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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- temps : Milieu indéfini et homogène, analogue à l'espace, dans lequel se déroulent les événements. Temps objectif: Mouvement continu et irréversible (« flèche du temps ») par lequel le présent rejoint le passé. Temps subjectif: Sentiment intérieur de la temporalité, telle qu'elle est vécue par le sujet (synonyme : durée).
- nécessaire : * Est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être, ou être autrement. S'oppose à contingent. * Sur le plan logique, est nécessaire ce qui est universellement vrai, sans remise en cause possible.
- malheur : Le malheur évoque une situation pénible et difficile, quelque chose de funeste, néfaste, négatif, non souhaitable.
Extrait du corrigé : Les effets du temps sont visibles, le passage du temps s'il est en soi invisible, laisse ses traces dans l'espace, sur les visages, les corps, les constructions humaines. II-Retenir le temps ou ne pas en vivre la fuite comme un malheur ? Le philosophe Ruyer remarquait que les utopies humaines portent tout autant sur une maîtrise de l'espace (conquérir d'autres planètes par exemple) que sur une maîtrise absolue du temps (pouvoir voyager dans le temps, rajeunir, arrêter ou rallonger le temps). Retenir le temps n'est-ce pas encore le seul moyen d'en atténuer la fuite ? C'est à la mémoire que revient la tâche d'une telle rétention. La représentation du temps comme étant l'objet d'une perte et celle de la mémoire comme correspondant à la possibilité de suspendre le cour du temps ne sont que les deux faces d'un même rapport au temps. Dans La poétique de l'espace Bachelard remarque que c'est par un certain rapport à l'espace que nous pouvons espérer retenir quelque chose du temps. Il écrit page 27 « Dans ses milles alvéoles l'espace tient du temps comprimé. L'espace sert à ça. », quelque chose du passé se conserve donc dans les lieux, les plis, les recoins de l'espace.
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Le corrigé du sujet "La fuite du temps est-elle nécessairement un malheur ?" a obtenu la note de : aucune note
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Définition des termes : Le temps est irréversible, il est un flux continu, un écoulement sans interruption. Il ne peut donc être arrêté d’aucune manière et c’est pourquoi le terme de fuite est approprié. En effet la fuite peut être comprise comme indiquant une absence de maîtrise, ce qui échappe à tout contrôle (la fuite d’un criminel). D’autre part la fuite peut-être comprise comme ce qui s’écoule indéfiniment (fuite d’eau). Dans quelle mesure la fuite du temps pourrait-elle devenir pour l’homme synonyme de malheur ? Cela s’explique de différentes manières. L’homme n’est pas maître du temps mais en est l’esclave. L’acceptation de cette servitude n’est pas sans difficultés. Cette servitude permet d’associer la fuite du temps à la misère de l’homme. Une autre manière d’expliquer pourquoi la fuite du temps peut être comparée à une épreuve est le fait qu’elle rappelle la finitude de l’homme. Le malheur peut être identifié dans ce cas à la fatalité. Plus le temps passe et plus l’homme s’approche de sa mort. Enfin il y a malheur quand la fuite du temps rend toutes les actions humaines vaines parce qu’elles tombent irrémédiablement dans l’oubli dans ce flux, ce changement continuel.
Problématique : Si la fuite du temps est un malheur, c’est-à-dire un flux continuel n’offrant à l’homme aucune prise et lui rappelant sans cesse sa finitude, alors le caractère irréversible du temps paralyse l’individu. Face à cette infortune l’homme peut prendre la fuite du temps comme un prétexte lui permettant alors de se désengager et de vivre dans l’instant. Mais là encore cette libération est un leurre puisque l’homme reste esclave du temps et ne fait que suspendre une réalité qu’il n’ose affronter.
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