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Définitions des termes :
- technique : Du grec "tecknè", "art, métier". Procédés de travail ou de production qui supposent un savoir-faire. La technique désigne aussi les applications de la science proprement dite.
- autorité : Pouvoir de s'imposer à autrui, de se faire obéir.
- politique : 1) comme adjectif, qui a rapport aux affaires publiques, à l'État. 2) Comme nom au féminin: science ou art de diriger les affaires publiques, de gouverner un État. 3) Comme nom masculin, personne qui gouverne.
Extrait du corrigé : L'origine de notre erreur ne réside-t-elle pas dans la mécompréhension de ce que signifie réellement l' « autorité politique », et par conséquent dans l'incapacité d'analyser ce qui pourrait être son fondement ? - Nous avons en effet confondu l'autorité politique avec l' « art de gouverner » ou la « science politique ». Or, la qualité du prince n'est pas de maîtriser une technique quelconque, mais réside dans quelque chose de bien plus difficile à déterminer, que Machiavel appelait virtù (Le Prince), c'est-à-dire une sorte de capacité instinctive à saisir le cours des événements et à affronter la fortuna (destin, hasard). Cette sorte de « ruse » ne s'apprend pas, contrairement à un savoir technique qui peut faire l'objet d'une pédagogie. - Affirmer que la compétence technique fonde l'autorité politique, c'est en fait se résigner à être gouverné par une technocratie médiocre ne possédant aucun projet politique digne de ce nom. Si les écoles et les concours permettent la constitution d'une classe de fonctionnaires loyaux et efficaces, l'autorité de ceux-ci n'est que de nature bureaucratique, et non pas réellement politique (cf. Max Weber, typologie du charisme dans Economie et société tome II, et Le Savant et la politique, La Découverte, 2003, pp.180-185). Nonobstant son caractère antidémocratique (critique de Bourdieu de la « reproduction des élites »), la bureaucratie doit elle-même être gouvernée par une autorité politique supérieure. Selon Weber, la qualité d'un « chef » politique réside plutôt dans son caractère passionné, c'est-à-dire dans le fait d'être animé par une « cause » qui anime ses actes politiques, tendant ceux-ci vers une fin déterminée (avoir une « vision d'avenir »).
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Le corrigé du sujet "Les compétences techniques peuvent-elles fonder l'autorité politique ?" a obtenu la note de : aucune note
"qui d'une question suis-je l'art renoncer dévoilement vérité fonder est-ce techniques penser politique compétences illusions mort l'autorité liberté exacte conscience obéir limites réponse
Platon s’interrogeait sur les compétences requises pour être un bon politique, s’attachant ainsi à déterminer ce qu’était, en propre, l’art politique. Ainsi, dès ses origines, la philosophie politique affirme que celui qui a les prétentions de diriger la cité doit d’abord posséder une techne spécifique. Mais de quelle nature doit-elle être ? Celle-ci serait-elle la même à toutes les époques ? Pour Machiavel, la qualité essentielle du prince n’est pas la possession d’une technique particulière, qui serait l’art de gouverner, mais plutôt de faire preuve de virtù, un mélange d’habileté, de ruse et de force. Mais ne doit-on pas considérer, avec Auguste Comte, qu’il s’agit là d’une définition dépassée de la politique ? L’ « âge du positivisme », marqué par l’avènement des sciences modernes et la toute-puissance de la technique, ne nous oblige-t-il pas à fonder l’autorité politique sur la compétence technique ?
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