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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- toujours : A tout moment, à toute époque ; éternellement, perpétuellement.
- dire : Affirmer, soutenir, tenir pour vrai.
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
Extrait du corrigé : Faut-il toujours dire la vérité ? La question est posée depuis longtemps, sans qu'aucune réponse tranchée - positive ou négative - ait jamais pu être donnée ; on obtient en général des réponses « normandes » : ça dépend, dira le médecin confronté à la révélation d'une maladie incurable à son patient, - cela dépend en effet des circonstances, de la psychologie du malade, de son entourage familial, amical. Depuis longtemps aussi, la question se pose au journaliste : celui-ci peut-il se permettre de tout dire ? Pour Jean Lacouture, auteur d'un article publié en 1990 dans le Courrier de l'UNESCO, la réponse est claire : non. Il peut dire, certes, « rien que la vérité » - c'est le « minimum » pour un professionnel de l'information, en principe « vraie » - mais « toute » la vérité, comment cela serait-il possible, et, qui plus est, souhaitable ? D'autres journalistes, plus résolument « modernes », sont persuadés du contraire : qui a raison ? Nous verrons les arguments en faveur de cette thèse, puis tenterons d'analyser les circonstances où s'impose l'autocensure. Encore faudra-t-il distinguer les cas où elle est le résultat de « tractations douteuses », et ceux, plus nobles, où elle émane seulement de la conscience du journaliste.
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Le corrigé du sujet "Le journaliste doit-il toujours dire la vérité ?" a obtenu la note de : aucune note
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