semble à même de la faire disparaître. Nous nous demanderons donc pourquoi nous craignons la mort dans les deux sens de cette interrogation (causal et final) avant de nous interroger sur la possibilité d’une lutte contre cette crainte de la mort. En effet, n’y a-t-il pas lieu de se demander pourquoi craindre la mort, alors que l’un des rôles attribués à la philosophie est précisément de libérer de cette crainte en en dénonçant la vacuité, et alors que l’art peut incarner un moyen adéquat pour cesser de craindre la mort ?
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