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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- art : 1) Au sens ancien, tout savoir-faire humain, toute pratique produisant un résultat non naturel (artificiel). 2) Au sens esthétique moderne, production ou création d'oeuvres destinées à plaire (beaux-arts), c'est-à-dire à susciter par leur aspect, une appréciation esthétique positive.
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- objet : (n. m., étym. : latin ob-jectum : ce qui est placé devant ; chose). 1. Tout ce qui est présenté par la perception, avec un caractère stable et indépendant du sujet (objet externe) ; pour la phénoménologie, l'objet est déterminé par la visée de la conscience (cf. sens 3). 2. Tout ce qui se présente à un sujet, s'offre à la pensée, et qui est distinct de l'acte de représentation ou du sentiment (donc du sujet), c.-à-d. aussi bien le percept, l'image, l'idée, que l'objet externe ou la personne aimée. 3. Le but qu'on se propose d'atteindre (cf. un objectif).
- échange : Du latin excambiare, « échanger », «troquer» (de cambiare, «changer »). En droit, contrat par lequel deux parties se donnent respectivement une chose pour une autre. En économie, transfert réciproque de biens ou de services, soit directement (troc), soit indirectement (par l'intermédiaire de la monnaie).
Extrait du corrigé : En reprenant les catégories d'Aloïs Riegl dans Le culte moderne des monuments, il existe trois valeur que l'on peut accordé à l'oeuvre d'art : la valeur de remémoration qui est intentionnelle, la valeur historique qui témoigne d'une époque passée, et enfin la valeur d'ancienneté qui se traduit par une certaine patine et usure qui parle à l'homme d'une manière universelle. La valeur d'ancienneté a un rapport avec l'existence de chacun et offre la possibilité de fonder un rapport affectif au monde. Ce rapport existentiel se perd avec le cinéma et la photographie. Les dimensions du souvenir et de la durée se trouvent perdues par cette technique. L'homme doit donc retrouver cette dimension du passé et sa valeur cultuelle. Benjamin souhaite regagner ce rapport poétique au passé et redonner à la matière son aspect magique. Le passé ne peut se retrouver que dans l'objet vieilli, qui a subi les épreuves du temps. Ce passé à dimension existentielle doit se perpétuer d'une manière quasi-corporelle dans l'homme. C'est toute une époque que l'on peut rejoindre à travers l'objet. Par exemple, la fameuse madeleine de Proust porte en elle toute l'enfance de l'écrivain, c'est un souvenir involontaire qui vient présentifier le passé pour contrecarrer le temps du vieillissement.
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Le corrigé du sujet "En quoi l'oeuvre d'art peut-elle être un objet d'échange ?" a obtenu la note de : aucune note
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La valeur marchande et la valeur esthétique d'une oeuvre d'art ne sont pas nécessairement comparables. On prétend parfois fonder là première sur la seconde, mais il arrive aussi que la valeur esthétique soit artificiellement promue en fonction du marché. Il s’agit de se demander non pas si l’œuvre d’art peut être un simple objet de troc, mais en somme si l’œuvre d’art est un objet comme les autres qui peut s’insérer sans problème dans le circuit d’échange capitaliste. On trouve parfois déplacé ou immoral que les œuvres d’art soient l’objet de tractations financières. Il s’agit pour nous ici, de se demander pourquoi, est-ce que cela teint au caractère sacré des œuvres d’art, à son caractère culturel, à notre volonté de conserver les œuvres d’art car elles ont une valeur sentimentale pour tout un peuple ou pour des individus, et qu’il est déplacé de vendre des choses à valeurs sentimentales.
La valeur marchande et la valeur esthétique d'une oeuvre d'art sont-elles comparables? On prétend parfois fonder la première sur la seconde, mais il arrive aussi que la valeur esthétique soit artificiellement promue en fonction du marché.
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