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Sujet : La conscience peut-elle être appelée, comme le dit Rousseau, un juge infaillible du bien et du mal ?

Définitions des termes :
  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • comme : De même que, tel que, à l'instar de.
  • rousseau : Deux grandes questions ont préoccupé Rousseau: la liberté, qui est selon lui la véritable destination de l'homme, et l'alliance de la nature et de la société. Rousseau, quoique mal compris à son époque, est l'un des plus grands esprits du siècle des Lumières.
  • bien : Ce qui est avantageux ou utile à une fin donnée. Ce qui possède une valeur morale, ce qui est juste, honnête, louable. Souverain Bien : norme suprême de l'ordre éthique, que l'homme poursuit en vue de lui-même, et non en vue d'obtenir un autre bien. En économie, toute chose qui possède une valeur d'échange et qui est susceptible d'appropriation (exemple : biens de consommation).
  • mal : Mal physique: douleur, souffrance. Mal moral: Contraire au Bien. Faute.

Extrait du corrigé : parmi les conseils de nos amis, ou les ordres, parfois contradictoires, du milieu, social, comment choisir, sinon en tenant compte de ce que nous apprend notre conscience ? D. — Dans la société humaine, c'est la conscience qui maintient l'antique distinction du bien et dix mal ; c'est grâce à elle que la moralité, variable en sa matière, est identique dans sa forme ; c'est grâce à elle que sont ordonnées à tous certaines vertus incontestées telles que le courage ou la justice. 2° partie. — Contre la pensée. A. — La conscience ne prévient pas toujours immédiatement l'homme de ce qui est bien ou mal ; elle laisse l'enfant sans avertissement dans bien des cas (ex. : l'enfant torturant un animal). B. — Elle ne renseigne même pas toujours l'adulte ; celui-ci peut hésiter entre deux devoirs (cas de conscience).

	 La conscience peut-elle être appelée,  comme le dit Rousseau, un juge infaillible du bien et du mal ?

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