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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- vivre : Exister, être au monde.
- paix : Absence de conflit armé entre des nations, des États, des groupes humains. Par extension, concorde, entente.
Extrait du corrigé : · En effet, la paix n'est pas le souverain bien, mais le bonheur si. Le souverain bien correspond à la plus finale des finalités : c'est cette fin en soi qu'on ne recherche qu'en vue d'elle-même et en vue de rien d'autre. Or si l'on cherche la paix pour atteindre le bonheur, l'inverse n'est pas vrai : la paix est une condition du bonheur et non pas une fin en elle-même. · On comprend alors que l'homme ne doit pas se contenter de vivre en paix en ce sens que cette dernière ne suffit pas à réaliser pleinement son désir d'être heureux. · Vivre dans la paix, quand cette dernière est assurée, ne suffit donc pas à combler les exigences de la vie humaine qui exige en réalité, à titre de fin idéal, le bonheur. Le but de l'existence humaine ne doit donc pas être la paix (mais elle doit rester une condition nécessaire voulue à titre de moyen d'être heureux), mais le bonheur en ce sens qu'il n'y a pas de finalité plus finale : le bonheur est en effet le souverain bien et ce vers quoi tend asymptotiquement l'existence de l'homme. (Aristote, Ethique à Nicomaque, Livre I) · En ce sens, se contenter de vivre en paix, surtout s'il s'agit d'une paix qui se suffit à elle-même, limite non seulement les implications existentielles vers lesquelles tend tout homme, mais peut encore être dangereuse. III- Une paix vigilante et armée comme condition de toutes les possibilités humaines et origines de toute autre satisfaction · Cependant, il faut à présent s'interroger sur la nature de cette paix : car en effet, si l'homme se contente de vivre en paix, alors cette dernière, par voie de conséquence, semble se suffire à elle-même. Or, une paix qui se suffit à elle-même est une paix morne, léthargique et dangereuse pour l'homme et, a fortiori pour son mouvement asymptotique vers le souverain bien qu'est le bonheur. · L'homme ne doit pas se contenter de vivre en paix, et ce au sens moral du terme : il s'agit là d'un impératif catégorique.
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Le corrigé du sujet "L'HOMME PEUT-IL SE CONTENTER DE VIVRE EN PAIX ?" a obtenu la note de : aucune note
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· Angles d’analyse
® Le verbe « se contenter » possède une dimension à la fois positive et négative. Positivement se contenter correspond à une véritable satisfaction, mais, de manière négative, il connote aussi une tendance à « se borner à », voire « s’accommoder de ». C’est d’ailleurs sur cette double dimension qu’il va falloir construire l’analyse du sujet.
® En effet, il s’agit de se demander si la paix suffit totalement, absolument à l’homme de sorte qu’il puisse s’en satisfaire pleinement ou bien si elle est une condition certes nécessaire mais non suffisante pour que l’homme vive pleinement sa vie d’homme, c’est-à-dire pour qu’il s’en contente au sens positif et non pas seulement au sens négatif.
® C’est donc le statut de la paix qui est ici mise à la question à travers l’interrogation sur sa suffisance.
Problématique
La paix est-elle une condition à la fois nécessaire mais aussi suffisante, voire exclusive, pour que la vie de l’homme se dans une absolue plénitude (se contenter au sens positif du terme) ? Ou au contraire, n’est-elle pas certes une condition nécessaire mais non suffisante au contentement de l’homme, au sens de satisfaction ? La paix est-elle donc le souverain bien, c’est-à-dire la fin de toute activité humaine de sorte qu’elle corresponde à la plénitude d’une vie accomplie ? C’est ainsi le statut mais aussi l’essence de la paix qui sont ici mis à la question. A quelle condition la paix peut-elle être suffisante à la vie d’un homme, et des hommes en général ?
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