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Sujet : Pouvons-nous tenir l'évidence intuitive pour un authentique critère de vérité ?

Définitions des termes :
  • Pouvons : Nous est-il possible ? et Est-il légitime ?
  • tenir : Considérer.
  • évidence : Du latin evidentia, clarté, visibilité. Sens ordinaire: ce qui va de soi. Sens philosophique: vérité qui s'impose à l'esprit sans qu'il soit nécessaire de la démontrer.
  • critère : Du grec kritêrion, ce qui sert à juger. C'est une norme qui permet de reconnaître les valeurs de bien ou de mal, de vrai ou de faux.
  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.

Extrait du corrigé : Or, il est bien des cas où nous voyons plus par suite de nos préjugés et de nos passions. Nous ne pouvons pas nous fier à notre sentiment spontané d'évidence dans les questions qui nous tiennent à coeur : l'évidente qu'a une mère de l'innocence de son fils accusé d'un crime n'a aucune valeur. Il est nécessaire d'un long effort pour parvenir au désintéressement indispensable pour bien juger et on n'est' jamais certain d'y être parvenu. Parfois aussi la réaction contre l'intérêt personnel va au-delà du but et nous rend trop sévère l pour nous.Dans d'autres cas, c'est la complexité de l'objet qui nous empêche de tout voir. Nous jugeons bien comme intelligence pure, mais d'après ce que notre esprit' embrasse , et d'après la manière dont les choses se présentent à lui. Il est des éléments du réel qui nous échappent, des points de vue auxquels nous n'avons pas songé. C'est l'observation d'un fait ignoré jusque-là qui, le plus souvent, renouvelle tout un chapitre de la physique. c) Le domaine de nos connaissances dans lequel il est possible d'aboutir à des évidences véritables est néanmoins étendu.Tout d'abord, nous pouvons avoir des évidences absolues ou métaphysiques en mathématiques ` les êtres mathématiques, en effet, étant purement abstraits, ne provoquent pas de passions; d'autre part, étant créés par l'esprit, nous savons ce qu'ils contiennent et ne risquons pas de laisser échapper d'élément essentiel.

Pouvons-nous tenir l'évidence intuitive pour un authentique critère de vérité ?

Corrigé : Pouvons-nous tenir l'évidence intuitive pour un authentique critère de vérité ? Corrigé de 1703 mots (soit 3 pages) directement accessible

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