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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- mot : 1. Élément du discours, signe d'une idée distincte. 2. Unité linguistique composée et fonctionnant de manière relativement autonome : « Segment de la chaîne parlée ou du texte écrit tel qu'on le puisse séparer de son contexte en le prononçant isolément ou en le séparant par un blanc des autres éléments du texte et lui attribuer une signification et une fonction spécifique » (MARTINET). 3. Au pluriel, souvent synonyme de paroles.
- nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.
- chose : 1. Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue de l'objet en ce que ce dernier est construit ; cela n'implique pas que la chose soit chose en soi ; ce qui est chose se constitue comme ce qui est maniable, ce qui est disponible ; autrement dit, l'objet se réfère à la pensée, la chose à l'action ; le monde des choses, c'est le monde qui se détermine dans la pratique, et y résiste ; à partir du sens 3, le réaliste confond volontiers la chose et l'objet (cf. DURKHEIM : « Il faut considérer les faits sociaux comme des choses »). 4. Chosisme : attitude qui consiste à considérer la réalité comme une chose au sens 2.
Extrait du corrigé : Comme disent les empiristes, sur la tablette qui symbolise son âme il n'y a rien d'écrit. B. Cependant, toute la connaissance ne dérive pas de l'expérience, car la constitution ou la nature même de cette tablette détermine déjà, dans une certaine mesure, ce qui sera écrit, de même que, dans la plaque photographiques la composition chimique de la substance sensible détermine quelles radiations lumineuses seront enregistrées (autres comparaisons : longueur d'onde dans l'appareil de T. S. F., déformation imposée par un miroir non-plan, harmonique renforcé par un résonateur...). Voilà la concession faite aux innéistes.Kant appelle forme ce qui, dans la connaissance, résulte de la constitution même du sujet connaissant; matière, ce qui est dû à l'action de l'objet connu. Mais, de même que la forme « rond » n'est rien sans une matière (bois, pierre, métal.
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Le corrigé du sujet "LES MOTS PEUVENT-ILS RENDRE COMPTE DE LA NATURE DES CHOSES ?" a obtenu la note de : aucune note
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L’homme entre en contact avec le monde de deux manières différentes : tout d'abord il l’observe, le perçoit par le truchement de ces cinq sens, puis, il rend ce qu’il a vu par le truchement de moyen de communication ; le plus connu étant la parole. Mais alors, peut-on rendre compte des choses par les mots. En effet la question se pose, car les choses et les mots n’appartiennent pas au même monde : les choses font parties du monde matériel concret, tandis que les mots sont de la famille des choses abstraites. Comment donc rendre le matériel par l’immatériel ? Par ailleurs, la description orale, que l’on donne du monde, correspond-t-elle exactement à notre perception ? L’on peut, ici, émettre un doute, car nous avons parfois le sentiment de ne pas réussir à faire passer nos impressions sur le monde à autrui.
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