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Définitions des termes :
- vie : Du latin vita, «vie», «existence». 1. Vie : en biologie, ensemble des phénomènes propres à tous les organismes (animaux et végétaux), parmi lesquels l'assimilation, la croissance et la reproduction. 2. Durée s'écoulant de la naissance à la mort. 3. Élan vital : chez Bergson, courant de vie qui se déploie à travers la matière en créant perpétuellement de nouvelles formes.
- art : 1) Au sens ancien, tout savoir-faire humain, toute pratique produisant un résultat non naturel (artificiel). 2) Au sens esthétique moderne, production ou création d'oeuvres destinées à plaire (beaux-arts), c'est-à-dire à susciter par leur aspect, une appréciation esthétique positive.
Extrait du corrigé : Les « arts populaires » ont été élaborées par des populations pauvres et soumises à des tâches pénibles (paysannerie classique). Les graffitis urbains sont produits par des « artistes » qui s'affirment soumis à des conditions de vie difficiles. B. L'art brutProduit par des malades mentaux ou des marginaux, en tout cas des personnes sans accès à la culture officielle, d'où son « authenticité » selon Jean Dubuffet. La vie pénible (mentalement, socialement) trouverait sa compensation dans l'invention artistique. C. L'illusion artistique nécessaire selon NietzscheD'un point de vue plus métaphysique, on pourrait admettre avec Nietzsche que la vie est en elle-même tragique : dans cette optique, l'art devient une illusion nécessaire, qui la rend supportable. II - Mais quand la vie est « belle », l'art est également présent A. La création ne suppose pas la misère ou le malheurL'idée selon laquelle l'artiste crée quand il est malheureux est tardive et idéologique (formée au XIX` siècle par la bourgeoisie). En fait, le malheur réel stérilise, et la création n'a lieu qu'en l'éloignant : lorsqu'il compose un poème sur la mort de sa fille, Hugo se heurte à des problèmes stylistiques, et diffère la douleur.
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Le corrigé du sujet "Si la vie était belle, y aurait-il de l'art ?" a obtenu la note de : aucune note
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Pour traiter ce sujet, vous devez d’abord remarquer qu’il comporte un présupposé, à savoir que la vie est n’est pas belle.
Pour comprendre cette affirmation, vous devez proposer une définition de la beauté.
La beauté est classiquement définie comme ce qui procure un plaisir sensible tout en étant irréductible à l’ordre du plaisir subjectif. Lorsque nous disons d’une fleur qu’elle est belle, nous n’énonçons pas à son sujet le même type de jugement que lorsque nous disons qu’elle sent bon. Le beau apparaît donc comme « ce qui plaît universellement sans concept » (Kant). En effet, le jugement esthétique revient à affirmer un plaisir subjectif dans une proposition qui s’universalise.
Or, ce type de jugement ne semble pas réservé au domaine de l’art, au contraire de ce que semble présupposer le sujet. Devant une œuvre de la nature, ou devant un événement particulier de notre existence, nous prononçons souvent un jugement de ce type.
La question qui revient à se demander si l’absence de beauté dans la vie est la cause de l’existence de l’art semble donc viciée.
Bien au contraire, on pourrait affirmer que l’art vise à imiter la beauté de la nature, à fixer la beauté que nous trouvons parfois dans l’existence.
Cependant, cette conception pose problème et nous permet de revenir sur la justesse de la question posée.
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