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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- beau : 1. Norme permettant le jugement esthétique ; cf. valeur. 2. Sens concret : objet du jugement esthétique ; ce qui provoque une émotion esthétique par l'harmonie des formes, l'équilibre des proportions. 3. (Par ext.) Ce qui suscite une idée de noblesse, de supériorité morale (un beau geste). 4. Pour KANT, le jugement de goût ne détermine pas son objet en le pensant sous un concept universel, puisqu'il porte toujours sur un cas particulier ; c'est un jugement réfléchissant dont l'universalité réside dans l'accord des sujets ; c'est pourquoi le beau est défini comme « ce qui plaît universellement sans concept » ; « la beauté est la forme de la finalité d'un objet en tant qu'elle est perçue en lui sans représentation d'une fin. »
- toujours : A tout moment, à toute époque ; éternellement, perpétuellement.
Extrait du corrigé : Le beau équilibré est l'aboutissant des recherches de « l'âge expérimental ». Or, à cette période de « l'âge expérimental », on constate des tâtonnements qui sont encore loin de la rectitude classique et qui souvent frisent le bizarre. C'est ainsi, comme le remarque H. FOCILLON, que, dans l'art musulman dont les combinaisons géométriques semblent cependant « engendrées par un raisonnement mathématique », « une sorte de fièvre presse et multiplie les figures; un étrange génie de complication enchevêtre, replie, décompose et recompose leur labyrinthe ». De même, dans la sculpture romane, « la forme abstraite sert de tige et de support à une image chimérique de la vie animale et de la vie humaine, où le monstre, toujours enchaîné à une définition architecturale et ornementale, renaît sans cesse sous des apparences inédites... Il se dédouble, s'enlace autour de lui-même, se dévore » (Ouv. cité, p. 12). Même dans l'art le plus classique, il y a, nous dit le même auteur, une sorte de « sorcellerie manuelle qui ne saurait se comparer à rien d'autre ». A plus forte raison, dans l'art baroque, les formes vivent pour elles-mêmes, « elles se répandent sans frein, elles prolifèrent comme un monstre végétal ».
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