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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- esprit : La notion d'esprit revêt plusieurs sens. Elle désigne d'une part l'intellect, la raison, la pensée. Elle désigne d'autre part l'âme, l'être immatériel qui constitue notre intériorité, notre personnalité. Les philosophes classiques ne faisaient pas de différence entre les deux: l'âme, qui relève du sentiment que nous avons de nous-mêmes, est aussi le siège de la pensée. C'est peut-être une indication qu'affectivité et raison sont plus étroitement unies qu'on ne le croit, dans l'esprit, précisément.
- condition : Ensemble de faits dont dépend quelque chose ; données, circonstances. 1. Dans la proposition « si A alors B », A est condition de B ; se dit aussi du premier terme d'une relation causale réelle (les conditions d'un phénomène). 2. Condition nécessaire et suffisante : A est condition nécessaire et suffisante de B, si quand A on a toujours B et sans A jamais B. 3. Manière d'être, situation (la condition humaine), situation sociale. 4. Conditionné : a) Qui dépend d'une condition. b) Qui a subi un conditionnement. 5. Conditionnement : processus par lequel un comportement en vient à être déterminé par des conditions données ; modification d'un comportement par établissement de réflexes conditionnés (cf. réflexe). 6. Conditionnel : qui dépend d'une condition ; pour QUINE, nom de l'implication matérielle.
- loisir : Sens 1: Temps dont on dispose pour faire quelque chose. Sens 2: S'utilise surtout au pluriel pour définir les distractions.
- travail : Du latin populaire tripalium, «machine à trois pieux » destinée à immobiliser les chevaux pour les ferrer, d'où « instrument de torture ». Toute activité visant à la production d'une oeuvre utile. Spécialement, ensemble des activités accomplies par l'homme pour produire des biens et des services en contrepartie desquels il est rémunéré. * Le travail est souvent associe a la peine et a la souffrance. Dans la Bible d'ailleurs, Dieu punit le premier péché en chassant Adam du jardin d'Eden et en l'obligeant à cultiver désormais une terre stérile : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ». * Pour Marx, le travail humain contribue à transformer l'homme tout autant que la nature. En effet, contrairement à l'animal, qui agit par pur instinct, l'homme détermine dans sa conscience le but qu'il veut atteindre avant de le réaliser. « Ce qui distingue dès l'abord le plus mauvais architecte de l'abeille la plus experte, écrit Marx, c'est qu'il a construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche. » * Le travail salarié constitue, selon Nietzsche, « la meilleure des polices » : « il tient chacun en bride et s'entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l'indépendance ».
Extrait du corrigé : Pour l'opinion, la question paraît relever de l'humour le plus noir, et la réponse aller de soi: il semble évident qu'on a plus de liberté dans le loisir (ou l'on fait ce que l'on veut - ou croit vouloir?) que dans le travail, en général perçu comme contraignant et, en ce sens, contraire à la liberté.Mais il s'agit ici de la liberté de l'esprit - et de se demander si celle-ci est conditionnée par le fait que l'homme travaille ou par son loisir, autrement dit si elle résulte de l'un ou de l'autre.Depuis que les philosophes prennent au sérieux la notion de travail humain - ce qui ne remonte guère en deçà du xviiie siècle - ils s'accordent pour y reconnaître un élément fondamental de l'humanisation.Le travail en effet désigne l'activité par laquelle un homme transforme la nature et en retire de quoi combler ses besoins, mais on doit souligner que cette transformation ne peut s'effectuer sans être accompagnée d'une autre, qui est celle de l'être humain lui-même.Rousseau montre par exemple (dans le second Discours) qu'il n'y a à strictement parler d'être humain, doté des qualités qui lui sont ordinairement attribuées, dont fait incontestablement partie la pensée, ou si l'on préfère l'esprit, qu'à partir des premières sociétés et de l'apparition du travail. Thèse que confirment aussi bien, à leur manière, Hegel ou Marx que l'anthropologie contemporaine.On est ainsi obligé d'admettre que l'existence du travail fait partie, avec les règles et la conscience de la mort (cf. entre autres Georges Bataille) de ce qui distingue l'être humain de l'animalité, et que le développement de l'esprit n'en est qu'une conséquence. On aurait donc tort de concevoir un homme doté d'esprit antérieurement à l'apparition du travail - et l'on peut affirmer que si le travailleur est méprisé dans la mentalité grecque (et jusque dans la philosophie - voir ce que dit Platon des «artisans» toujours soumis à la concupiscence et en conséquence incapables de comprendre les avantages du collectivisme mis en place dans la Cité idéale, ou la façon dont Aristote définit l'esclave comme un « outil animé »), la liberté intellectuelle dont jouissent dans l'antiquité les citoyens n'est possible que parce que les esclaves travaillent à leur place et à leur profit.
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Le corrigé du sujet "LA LIBERTE DE L'ESPRIT A-T-ELLE POUR CONDITION LE LOISIR OU LE TRAVAIL ?" a obtenu la note de : aucune note
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