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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- mot : 1. Élément du discours, signe d'une idée distincte. 2. Unité linguistique composée et fonctionnant de manière relativement autonome : « Segment de la chaîne parlée ou du texte écrit tel qu'on le puisse séparer de son contexte en le prononçant isolément ou en le séparant par un blanc des autres éléments du texte et lui attribuer une signification et une fonction spécifique » (MARTINET). 3. Au pluriel, souvent synonyme de paroles.
Extrait du corrigé : . (c'est le principe des slogans publicitaires : donner une force persuasive à quelques mots, même si les mots n'ont pas de rapport direct avec le produit vanté.) Le pouvoir des mots autorise-t-il à penser que les mots ne sont que des mots ? Une autre manière, plus proprement philosophique, de poser le problème du statut des mots, consiste à envisager la relation que les mots entretiennent avec les choses qu'ils désignent : le mot « arbre » a-t-il un rapport d'essence avec la chose « arbre », ou le fait que le mot « arbre » désigne effectivement une chose « arbre » est-il purement accidentel ? Autrement dit, le mot est-il, d'une certaine manière, la chose ? Cela peut ouvrir sur une réflexion sur le rapport des mots et de la pensée : quel rôle les mots jouent-ils dans la construction de la pensée ? Si combiner des mots c'est permettre à la pensée de combiner les essences des choses, les mots ne sont-ils pas plus et autre chose que les éléments matériels et contingents d'un code de communication ? Références utiles : Platon, Cratyle. Le Sophiste. Gorgias, Eloge d'Hélène. Textes à utiliser : Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception.
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Le corrigé du sujet "Les mots ne sont-ils que des mots ?" a obtenu la note de : aucune note
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Analyse du sujet :
· Le sujet prend la forme d’une question fermée, à laquelle il s’agira de répondre par « oui » ou « non » en conclusion, au terme d’une argumentation documentée.
· La difficulté majeure du sujet tient au fait que le concept de « mot » n’est pas d’emblée une notion philosophique.
· Le mot est l’élément de base à partir duquel on peut, lorsqu’il est écrit, composer des textes (romans, slogans, liste de courses, etc.), lorsqu’il est prononcé, tenir des conversations, produire des discours, etc. On dira donc qu’il est le constituant ultime du discours au sens large.
· Un discours, pour mériter ce nom, ne doit pas être absurde : il doit posséder une signification. Aussi ne se réduit-il pas à un ensemble anarchique de mots. Si, au sein du discours, certains mots peuvent être isolés, comme des interjections (« aie ! »), des ordres (« debout ! ») ou des approbations (« oui », « miam »), la plupart d’entre eux sont organisés en propositions en dehors desquelles on ne peut pas déterminer leur signification. L’ensemble des règles qui régissent l’organisation des mots est la grammaire.
· On peut distinguer plusieurs types de mots, en particulier : les noms, les adjectifs et les verbes. Les noms peuvent renvoyer à des choses, des personnes, des idées, concepts, etc. Les adjectifs désignent des propriétés de ce à quoi renvoient les noms. Les verbes désignent entre autres des actions.
· D’une manière générale, le mot possède cette capacité de renvoyer à quelque chose parce qu’il est un signe linguistique, c'est-à-dire l’union d’un signifiant (forme graphique ou phonique du mot) et d’un signifié (la signification à laquelle il renvoie).
· Il s’agit de déterminer si le mot est plus que ce qu’il est ou paraît être, autrement dit s’il se réduit à un simple composant. Lorsqu’on dit de quelque chose : « ce ne sont que des mots ! », on suggère justement que le mot en lui-même n’est rien, qu’il ne possède aucune effectivité, aucun pouvoir.
Problématisation :
Si le mot n’est rien, c’est pourtant par son biais que nous désignons toute choses, que nous communiquons, etc. Est-ce à dire que le mot n’a aucun rôle dans ces deux exemples de situation ? La première question pourrait être formulée ainsi :
I – Est-ce le mot qui permet de produire du sens ?
Envisagé comme signe linguistique, le mot apparaît être ce par quoi on peut désigner telle ou telle chose, action, qualité : il est donc avec la perception un biais par lequel nous entrons pour ainsi dire en contact avec le réel. La question est alors de savoir :
II – Quel rapport le mot entretient-il avec la réalité ?
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