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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- forcer : Contraindre, obliger par force, faire pression.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.
Extrait du corrigé : Mais la liberté au premier sens est une condition de possibilité de la liberté entendue au second sens, car quelqu'un qui est forcé de faire quelque chose ne saurait se déterminer librement à le faire. On comprend donc que l'expression « forcer quelqu'un à être libre » semble être un oxymore, c'est-à-dire être contradictoire dans les termes. Pourtant si l'on ne peut forcer quelqu'un à être libre, on peut l'aider à devenir libre, en exerçant sur lui une contrainte momentanée durant laquelle l'individu ne sera pas libre, mais au terme de laquelle il deviendra libre. C'est d'ailleurs ce que vise toute éducation digne de ce nom. En effet on peut considérer qu'un enfant n'est pas libre au sens plein du terme, au sens où il n'a ni les moyens de subvenir à ses besoins, ni une idée claire de ce à quoi il aspire profondément. L'éducation vise à permettre à l'individu de savoir à quelle genre de vie il aspire, en lui donnant les moyens intellectuels qui lui permettront de penser sa vie, et fournit également les moyens d'être financièrement autonome. Mais si forcer quelqu'un à devenir libre suppose d'exercer sur lui une contrainte momentanée, cette contrainte ne peut pas être totale, et doit toujours en appeler à la liberté du sujet à venir. En ce sens la contrainte doit toujours s'effacer à terme en faveur d'un accompagnement, d'un guidage, qui en appelle à la responsabilité du sujet. I. La société permet à l'homme de se construire comme sujet libre, mais elle exerce pour ce faire une contrainte temporaire sur lui, donc elle le force à devenir libre.
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Le corrigé du sujet "PEUT-ON FORCER QUELQU'UN À ÊTRE LIBRE ?" a obtenu la note de : aucune note
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La liberté peut être définie de deux manières 1) négativement comme le fait de ne pas subir de contrainte externe de la part d’un autre qui limiterait notre pouvoir d’action 2) positivement, comme la capacité de se déterminer soi-même à prendre un parti plutôt qu’un autre. Or si l’on prétendait forcer quelqu’un à être libre, cela signifierait qu’il serait contraint de l’extérieur à l’être et que donc le premier sens de la liberté ne pourrait pas être respecté. Mais la liberté au premier sens est une condition de possibilité de la liberté entendue au second sens, car quelqu’un qui est forcé de faire quelque chose ne saurait se déterminer librement à le faire. On comprend donc que l’expression « forcer quelqu’un à être libre » semble être un oxymore, c'est-à-dire être contradictoire dans les termes. Pourtant si l’on ne peut forcer quelqu’un à être libre, on peut l’aider à devenir libre, en exerçant sur lui une contrainte momentanée durant laquelle l’individu ne sera pas libre, mais au terme de laquelle il deviendra libre. C’est d’ailleurs ce que vise toute éducation digne de ce nom. En effet on peut considérer qu’un enfant n’est pas libre au sens plein du terme, au sens où il n’a ni les moyens de subvenir à ses besoins, ni une idée claire de ce à quoi il aspire profondément. L’éducation vise à permettre à l’individu de savoir à quelle genre de vie il aspire, en lui donnant les moyens intellectuels qui lui permettront de penser sa vie, et fournit également les moyens d’être financièrement autonome. Mais si forcer quelqu’un à devenir libre suppose d’exercer sur lui une contrainte momentanée, cette contrainte ne peut pas être totale, et doit toujours en appeler à la liberté du sujet à venir. En ce sens la contrainte doit toujours s’effacer à terme en faveur d’un accompagnement, d’un guidage, qui en appelle à la responsabilité du sujet.
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