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Sujet : La quête du bonheur peut-elle servir de principe législatif ?

Définitions des termes :
  • quête : Recherche, conquête.
  • bonheur : Etat de satisfaction parfaite, de contentement du corps, du coeur et de l'esprit.
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • principe : Du latin principium, « commencement », origine » (de princeps, « premier »). Origine, cause première des choses. En logique, loi fondamentale de la pensée (exemple : le principe de non-contradiction). Dans les sciences, proposition première posée au fondement d'un raisonnement ou d'une démonstration. En morale, règle de conduite ou norme des jugements pratiques (exemple : avoir des principes). Pétition de principe : faute logique qui consiste à s'appuyer, au début d'un raisonnement, sur la thèse qu'il s'agit précisément de démontrer.

Extrait du corrigé :

BONHEUR (lat. ougurium, chance, augure, présage)


Le bonheur, si l'on en croit l'étymologie (bon heur), ne peut être que l'effet de la chance, le produit de circonstances favorables. Pourtant, l'eudémonisme ancien prétend faire du bonheur le souverain bien, la fin dernière de notre activité qu'il dépendrait de nous de pouvoir atteindre. Or, cet état de satisfaction complète qui distingue le bonheur du plaisir des sens parce qu'il est toujours accompagné de la certitude de durer semble si difficile à définir qu'on peut le considérer avec Kant comme un idéal de l'imagination plutôt que comme une fin susceptible d'être rationnellement recherchée.

PRINCIPE (lat. principium, commencement)

Log. Désigne soit la proposition initiale d'une déduction dont résultent nécessairement d'autres propositions dites conséquentes, soit les lois générales de la pensée ou principes directeurs de la connaissance. principes logiques.
Épist. Ensemble des propositions directives auquel le développement d'une science est subordonné.
Méta. Cause première des choses. Ainsi, Dieu pour Pascal : « Tout par lui, tout pour lui. »
Mor. Au sens normatif, règle d'action clairement formulée.

SERVIR : du latin servire, être esclave, être soumis ou dévoué à; agir, aider, contribuer à, participer.

La quête du bonheur peut-elle servir de principe législatif ?

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Définitions

  • quête : Recherche, conquête.
  • bonheur : Etat de satisfaction parfaite, de contentement du corps, du coeur et de l'esprit.
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • principe : Du latin principium, « commencement », origine » (de princeps, « premier »). Origine, cause première des choses. En logique, loi fondamentale de la pensée (exemple : le principe de non-contradiction). Dans les sciences, proposition première posée au fondement d'un raisonnement ou d'une démonstration. En morale, règle de conduite ou norme des jugements pratiques (exemple : avoir des principes). Pétition de principe : faute logique qui consiste à s'appuyer, au début d'un raisonnement, sur la thèse qu'il s'agit précisément de démontrer.

Problématique

            Chaque homme semble rechercher son bonheur, c’est-à-dire un état durable de plénitude, de joie, sans peine. En ce sens, cette quête du bonheur comme but de tous les hommes semblent être la chose la plus commune au genre humain. Or, l’homme vit en société, il est comme le définit Aristote un « animal politique ». La politique est l’art de gouverner la cité des hommes, et a pour fonction de produire un droit positif développant des lois, c’est-à-dire un ensemble législatif cohérent. Dans ce cas, si les hommes se regroupent dans une société, il faut bien qu’ils y trouvent un certain intérêt et puisque le bonheur est la préoccupation de tous les hommes, il semble possible que voir dans la quête du bonheur un principe législatif. Cela signifie que la loi, donc l’ensemble juridique du droit, aura pour tâche de promouvoir le bonheur de ses citoyens. Le but de l’Etat sera donc d’amener le peuple au bonheur et il le fera en promulguant des lois en ce sens.

            Cependant, n’est-on pas manifestement là face à un ensemble de contradictions ? En effet, le bonheur est individuel et peut rentrer en conflit avec le bonheur d’autrui, or comment l’Etat pourrait-il légiférer sur du singulier et cela d’autant plus qu’il ne peut pas connaître la définition personnelle qu’a chacun de son propre bonheur, et cela d’autant plus qu’une telle définition est souvent inconnue aux individus. Dans ce cas, faire de la quête du bonheur un principe législatif n’est-ce pas aussi risquer le despotisme dans la mesure où le législateur imposera par la loi une norme du bonheur ?



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