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Sujet : Quelle connaissance pouvons-nous avoir de l'avenir ?

Définitions des termes :
  • connaissance : CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. Connaissance: a) Acte par lequel un sujet s'efforce de saisir de saisir et de se représenter les objets qui se présentent à lui. b) Résultat de cet acte.
  • Pouvons : Nous est-il possible ? et Est-il légitime ?
  • avenir : futur, partie du temps qui n'est pas encore.

Extrait du corrigé : et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature. »[2].   II.                                         Mais cette croyance courante ne s'applique qu'aux phénomènes physiques ou biologiques. En ce qui concerne les autres domaines d'étude, il faut différencier le nécessaire (s'entend, logiquement nécessaire) du contingent. L'Histoire, par exemple, est donc l'étude des enchaînements logiques des faits, et non seulement celle d'une collection d'événements répertoriés, comme le rappelle Raymond Aron : "La connaissance historique n'a pas pour objet une collection, arbitrairement composée des faits seuls réels, mais des ensembles articulés intelligibles[3]". Or cet enchaînement d'articulations logiques permet d'anticiper sur ce qui arrivera nécessairement dans l'Histoire à venir, même si elle se limite à une connaissance du nécessaire et ne permet pas de prévoir le contingent.   III.                           De l'avenir, nous ne pouvons rien espérer connaître de manière certaine (mis-à-part qu'il ne peut être connu de manière certaine, bien évidemment). Ce que nous prenons pour des lois de la nature ne sont que le fruit de l'habitude, en accord avec la thèse de David Hume, et rien ne nous assure qu'un enchaînement de faits habituels ne puisse connaître d'exception.

Quelle connaissance pouvons-nous avoir de l'avenir ?

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Définitions

  • connaissance : CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. Connaissance: a) Acte par lequel un sujet s'efforce de saisir de saisir et de se représenter les objets qui se présentent à lui. b) Résultat de cet acte.
  • Pouvons : Nous est-il possible ? et Est-il légitime ?
  • avenir : futur, partie du temps qui n'est pas encore.

Plan détaillé

I.    La plupart des gens pensent que nous pouvons connaître sans l’ombre d’un doute des événements à venir grâce à la connaîssance de lois de la nature toutes régies par la loi de causalité. Ainsi, si je lâche un objet qui se brise facilement quelques mètres au dessus d’une surface dure, je crois connaître de l’avenir  que cet objet se brisera lorsqu’il entrera en contact avec cette surface. C’est pourquoi René Descartes pense qu’« Il est possible de parvenir à des connaissances qui soient fort utiles à la vie, [...] et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature. » .

II.    Mais cette croyance courante ne s’applique qu’aux phénomènes physiques ou biologiques. En ce qui concerne les autres domaines d’étude, il faut différencier le nécessaire (s’entend, logiquement nécessaire) du contingent. L’Histoire, par exemple, est donc l’étude des enchaînements logiques des faits, et non seulement celle d’une collection d’événements répertoriés, comme le rappelle Raymond Aron : "La connaissance historique n'a pas pour objet une collection, arbitrairement composée des faits seuls réels, mais des ensembles articulés intelligibles ". Or cet enchaînement d’articulations logiques permet d’anticiper sur ce qui arrivera nécessairement dans l’Histoire à venir, même si elle se limite à une connaissance du nécessaire et ne permet pas de prévoir le contingent.

III.         De l’avenir, nous ne pouvons rien espérer connaître de manière certaine (mis-à-part qu’il ne peut être connu de manière certaine, bien évidemment). Ce que nous prenons pour des lois de la nature ne sont que le fruit de l’habitude, en accord avec la thèse de David Hume, et rien ne nous assure qu’un enchaînement de faits habituels ne puisse connaître d’exception. Ce n’est pas parce que j’ai l’habitude de voir le soleil se lever tous les matins depuis que je suis né qu’il se lèvera demain matin. Cela est très probable, mais il suffit par exemple que je meure au cours de la nuit pour que, pour moi, le soleil ne se lève pas. Dans le même ordre d’idée, Karl Popper écrit que « La méthode de la science est une méthode de conjectures audacieuses et de tentatives ingénieuses et sévères pour réfuter celles-ci.  ».



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