LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : J'aurais voulu premièrement y expliquer ce que c'est que la philosophie, en commençant par les choses les plus vulgaires, comme sont : que ce mot philosophie signifie l'étude de la sagesse, et que par la sagesse on n'entend pas seulement la prudence dans les affaires mais une parfaite connaissance de toutes les choses que l'homme peut savoir, tant pour la conduite de sa vie que pour la conservation de sa santé et 1'invention de tous les arts ; et qu'afin que cette connaissance soit telle, il est nécessaire qu'elle soit déduite des premières causes, en sorte que pour étudier à l'acquérir, ce qui se nomme proprement philosopher, il faut commencer par la recherche de ces premières causes, c'est-à-dire des principes ; et que ces principes doivent avoir deux conditions : l'une, qu'ils soient si clairs et si évidents que l'esprit humain ne puisse douter de leur vérité lorsqu'il s'applique avec attention à les considérer, l'autre, que ce soit d'eux que dépende là connaissance des autres choses, en sorte qu'ils puissent être connus sans elles, mais non pas réciproquement elles sans eux ; et qu'après cela il faut tâcher de déduire tellement de ces principes la connaissance des choses qui en dépendent, qu'il n'y ait rien en toute la suite des déductions qu'on en fait qui ne soit très manifeste. Il n'y a véritablement que Dieu seul qui soit parfaitement sage c'est-à-dire : qui ait l'entière connaissance de la vérité de toutes choses ; mais on peut dire que les hommes ont plus ou moins de sagesse à raison de ce qu'ils ont plus ou moins de connaissance des vérités plus importantes. Et je crois qu'il n'y a rien en ceci dont tous les doctes ne demeurent d'accord. J'aurais ensuite fait considérer l'utilité de cette philosophie, et montré que, puisqu'elle s'étend à tout ce que l'esprit humain peut savoir, on doit croire que c'est elle seule qui nous distingue des plus sauvages et barbares, et que chaque nation est d'autant plus civilisée et polie que les hommes y philosophent mieux ; et ainsi que c'est le plus grand bien qui puisse être en un État que d'avoir de vrais philosophes. Et outre cela que, pour chaque homme en particulier, il n'est pas seulement utile de vivre avec ceux qui s'appliquent à cette étude, mais qu'il est incomparablement meilleur de s'y appliquer soi-même ; comme sans doute il vaut beaucoup mieux se servir de ses propres yeux pour se conduire, et jouir par même moyen de la beauté des couleurs et de la lumière, que non pas de les avoir fermés et suivre la conduite d'un autre ; mais ce dernier est encore meilleur que de les tenir fermés et n'avoir que soi pour se conduire. C'est proprement avoir les yeux fermés, sans tâcher jamais de les ouvrir, que de vivre sans philosopher ; et le plaisir de voir toutes les choses que notre vue découvre-n'est point comparable à la satisfaction que donne la connaissance de celles qu'on trouve par la philosophie ; et, enfin, cette étude est plus nécessaire pour régler nos moeurs et nous conduire en cette vie, que n'est l'usage de nos yeux pour guider nos pas. Les bêtes brutes, qui n'ont que leur corps à conserver, s'occupent continuellement à chercher de quoi le nourrir ; mais les hommes, dont la principale partie est l'esprit, devraient employer leurs principaux soins à la recherche de la sagesse, qui en est la vraie nourriture ; et je m'assure aussi qu'il y en a plusieurs qui n'y manqueraient pas, s'ils avaient espérance d'y réussir, et qu'ils sussent combien ils en sont capables. Il n'y a point d'âme tant soit peu noble qui demeure si fort attachée aux objets des sens qu'elle ne s'en détourne quelquefois pour souhaiter quelque autre plus grand bien, nonobstant qu'elle ignore souvent en quoi il consiste. Ceux que la fortune favorise le plus, qui ont abondance de santé, d'honneurs, de richesses, ne sont pas plus exempts de ce désir que les autres ; au contraire, je me persuade que ce sont eux qui soupirent avec le plus d'ardeur après un autre bien, plus souverain que tous ceux qu'ils possèdent. DESCARTES
Merci de prendre connaissance des conditions de consultation des corrigés:
1) Votre code d'accès n'est valable qu'une seule fois.
2) Le document que vous allez consulter est protégé contre le copier/coller,
l'impression et l'enregistrement sur disque dur. Aussi, ne fermez la page du
corrigé qu'après avoir pris pleinement connaissance de son contenu. Toute
fermeture intempestive ne pourra donner lieu à un envoi du corrigé par e-mail ou
à un remboursement ET demandera l'achat d'un autre code.
3) Certains corrigés nécessitent un délai d'attente de 24 heures.
4) Si nous ne pouvons respecter ce délai, un remboursement sous forme d'un code
d'accès AlloPass vous sera envoyé.
5) Certains corrigés très développés nécessitent un second et dernier code
d'accès.
6) Ce site propose des documents qui peuvent vous servir de base ou de modèle
dans vos travaux scolaires. Il est vivement conseillé de ne pas les recopier
mais seulement de s'en inspirer. Le webmestre ne saurait en aucun cas être
responsable des notes ou des éventuelles sanctions résultant d'une mauvaise
utilisation de la banque de données du site.
* CLIQUEZ sur le drapeau correspondant à votre pays en bas de page.
* Une fenêtre s'ouvre, appelez ensuite le numéro de téléphone qui s'affiche (vous pouvez appeler à partir de n'importe quel poste, cet appel vous est facturé 1.68EUR)
* Suivez bien les instructions qui vont vous être indiquées au téléphone. Notez bien le CODE que l'on va vous communiquer sur un morceau de papier par exemple. Ce CODE n'est valable qu'une seule fois.
* Entrez ensuite ce code dans le CHAMPS en bas de page (en dessous des drapeaux) puis cliquez sur le bouton "Envoyer".
* Vous accédez alors au document souhaité. Si vous rencontrez des problèmes, contactez-nous.
Corrigé directement accessible
Le corrigé du sujet "DESCARTES" a obtenu la note de :
aucune note
Contact MSN Messenger: devoir-de-philosophie@hotmail.fr
Le sujet - La conscience - La perception - L'inconscient - Autrui - Le désir - Les passions - Existence - Temps - Nature - Culture - Le langage - L'art - La technique - Le travail - La religion - Connaissance - Théorie & expérience - La démonstration - Logique - Mathématique - L'interprétation - La vérité - Le vivant - Matiére - Esprit - La raison - Le réel - La politique - Justice - Droit - L'État - Le pouvoir - La société - L'histoire - La violence - La morale - La responsabilité - La liberté - Le devoir - La personne - Le bonheur - La métaphysique - La philosophie
Absolu / Relatif - Abstrait / Concret - En acte / En puissance - Analyse / Synthèse - Cause / Fin - Contingent / Nécessaire / Possible - Croire / Savoir - Essentiel / Accidentel - Expliquer / Comprendre - En fait / En droit - Formel / Matériel - Genre / Espèce / Individu - Idéal / Réel - Identité / Égalité / Différence - Intuitif / Discursif - Légal / Légitime - Médiat / Immédiat - Objectif / Subjectif - Obligation / Contrainte - Origine / Fondement - Persuader / Convaincre - Ressemblance / Analogie - Principe / Conséquence - En théorie / En pratique - Transcendant / Immanent - Universel / Général / Particulier / Singulier - Rationnel / Raisonnable
Platon - Aristote - Épicure - Lucrèce - Sénèque - Cicéron - Épictète - Marc-Aurèle - Plotin - Augustin - Averroès - Thomas d'Aquin - Ockham - Machiavel - Montaigne - Hobbes - Descartes - Pascal - Spinoza - Locke - Malebranche - Leibniz - Vico - Berkeley - Montesquieu - Hume - Rousseau - Diderot - Kant - Hegel - Schopenhauer - Tocqueville - Comte - Cournot - Stuart Mill - Kierkegaard - Marx - Nietzsche - Freud - Husserl - Bergson - Alain - Russell - Bachelard - Heidegger - Wittgenstein - Popper - Sartre - Arendt - Merleau-Ponty - Levinas - Foucault
LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE