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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
Extrait du corrigé : On ne peut être conscient de soi sans l'intermédiaire du monde extérieur et d'autrui.III. La conscience de soi est mouvement. Elle est retour à soi-même à partir de l'être-autre. Elle est saisie de soi-même moyennant le détour par l'être-autre.Dans la conclusion, on fera un rapide bilan de la thèse et de sa contradictoire. On formulera ensuite de manière claire et explicite la solution au problème. CITATIONS: « Posséder le Je dans sa représentation : ce pouvoir élève l'homme infiniment au-dessus de tous les autres êtres vivants sur la terre. Par là, il est une personne. » Kant, Anthropologie du point de vue pragmatique, 1798.
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Le corrigé du sujet "Est-ce dans la solitude que l'on prend conscience de soi ? " a obtenu la note de : aucune note
conscience pour pas soi vertu solitude est-ce être j.-j. étranger devenir penser silence d'écouter prend heureux rentrer prendre par réponse exacte passions. discuter soi-même vérité rousseau suis-je d'une qu'il mort l'art lois opinion illusions "qui l'homme limites apprendre l'on travail dévoilement cette question voix suffit
L’interrogation « est-ce (…) que (…) » indique d’emblée que l’on s’interroge sur la condition dans laquelle on accomplit un acte, cette condition étant ici la solitude, et l’acte, le fait de prendre conscience de soi. Il va falloir évaluer le degré de pertinence de l’affirmation qui pose cette condition à l’accomplissement cet acte.
La solitude, d’abord, peut se définir comme un éloignement – provisoire ou radical et définitif – des autres. On pourrait aussi lui donner un sens plus fort, comme étant l’état de celui qui n’a jamais connu l’autre. Si l’on considère que la proposition du sujet est pertinente, il faudra donc travailler aussi sur le type de solitude qui donne accès à la prise de conscience de soi.
L’expression « prendre conscience de soi » pose davantage de problèmes. Le terme « prendre » montre qu’il est ici fait référence à un acte, à un mouvement, à une activité dynamique, et non pas à un état statique, à un contenu de pensée acquis une fois pour toutes. Avoir conscience de soi, c’est se sentir comme individu distinct, doté d’une identité propre et unique ; c’est peut-être aussi avoir une connaissance de cet individu.
Le sujet met en question le processus d’acquisition de cette conscience de soi en ce qui concerne ses conditions, en posant le problème de la prise de conscience qu’a l’individu de lui-même par opposition à la collectivité. Un état de solitude absolue semble difficilement concevable – il pourrait cependant servir de modèle théorique -, on peut travailler donc en premier lieu sur la question suivante : une solitude momentanée et relative peut-elle m’aider à prendre conscience de ce que je suis ou de qui je suis ? Cela demande que l’on s’interroge sur le rôle du rapport à autrui dans le processus de prise de conscience de soi – autrui est-il un obstacle, ou au contraire une référence, un miroir, un juge utile ? On pourra ensuite évaluer le degré ou le type de solitude nécessaires – la solitude permanente est-elle seule garante d’une prise de conscience de soi pertinente ? est-elle au contraire un état empêchant toute conscience de soi, ou rendant celle-ci fausse et illusoire ? est-elle un état qu’il faut adopter de manière passagère pour prendre conscience de soi ? Le présupposé contenu dans le sujet, et qui est que l’autre m’éloigne de moi-même, m’en divertit, est-il pertinent ?
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