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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
- réalité : 1) Réalité: * Caractère de ce qui a une existence concrète, par opposition aux apparences, aux illusions ou aux fictions de notre imagination. * Ensemble des choses et des faits réels. 2) Réel: * Comme adjectif : qui existe effectivement, et pas seulement à titre d'idée, de représentation ou de mot (exemple : un pouvoir réel). * Comme nom : l'ensemble des choses qui existent, le monde extérieur (synonyme : réalité).
Extrait du corrigé : S'il n'y a pas eu de question, il ne peut y avoir connaissance scientifique. Rien ne va de soi. Rien n'est donné. Tout est construit." Gaston Bachelard, La Formation de l'esprit scientifique, Vrin, 1938. Un dernier aspect de cette opposition permet à l'auteur d'opérer une distinction capitale qui constitue la thèse véritable de ce texte. L'opinion, nous dit-il, n'envisage les objets sur lesquels elle porte ses jugements que par rapport à l'aspect de leur utilité la plus commune. La pluie n'est pas pour elle un phénomène de condensation complexe qu'il s'agit d'étudier pour lui-même, elle est cette eau qui tombe du ciel et que je ne définis, dans l'opinion, que par rapport à mes propres intérêts : nécessité d'arroser les récoltes, par exemple. De même, l'eau n'est pas cette molécule que le savant définit par la formule H20. Elle est, pour l'opinion, cette réalité qui lui permet de boire, de se laver, de faire bouillir grâce à elle des aliments, etc.
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Le corrigé du sujet "La vérité est-elle différente de la réalité ?" a obtenu la note de : aucune note
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De manière générale, on qualifie de « vrais » ou de « faux » aussi bien des énoncés que des choses, des événements, des situations, etc. Dans tous les cas, ces qualifications renvoient aux idées de concordance et de non concordance, d’adéquation et de non adéquation, de conformité et de non conformité. Pourtant un énoncé ou une chose (un événement, etc.) ne sont pas vrais de la même façon. L’énoncé « la terre tourne autour du soleil » est vrai parce qu’il est conforme à ce que l’on sait de la réalité ; en revanche, si on parle de vraies perles, c’est pour insister que ce ne sont pas des fausses en plastique par exemple ; toutefois, elles n’en restent pas moins réelles. Mais on ne peut dans l’état actuel de nos connaissances faire l’hypothèse que la terre ne tournerait pas autour du soleil. On remarque que c’est le jugement qui change sur la nature des perles par exemple (elles sont vraies ou fausses), mais leur existence n’est pas remise en cause. Les qualifications des choses comme vraies ou fausses rejoint la définition philosophique traditionnelle de la vérité comme « adéquation de l’esprit et de la chose ». Beaucoup de philosophes ont confondu, à l’instar du sens commun, vérité et réalité. La réalité désigne ce qui existe, ce qui s’impose par les sens (le monde sensible) ou par l’esprit (comme les idées mathématiques). Mais peut-on prétendre à une vérité totale et simplement scientifique ?
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