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Définitions des termes :
- raison : Du latin ratio, « calcul », « faculté de calculer, de raisonner » (en grec logos). * Au sens subjectif : mode de penser propre à l'homme (lui-même défini comme « animal raisonnable »). * Par opposition à l'intuition : faculté de raisonner, c'est-à-dire de combiner des concepts et des jugements, de déduire des conséquences. * Par opposition à la passion ou à la folie : pouvoir de bien juger, de distinguer le vrai du faux, le bien du mal. * Par opposition à la foi : la « lumière naturelle », naturellement présente en tout homme. * Par opposition à l'expérience : faculté de fournir des principes a priori (c'est-à-dire indépendants de l'expérience)* Au sens objectif : principe d'explication, cause (exemple : les raisons d'un phénomène). * Argument destiné à légitimer un jugement ou une décision (exemple : donner ses raisons).
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- mal : Mal physique: douleur, souffrance. Mal moral: Contraire au Bien. Faute.
Extrait du corrigé : Elle est une étincelle de la divinité dans l'homme, qui lui permet d'accéder à la connaissance de l'absolu. Comme Dieu est le bien absolu, la raison ne saurait être mise au service du mal. Le mal, l'injustice découlent au contraire de l'absence de raison, de l'ignorance. Nul n'est méchant volontairement (Platon). C'est dans le « Gorgias » de Platon que l'on trouve exposé le paradoxe socratique : « Nul n'est méchant volontairement ». Cette thèse surprenante de prime abord doit être reliée aux deux autres : « Commettre l'injustice est pire que la subir » ; « Quand on est coupable il est pire de n'être pas puni que de l'être ». L'injustice est un vice, une maladie de l'âme, c'est pourquoi, nul ne peut vraiment la vouloir (on ne peut vouloir être malade), et la punition, qui est comparable à la médecine, est bénéfique à celui qui la subit. L'attitude commune face à la justice est résumée par Polos dans « Gorgias » et Glaucon au livre 2 de la « République ». Les hommes souhaiteraient être tout-puissants et pouvoir commettre n'importe quelle injustice pour satisfaire leurs désirs. Il vaut donc mieux, selon eux, commettre l'injustice que la subir.
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Le corrigé du sujet "La raison peut-elle être au service du mal ?" a obtenu la note de : aucune note
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Le mal peut-il avoir une raison d’être ? Qu’est-ce que le mal ? Le mal est le contraire du bien. Mais quel critère nous permet de différencier ce qui est bien de ce qui est mal ? Est associé au mal tous les événements ou éléments qui font naître des sentiments négatifs en l’homme. La douleur, par exemple, est un sentiment négatif, donc tout ce qui est cause de douleur est un mal. Puis l’Etat a dû normer, réglementer, autrement dit émettre des lois sur ce qui est bien et mal, afin que ce dernier soit évité. Mais alors, comment la raison pourrait-elle vouloir le mal ? La raison est ce qui en l’homme permet la réflexion et la délibération : par la raison, l’on évalue, l’on élabore des plans, l’on cherche le meilleur moyen d’atteindre son but. Mais le mieux que cherche la raison, n’est-il le mieux que dans l’ordre du bien ? Un voleur par exemple use de sa raison pour tenter de voler le mieux possible, c'est-à-dire sans se faire prendre. Le paradoxe d’une raison au service du mal, c’est que la raison est aussi bien le raisonnement que la justification par la raison (donner raison). Comment peut-on rendre raison d’une action mauvaise ? Si l’on peut en rendre raison, alors c’est que le mal a été fait consciemment. Peut-on faire le mal en connaissance de cause ?
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