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Sujet : Faut-il douter de ce que nous percevons ?

Définitions des termes :
  • doute : État de l'esprit quand nous nous demandons si un fait est réel ou non, si une proposition est vraie ou non. Douter n'est pas nier : la négation est une certitude, le doute revient à admettre qu'on ne sait pas.

Extrait du corrigé : L'expérience est bien alors, non seulement un point de départ, mais aussi un point d'arrivée, de retour. Ainsi l'empirisme ne fait-il pas seulement de l'expérience l'origine de notre connaissance, mais aussi ce qui la justifie. En ce sens, il ne répond pas seulement à la question de fait que demeure la question de l'origine ; mais il pose dans toute son ampleur la question de droit. [L'apriorisme kantien] L'idéalisme transcendantal de Kant s'oppose aussi bien à l'empirisme qui affirme que toute connaissance vient de l'expérience qu'au rationalisme qui pose qu'on peut connaître en dehors de toute expérience. Si l'expérience est le point de départ de toute connaissance, elle ne nous donne jamais rien qui soit universel et nécessaire. Or connaître c'est utiliser des mots comme « nécessairement », « tous », « toujours » ou même « demain » qui ne dérivent pas de l'expérience même s'ils s'appliquent à elle. Connaître ce n'est pas constater « j'ai vu tant de fois le soleil se lever » mais c'est juger « le soleil se lèvera demain » ou encore « dans des conditions de pression atmosphérique déterminées, l'eau entre nécessairement en ébullition à cent degrés ». Connaître c'est donc dire plus que ce qui est donné dans l'expérience. Kant affirme qu'un tel dépassement est rendu possible grâce à des formes a priori transcendantales, cad à la fois transcendantes (elles ne dérivent pas de l'expérience) et immanentes (elles ne se montrent que dans l'expérience). Il y a les formes a priori de la sensibilité (espace et temps) et les formes a priori de l'entendement (concepts a priori comme le concept de cause).

Faut-il douter de ce que nous percevons ?

Corrigé : Faut-il douter de ce que nous percevons ? Corrigé de 2483 mots (soit 4 pages) directement accessible

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