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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- bien : Ce qui est avantageux ou utile à une fin donnée. Ce qui possède une valeur morale, ce qui est juste, honnête, louable. Souverain Bien : norme suprême de l'ordre éthique, que l'homme poursuit en vue de lui-même, et non en vue d'obtenir un autre bien. En économie, toute chose qui possède une valeur d'échange et qui est susceptible d'appropriation (exemple : biens de consommation).
- penser : Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience.
- rien : Le néant, l'absence, la nullité.
- aimer : Éprouver de l'affection, de l'amour ou de l'attachement pour quelqu'un ou quelque chose.
Extrait du corrigé : Une telle activité semble appeler une neutralité du sujet pensant, puisqu'il est sous-entendu que, pour bien exercer son jugement, il ne doit connaître aucun préjugé favorable à l'égard de ce qui s'offre à sa mesure.Ainsi le penseur devrait-il faire preuve de froideur et de désintérêt. Toute préférence signifierait pour lui le risque de perdre son «égalité d'âme» et, en raison même de son attachement, la proximité de l'aveuglement ou de l'injustice.A ce portrait idéal, sinon idéaliste, il est facile d'opposer la réalité de l'existence humaine : quel individu peut affirmer ne rien aimer? Le penseur, ou philosophe, est un homme parmi les autres, et, comme tout un chacun, il apprécie quelques plaisirs quotidiens. Il semble assez difficile d'affirmer qu'un amour, même anormal, de la tarte au citron viendra automatiquement fausser sa pensée (du moment, bien sûr, qu'il ne souffre pas d'indigestion).Plus sérieusement, et plus radicalement, celui qui prétend penser doit y trouver quelque satisfaction: bien penser implique, au minimum, l'amour de la pensée elle-même, qui peut devenir tel qu'il efface tous les autres.Mais aimer la pensée, c'est croire qu'elle n'est pas vaine et que le but qu'elle poursuit n'est pas illusoire.De ce point de vue, l'exercice de la pensée correcte ou bien menée ne peut avoir lieu que si l'on préfère la vérité à l'erreur, ou le bien au mal. Faute de quoi il n'y a nulle raison de vouloir bien penser.
Corrigé directement accessible
Le corrigé du sujet "POUR BIEN PENSER, FAUT-IL NE RIEN AIMER ?" a obtenu la note de : aucune note
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. Donner un sens fort à «bien penser».
. Ne rien aimer = ne s'attacher à rien. Est-ce possible?
. «Aimer» serait ici à l'origine de préjugés ou de préférences coupables?
CORRIGÉ
Une caricature du philosophe en fait volontiers un personnage détaché de tout, promenant sur les êtres et les choses un regard lointain, et préservé de toute passion, sinon de toute émotion. Cette image correspond-elle, si peu que ce soit, à la réalité de la pensée? Pour bien penser, faut-il ne rien aimer ?
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