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Sujet : Peut-on dire que la conscience règne mais ne gouverne pas ?

Définitions des termes :
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • dire : Affirmer, soutenir, tenir pour vrai.
  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.

Extrait du corrigé : L'existence propre de la conscience est cette capacité de se transcender, de se projeter vers autre chose, de porter un rapport au monde auquel, par-là même, elle est présente. Husserl tire deux autres conséquences de ce caractère majeur de la conscience. Si je perçois un cube, je déclare « Je vois un cube ». Or, en toute rigueur, je ne peux pas voir les six faces du cube à la fois. Cela signifie que ma conscience ne s'en tient jamais à ce qui lui est donné ici et maintenant. Je vois deux faces du cube, mais j'anticipe sur celles que je vais voir, ou je me remémore celles que j'ai vues. Autrement dit, une autre caractéristique de la conscience est d'établir des synthèses, de relier ce qui est perçu ici et maintenant avec ce qui l'a été ou ce qui le sera. Ce qui amène à dire que la conscience est temporelle, effectue ses synthèses dans le temps. Autrement dit, la citation signifie d'abord que la conscience est toujours le mouvement de se dépasser vers autre chose, de viser autre chose. Mais il faut aussi comprendre que si ce que je vise (les deux faces du cube) a une signification pour moi (je sais et comprends que j'ai affaire à un cube), c'est que ma conscience a la capacité de dépasser ce qui lui est simplement donné pour le lier à d'autres représentations passées ou futures.

Peut-on dire que la conscience règne mais ne gouverne pas ?

Corrigé : Peut-on dire que la conscience règne mais ne gouverne pas ? Corrigé de 4063 mots (soit 6 pages) directement accessible

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Définitions

  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • dire : Affirmer, soutenir, tenir pour vrai.
  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.

Problématique

[Peu importe qu’il s’agisse de Valéry qui ait énoncé cette idée (on ne demande pas à un élève de terminal de connaître un auteur qui n’est pas reconnu comme philosophe par les philosophes)]. Ce que l’on peut noter ici est que le rapport de la c a l’homme qui la détient (i.e. au psychisme, et peut-être au sujet) est pensé sur un mode politique : la c est à l’individu ce que la reine d’Angleterre est à son empire, elle a une fonction de représentation, mais en aucun cas, elle n’exerce le pouvoir exécutif. En elle semble résider tout le pouvoir – sa légitimité tout du moins [distinction essentielle sur laquelle peut s’articuler la réflexion : il est habile de l’évoquer presque incidemment dès l’intro]– mais elle n’a dans les faits aucun pouvoir : la décision appartient à une force sur laquelle elle n’a pas directement prise (dans l’analogie, le peuple qui élit ses représentants et qui lui délègue sa souveraineté). La réflexion va consister ici à tester la pertinence d’une telle analogie.



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