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Sujet : Peut-on apprendre à juger de la beauté ?

Définitions des termes :
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • juger : Sens 1: Rendre un jugement, lorsqu'on a la qualité de juge ou d'arbitre. Synonyme statuer. Sens 2: Donner son opinion. Synonyme critiquer. Sens 3: Estimer. Synonyme estimer.
  • beau : 1. Norme permettant le jugement esthétique ; cf. valeur. 2. Sens concret : objet du jugement esthétique ; ce qui provoque une émotion esthétique par l'harmonie des formes, l'équilibre des proportions. 3. (Par ext.) Ce qui suscite une idée de noblesse, de supériorité morale (un beau geste). 4. Pour KANT, le jugement de goût ne détermine pas son objet en le pensant sous un concept universel, puisqu'il porte toujours sur un cas parti­culier ; c'est un jugement réfléchissant dont l'universalité réside dans l'accord des sujets ; c'est pourquoi le beau est défini comme « ce qui plaît universellement sans concept » ; « la beauté est la forme de la finalité d'un objet en tant qu'elle est perçue en lui sans représentation d'une fin. »

Extrait du corrigé : Parler autour ? Donner des éléments d'histoire ? Délivrer des métaphores de mon expérience ? CITATIONS: « La vraie voie de l'amour, [...] c'est de partir des beautés sensibles et de monter sans cesse vers cette beauté surnaturelle en passant comme par échelons d'un beau corps à deux, de deux à tous, puis des beaux corps aux belles actions, puis des belles actions aux belles sciences, pour aboutir des sciences à cette science qui n'est autre chose que la science de la beauté absolue. » Platon, Le Banquet, Ne s. av. J.-C. « Le goût est la faculté de juger d'un objet ou d'une représentation par une satisfaction dégagée de tout intérêt.

Peut-on apprendre à juger de la beauté ?

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Définitions

  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • juger : Sens 1: Rendre un jugement, lorsqu'on a la qualité de juge ou d'arbitre. Synonyme statuer. Sens 2: Donner son opinion. Synonyme critiquer. Sens 3: Estimer. Synonyme estimer.
  • beau : 1. Norme permettant le jugement esthétique ; cf. valeur. 2. Sens concret : objet du jugement esthétique ; ce qui provoque une émotion esthétique par l'harmonie des formes, l'équilibre des proportions. 3. (Par ext.) Ce qui suscite une idée de noblesse, de supériorité morale (un beau geste). 4. Pour KANT, le jugement de goût ne détermine pas son objet en le pensant sous un concept universel, puisqu'il porte toujours sur un cas parti­culier ; c'est un jugement réfléchissant dont l'universalité réside dans l'accord des sujets ; c'est pourquoi le beau est défini comme « ce qui plaît universellement sans concept » ; « la beauté est la forme de la finalité d'un objet en tant qu'elle est perçue en lui sans représentation d'une fin. »

Problématique

 

Analyse du sujet :

 

  • Le sujet prend la forme d’une question fermée, à laquelle il s’agira de répondre par « oui » ou « non » en conclusion, au terme d’une argumentation documentée.
  • La notion principale du sujet est le beau. Parler du beau pose plusieurs difficultés : premièrement, le sens du terme a évolué avec l’histoire de l’art et de la philosophie. Deuxièmement, la notion est dans son emploi actuel et courant quasiment vide de sens : le beau se réduit à ce qui me plait. « Les goûts et les couleurs ne se discutent pas ! » entend-on souvent. Est-ce bien légitime de reconduire ainsi entièrement le beau à la subjectivité, à un jugement de goût ?
  • Le fait est que nous jugeons du beau et que nos jugements peuvent se modifier. Notre sensibilité à ce qui est beau évolue. Mais y a-t-il justement une manière adéquate de juger le beau ? Y a-t-il quelque chose comme des critères de la beauté ? Si c’est le cas, il suffit, pour apprendre à juger le beau, d’abord d’apprendre les critères de celui-ci, ensuite de déterminer si ce dont il s’agit de dire si « c’est beau » ou non est conforme aux critères en question.
  • Dans quels champs la notion de beau nous invite t-elle à réfléchir ? Il serait réducteur de ne considérer que les œuvres d’art pour traiter la question du jugement du beau. Il y a en effet des œuvres qui sont reconnues artistiques mais qui demeurent foncièrement laides (penser aux papes décharnés de Francis Bacon). Mais surtout, il y a bien d’autres choses que des œuvres que nous jugeons belles : par exemple des visages, des paysages, telle ou telle fleur, etc.

 

 

Problématisation :

 

Pour qu’il soit possible d’apprendre à juger le beau, il faut déjà que le beau soit une affaire de jugement, ce qui n’a rien d’évident. Un jugement vrai, autant que possible, rend compte d’un état de chose. Le problème qui se pose est donc celui de savoir si la beauté est un état de chose, ou plutôt quelque chose qui relève de notre « état d’âme ».

I – La beauté est-elle un état de chose ?

 

Par ailleurs, que le beau soit objectif ou non, nous jugeons que telle ou telle chose est belle ou non : c’est là un fait. Autrement dit, notre jugement peut très bien ne pas être fondé, mais pourtant il est bien réel. Il y a donc quelque chose comme des critères subjectifs ou objectifs qui nous poussent à juger.

II – Comment jugeons-nous du beau ?



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