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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- connaître : Savoir, être informé de.
- sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
- agir : Faire, accomplir.
Extrait du corrigé : Lorsque Descartes accède dans la seconde méditation à la certitude de l'ego (sum, existo), aucun agir pratique extériorisé n'a été nécessaire à son obtention. Il n'a été question que de feinte de l'esprit, d'expérience de pensée (“ supposons que je sois... ") - plus exactement de méditation. La méditation permettant l'accès au principe de la connaissance de soi est inefficace, sans efficience pratique extérieure : connaître le principe de la possibilité de la connaissance de soi (l'ego) ne suppose pas d'agir ; on peut ainsi se connaître sans agir pour agir et (se) connaître. II. L'ego comme acte pur Ainsi, accéder à l'ego comme au principe de la connaissance de soi peut se passer de tout agir puisqu'il est pure intériorité. L'absence d'agir efficient extérieur et pratique ne congédie pas la nécessité de la pensée réflexive. La certitude dont jouit la saisie interne de l'ego est une certitude en-deçà de l'agir et condition même de l'agir. Le statut de la certitude est celui d'un acte intérieur fondamental conditionnant la possibilité même d'agir. Se connaître n'exige ici aucun acte (ne pas devoir agir - extérieurement - pour se connaître), mais est l'acte fondamental au principe de tout acte extérieur et de toute connaissance de soi dérivée. Mais l'accès à ce principe autarcique et absolu qu'est l'ego, ego dont on se demande s'il suppose l'agir, est-il accès à quelque chose que l'on connaît ?
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Le corrigé du sujet "Peut-on connaître sans agir ?" a obtenu la note de : aucune note
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La formulation de cet énoncé suscite étonnement, car traditionnellement (depuis Socrate du moins) l’agir est pensé comme la finalité de la connaissance de soi – jamais il n’est thématise comme une possible condition de celle-ci. L’adage delphique (“ connais-toi toi-même ”) tout comme les examens de conscience chrétiens ont une finalité pratique, un statut moral, mais pas de fonction épistémique. Or c’est de cela qu’il semble s’agir ici.
Outre que cela présuppose l’existence d’un soi, s’interroger sur les conditions nécessaires à la connaissance de soi, pour peut-être en exclure l’agir, exige de déterminer la signification de la connaissance de soi : la connaissance de soi est produite par le mouvement de réflexivité de la conscience sur elle-même. Mais comment penser que cet examen de la pensée repliée sur elle-même ne soit pas un acte – toute pensée supposant une part d’activité (Aristote) ?
Afin de maintenir la tension de l’énoncé, il faut penser la possibilité d’une distinction entre deux types d’acte : l’agir intérieur dont la finalité est immanente et l’agir extérieur dont l’efficacité s’extériorise. La connaissance de soi doit être pensée comme le principe à partir duquel peut prendre sens la distinction entre une agir extériorisé et un agir purement intérieur de la pensée. Ne pouvant dès lors penser une connaissance de soi qui ne soit pas acte, peut-on la penser sans qu’elle n’implique un acte pratique extérieur ? Se demander si je peux me connaître sans agir requiert de savoir comment j’accède à moi-même – car il faut bien que j’accède à moi-même pour me faire objet de ma connaissance.
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