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Sujet : Doit-on dire que tous les goûts sont dans la nature ?

Définitions des termes :
  • dire : Affirmer, soutenir, tenir pour vrai.
  • tout : La totalité sans exception.
  • goût : 1) Sens par lequel on perçoit les saveurs. 2) Faculté de porter un jugement approprié sur la beauté d'une oeuvre d'art. Faculté de reconnaître et d'apprécier le beau. Kant définira les caractéristiques du jugement de goût: : « Est beau l'objet d'une satisfaction désintéressée », « Est beau ce qui plaît universellement sans concept », « La beauté est la forme de la finalité d'un objet en tant qu'elle y est perçue sans la représentation d'une fin », « Est beau ce qui est reconnu sans concept comme l'objet d'une satisfaction nécessaire ».
  • nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.

Extrait du corrigé : Car dans les oeuvres de la nature, ce n'est pas le hasard qui règne, mais c'est au plus haut degré la finalité   II. La valeur culturelle du goût   Il faudrait alors envisager le goût comme relevant de la sphère de la culture, de la création humaine : et lorsque l'on parle du goût, on fait souvent référence à l'art, ou à certaines préférences culturelles, telles que les préférences vestimentaires. On pourra donc interroger les valeurs culturelles d'expressions telles que « avoir bon ou mauvais goût », « être de bon goût » : à chaque fois, ces expressions font références à un ensemble de préférences culturelles propres à une époque - quels sont par exemple les rapports du goût et de la mode ? Le goût n'est-il pas une pure contingence culturelle ?   III. Le goût et le jugement singulier   La culture, et non la nature, apparaît comme l'instance de référence principale du goût. Reste à définir le processus par lequel s'exprime le goût, et ce processus semble indissociable du jugement individuel. Le goût apparaît alors à la fois comme une création culturelle et individuelle, qui prend ses distances par rapport à la nature ; l'expression « tous les goûts sont dans la culture » serait alors peut-être plus appropriée.   Kant, Critique de la faculté de juger   Pour ce qui est de l'agréable chacun se résigne à ce que son jugement, fondé sur un sentiment individuel, par lequel il affirme qu'un objet lui plaît, soit restreint à sa seule personne. (.

Doit-on dire que tous les goûts sont dans la nature ?

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