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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- morale : Ensemble des règles de conduite -concernant les actions permises ou défendues- tenues pour universellement et inconditionnellement valables.
- devoir : 1) Obligation morale, opposée à obligation juridique; le devoir est une obligation interne au sujet, l'obligation juridique une obligation externe (une contrainte). 2) Le problème sous-jacent consistant à trouver le fondement de cette obligation, Kant fera du devoir un absolu: "Le devoir est la nécessité d'accomplir l'action par pur respect pour la loi." 3) Un devoir: tout ce qui correspond à une obligation morale.
- sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- bonheur : Etat de satisfaction parfaite, de contentement du corps, du coeur et de l'esprit.
Extrait du corrigé : Cette antinomie se résout à peu près de la même façon que celle qui, dans la « CRP », mettait aux prises la nécessité naturelle et la liberté. Là aussi, en effet, nous devons distinguer deux plans, le plan du sensible et le plan de l'intelligible. la thèse selon laquelle le désir du bonheur serait le mobile des maximes de la vertu est absolument fausse. Mais la thèse qui voit dans la maxime de la vertu la cause efficiente du bonheur n'est fausse que conditionnellement. Dire que la vertu engendre le bonheur n'est faux que si nous considérons l'existence dans le monde sensible comme la seule possible. Si au contraire nous nous référons à l'existence nouménale : « il n'est pas impossible que la moralité de l'intention ait une connexion nécessaire, sinon immédiate, du moins médiate (par l'intermédiaire d'un auteur intelligible de la nature) comme cause, avec le bonheur comme effet dans le monde sensible. » Ce n'est pas la vertu en tant qu'elle est prise dans le monde des phénomènes qui engendre le bonheur, mais une cause nouménale en rapport avec la vertu. En d'autres termes, c'est Dieu qui « proportionne le bonheur à la vertu. « La morale n'est donc pas à proprement parler la doctrine qui nous enseigne comment nous devons nous rendre heureux, mais comment nous devons nous rendre digne du bonheur. » [Le bonheur est dans l'exercice et l'usage de la vertu] Pour Aristote, le bonheur est la fin suprême, au-delà de laquelle on ne saurait penser d'autres fins.
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Le corrigé du sujet "La morale se résume-t-elle à faire son devoir sans être heureux ?" a obtenu la note de : aucune note
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Que je sois heureux ou pas, il me faut accomplir mon devoir, cela en vertu de ma qualité d'homme, responsable et libre, qui se doit de respecter autrui et se soumettre, pour son but, aux commandements divins. TOUTEFOIS, il n'est pas de vie heureuse sans morale. L'homme a besoin d'autrui pour se réaliser. Puisque accomplir son devoir revient à respecter l'autre, il faut en conclure que le devoir est la condition de possibilité du bonheur.
Le Maître : Ce qui tend au bonheur, c'est le penchant ; ce qui restreint ce penchant à la condition d'être préalablement digne de ce bonheur, c'est ta raison, et que tu puisses limiter et dominer ton penchant par ta raison, c'est là la liberté de ta volonté. Afin de savoir comment tu dois t'y prendre pour participer au bonheur et aussi pour ne pas t'en rendre indigne, c'est dans ta raison seulement que tu trouveras la règle et l'initiation ; ce qui signifie qu'il ne t'est pas nécessaire de dégager cette règle de ta conduite de l'expérience, ou de l'apprendre par l'enseignement des autres ; ta propre raison t'enseigne et t'ordonne exactement ce que tu as à faire. Par exemple, si un cas survient en lequel tu peux te procurer à toi ou à un de tes amis un grand avantage grâce à un mensonge finement médité, qui même ne t'oblige pas à faire tort à qui que ce soit, que te dit ta raison ? L'Élève : Je ne dois pas mentir, si grand que puisse être l'avantage qui peut être le mien ou celui de mon ami. Mentir est avilissant et rend l'homme indigne d'être heureux. KANT
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