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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- philosophie : La philosophie, selon Pythagore, auquel remonte le mot, ce n'est pas la sophia elle-même, science et sagesse à la fois, c'est seulement le désir, la recherche, l'amour (philo) de cette sophia. Seul le fanatique ou l'ignorance se veut propriétaire d'une certitude. Le philosophe est seulement le pèlerin de la vérité. Aujourd'hui, où la science constitue tout notre savoir et la technique, tout notre pouvoir, la philosophie apparaît comme une discipline réflexive. A partir du savoir scientifique, la visée philosophique se révèle comme réflexion critique sur les fondements de ce savoir. A partir du pouvoir technique, la sagesse, au sens moderne se présente comme une réflexion critique sur les conditions de ce pouvoir.
- légitime : Qui est naturellement juste, fondé. "Légitime" a un sens plus général que "légal", il peut donc être légitime de s'opposer à ce qui est légal, comme la morale peut s'opposer à la politique.
- science : Ensemble des connaissances portant sur le donné, permettant la prévision et l'action efficace. Corps de connaissances constituées, articulées par déduction logique et susceptibles d'être vérifiées par l'expérience.
Extrait du corrigé : Par exemple, un pouvoir despotique peut bien mener une politique légale, en accord avec ses lois, mais pourtant illégitime, c'est-à-dire inique et injuste. Dès lors, si l'on tient le légitime pour le juste, la philosophie peut nous paraître plus légitime que la science dans la mesure où elle s'ajuste mieux à l'homme dans sa quête de connaissance. En effet, alors que la science recouvre l'ensemble du connaissable, la philosophie enjoint l'homme à questionner : il ne s'agit pas tant de savoir plus que de savoir mieux. En ce sens, la philosophie rend justice à la finitude de l'homme et coïncide avec justesse à ses capacités. De ce point de vue, la philosophie est donc autant, si ce n'est plus légitime que la science. II – La philosophie face aux sciences Cependant, si nos précédentes analyses rendent raison des rapports primitifs entre science et philosophie et de leur destin commun – au point que Newton, travaillant à son œuvre, disait faire de la « philosophie naturelle » – elles ne doivent pas masquer l'évolution moderne de la science et sa diffraction en un ensemble de sciences, chacune spécifiée par un objet : le vivant pour la biologie, la nature inanimée pour la physique, etc. Dès lors, la légitimité de la philosophie pâtit de telles sécessions, puisque aussi bien chaque nouvelle science lui ravit un de ses objets, la laissant, semble-t-il, sans objet précis. En ce sens, la philosophie souffrirait d'un manque de légitimité en raison de son défaut d'objectivité. Alors que les sciences de la nature possèdent un objet circonscrit, dont l'objectivité même permet d'infirmer ou de confirmer les énoncés scientifiques, la philosophie ne se développerait qu'en d'hasardeuses chimères. Réduite à la métaphysique, c'est-à-dire à une enquête au-delà des bornes de la raison quant aux principes de la nature, la philosophie pourrait bien se magnifier elle-même, sans jamais atteindre une quelconque scientificité.
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Le corrigé du sujet "La philosophie est-elle aussi légitime que la science ?" a obtenu la note de : aucune note
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