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HEGEL

C'est dans le mot que nous pensons. Nous n'avons conscience de nos pensées, nous n'avons de pensées déterminées et réelles que lorsque nous leur donnons la forme objective, que nous les différencions de notre intériorité [...]. C'est le son articulé, le mot, qui seul nous offre une existence où l'externe et l'interne sont intimement unis. Par conséquent, vouloir penser sans les mots est une tentative insensée. On croit ordinairement, il est vrai, que ce qu'il y a de plus haut, c'est l'ineffable. Mais c'est là une opinion superficielle et sans fondement ; car en réalité, l'ineffable, c'est la pensée obscure, la pensée à l'état de fermentation, et qui ne devient claire que lorsqu'elle trouve le mot. Ainsi le mot donne à la pensée son existence la plus haute et plus vraie. HEGEL

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HEGEL

Cette possibilité absolue de m'abstraire de toute détermination dans laquelle je me trouve ou me suis placé, la fuite devant tout contenu, comme s'il s'agissait d'une limitation, est bien ce à quoi la volonté se détermine ou la possibilité qui, pour soi, est tenue par la représentation pour la liberté elle-même. Toutefois, ce n'est là que la liberté négative ou la liberté de l'entendement. C'est la liberté du vide, qui peut prendre une figure réelle et devenir passion. Si elle reste purement théorique, elle sombre dans le fanatisme religieux de la pure contemplation propre aux Hindous ; si, par contre, elle se tourne vers l'action, que ce soit dans le domaine politique ou dans celui de la religion, elle sombre dans le fanatisme destructeur de tout ordre social existant, dans l'élimination de tout individu suspect de vouloir une certaine forme d'ordre, dans le délire d'anéantissement de toute tentative de réorganisation. Ce n'est que dans la mesure où elle détruit quelque chose, que cette volonté négative éprouve le sentiment de son existence empirique. Elle croit sans doute qu'elle veut un état positif, par exemple un état d'égalité universelle ou de vie religieuse universelle, mais, en fait, elle ne veut pas la réalité positive de ces états ; car celle-ci conduit à l'établissement d'un ordre quelconque, qui comporte une particularisation aussi bien des institutions que des individus. Mais c'est de la destruction de cette particularisation et de cette détermination objective que la liberté négative tire la conscience de soi. C'est pourquoi, ce qu'elle croit vouloir ne peut être, pour soi, qu'une représentation abstraite et la réalisation de celle-ci que la fureur de la destruction. HEGEL

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HEGEL

Dans d'autres conditions, nul autre peuple n'aurait songé à faire d'objets tels que nous en montre la peinture hollandaise, le contenu principal d'oeuvres d'art. [...] De tels objets ne sauraient satisfaire une sensibilité plus profonde à la recherche d'un contenu qui ait sa vérité en lui-même ; mais même si l'âme et la pensée n'y trouvent pas leur compte, les voir de plus près réconcilie avec eux. Car l'art de la peinture, l'art du peintre, c'est de nous réjouir et de nous ravir. Et de fait, si l'on veut savoir ce que c'est que peindre, il nous faut regarder ces tableautins pour dire de tel ou tel maître : lui sait peindre. C'est pour cette raison que l'artiste ne cherche nullement, par sa production, à nous donner par exemple, à travers l'oeuvre d'art, une représentation de l'objet qu'il nous montre. Nous n'avons pas attendu l'oeuvre d'art pour percevoir pleinement ce que sont les raisins, les fleurs, les cerfs, les rives sablonneuses, la mer, le soleil [...] : il y en a assez dans la nature. Ce qui doit nous charmer, ce n'est pas le contenu et sa réalité, c'est l'apparence - qui est, quant à l'objet, tout à fait désintéressée [...]. L'art consiste à saisir avec sensibilité, sur le monde tel qu'il est dans sa vie particulière, tout en restant en accord avec les lois universelles du paraître, les traits momentanés, tout à fait changeants de son existence, de fixer le fugace fidèlement et dans sa vérité. HEGEL

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HEGEL

Or le goût artistique comme la production artistique exigent plutôt quelque chose de vivant dans lequel l'universel ne figure pas sous forme de loi et de maxime, mais confonde son action avec celle du sentiment et de l'impression, de la même façon que l'imagination fait une place à l'universel et au rationnel, en les unissant à une apparence sensible et concrète. Voilà pourquoi notre époque n'est en général pas propice à l'art [...]. Dans ces circonstances, l'art, ou du moins sa destination suprême, est pour nous quelque chose du passé. De ce fait, il a perdu pour nous sa vérité et sa vie; il est relégué dans notre représentation, loin d'affirmer sa nécessité effective et de s'assurer une place de choix comme il le faisait jadis. Ce que suscite en nous une oeuvre artistique de nos jours, mis à part un plaisir immédiat, c'est un jugement, étant donné que nous soumettons à un examen critique son fond, sa forme et leur convenance ou disconvenance réciproque. HEGEL

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HEGEL

La forme concrète que revêt l'Esprit (que nous concevons essentiellement comme Conscience de soi) n'est pas celle d'un individu humain singulier. L'Esprit est essentiellement individu ; mais dans l'élément de l'histoire universelle nous n'avons pas affaire à des personnes singulières réduites à leur individualité particulière. Dans l'histoire, l'Esprit est un individu d'une nature à la fois universelle et déterminée : un peuple ; et l'esprit auquel nous avons affaire est l'Esprit du Peuple. Les Esprits populaires à leur tour se distinguent selon la représentation qu'ils se font d'eux-mêmes, selon la superficialité ou la profondeur avec laquelle ils ont saisi l'Esprit. L'ordre éthique des peuples et son droit constituent la conscience que l'Esprit a de lui-même. Ils sont le concept que l'Esprit a de lui-même. Ce qui se réalise dans l'histoire est donc la représentation de l'Esprit. La conscience des peuples dépend du savoir que l'Esprit a de lui-même ; et la conscience ultime à laquelle tout se ramène est celle de la liberté humaine. La conscience que l'Esprit doit se donner une forme concrète dans le monde ; la matière de cette incarnation, le sol sur laquelle elle prend racine n'est autre que la conscience générale, la conscience d'un peuple. Cette conscience contient, oriente tous les buts et les intérêts du peuple : c'est elle qui constitue ses moeurs, son droit, sa religion, etc. Elle forme la substance de l'esprit d'un peuple ; et même si les individus n'en sont pas conscients, elle demeure comme leur présupposition. Elle opère comme une nécessité : l'individu est formé dans cette ambiance et ignore tout le reste. Cependant il ne s'agit pas d'un simple effet de l'éducation. La conscience d'un peuple n'est pas transmise à l'individu comme une leçon toute faite, mais se forme par lui : l'individu existe dans cette substance. Cette substance générale n'est pas le cours du monde ; au contraire, celui-ci se dresse impuissant contre elle. Aucun individu ne peut dépasser les limites que lui assigne cette substance. Il peut bien se distinguer des autres individus, mais non de l'Esprit de son peuple. Il peut être plus intelligent que les autres, mais il ne peut pas surpasser l'Esprit de son peuple. Ne sont intelligents que ceux qui ont pris conscience de l'Esprit de leur peuple et se conforment à lui. Ce sont les grands hommes de ce peuple et ils le conduisent selon l'Esprit général. Les individus disparaissent pour nous et n'ont de valeur que dans la mesure où ils ont réalisé ce que réclamait l'Esprit du peuple. Dans la considération philosophique de l'histoire, on doit éviter des expressions de ce genre : cet Etat ne se serait pas effondré s'il y avait eu un homme qui etc... Les individus disparaissent devant la substantialité de l'ensemble et celui-ci forme les individus dont il a besoin. Les individus n'empêchent pas qu'arrive ce qui doit arriver.HEGEL

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HEGEL

Le maître se rapporte médiatement à la chose par l'intermédiaire de l'esclave ; l'esclave, comme conscience de soi en général, se comporte négativement à l'égard de la chose et la supprime ; mais elle est en même temps indépendante pour lui, il ne peut donc par son acte de nier venir à bout de la chose et l'anéantir ; l'esclave la transforme donc seulement par son travail. Inversement, par cette médiation, le rapport immédiat devient pour le maître la pure négation de cette même chose ou la jouissance ; ce qui n'est pas exécuté par le désir est exécuté par la jouissance du maître ; en finir avec la chose : l'assouvissement dans la jouissance. Cela n'est pas exécuté par le désir à cause de l'indépendance de la chose ; mais le maître, qui a interposé l'esclave entre la chose et lui, se relie ainsi seulement à la dépendance de la chose, et purement en jouit. Il abandonne le côté de l'indépendance de la chose à l'esclave, qui l'élabore.HEGEL

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Servitude et liberté chez HEGEL La dialectique du maître et de l'esclave

Servitude et liberté chez HEGEL La dialectique du maître et de l'esclave

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EXTRAIT DES LECONS SUR LE DROIT NATUREL ET LA SCIENCE DE L'ETAT. (Hegel)

EXTRAIT DES LECONS SUR LE DROIT NATUREL ET LA SCIENCE DE L'ETAT. (Hegel) Lorsque le travail de fabrique atteint un tel degré de perfection et de simplicité, alors à la place du travail machinal des hommes, c'est la machine qui peut travailler, et c'est la transition habituelle dans les fabriques. Et c'est ainsi que l'homme redevient libre par l'accomplissement de ce progrès machinique. Une fabrique prospère surtout dans un pays où les hommes sont dans une grande misère et où il leur faut se contenter de peu; mais en Angleterre, les travailleurs sont incroyablement chers, et en dépit de cela, les fabriques prospèrent grâce au fait que le machinisme permet au travail de se passer d'hommes et c'est ainsi que les Anglais exportent des marchandises à meilleur marché que d'autres peuples, chez qui les travailleurs sont bien meilleur marché. Les outils mécaniques qui sont utilisés par les hommes sont aussi des machines puisqu'ils ne demandent pas toute l'activité des hommes mais que la mécanique remplace beaucoup de force. Mais dans tout mouvement machinique, l'uniformité n'est pas permanente; un ressort de montre est toujours tendu plus fort au début que plus tard, et il faut que l'homme y introduise l'uniformité du mouvement. L'homme commence donc par être sacrifié puis ressort libre à nouveau grâce à un degré supérieur de machinisme.

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«L'absolu seul est vrai» (Hegel)

«L'absolu seul est vrai» (Hegel)

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Hegel: L'État représente-t-il l'aboutissement historique de la vie en société ?

Si l'on confond l'État avec la société civile et si on lui donne pour destination la tâche de veiller à la sûreté, d'assurer la propriété privée et la liberté personnelle, c'est l'intérêt des individus comme tels qui est le but final en vue duquel ils se sont unis et il s'ensuit qu'il est laissé au bon vouloir de chacun de devenir membre de l'État. Mais l'État a un tout autre rapport avec l'individu ; étant donné que l'État est Esprit objectif, l'individu ne peut avoir lui-même de vérité, une existence objective et une vie éthique que s'il est membre de l'État. L'union en tant que telle est elle-même le véritable contenu et le véritable but, car les individus ont pour destination de mener une vie universelle ; les autres formes de leur satisfaction, de leur activité et de leur conduite ont cet élément substantiel et universel pour point de départ et pour résultat. Considérée abstraitement, la rationalité consiste en général dans l'union intime de l'universalité et de la singularité. Considérée concrètement, comme c'est le cas ici, elle consiste, quant à son contenu, dans l'unité de la liberté objective, c'est-à-dire de la volonté substantielle générale et de la liberté subjective, en tant que savoir individuel et volonté cherchant à réaliser ses buts particuliers - et pour cette raison, quant à sa forme, elle consiste dans une façon d'agir se déterminant selon des lois et des principes pensés, c'est-à-dire universels. - Cette Idée est l'être éternel et nécessaire en soi et pour soi de l'Esprit. [...] En ce qui concerne ce concept et son élaboration, Rousseau a eu le mérite d'établir un principe qui, non seulement dans sa forme (comme le sont la sociabilité, l'autorité divine), mais également dans son contenu, est une pensée et, à vrai dire, la pensée elle-même, puisqu'il a posé la volonté comme principe de l'État. Mais comme il n'a conçu la volonté que sous la forme déterminée de la volonté individuelle [...] et que la volonté générale n'est pas ce qui est rationnel en soi et pour soi dans la volonté, mais seulement ce qui se dégage comme intérêt commun dans chaque volonté individuelle consciente d'elle-même, l'association des individus dans l'État devient, dans sa doctrine, un contrat. Ce contrat a pour fondement le libre arbitre des individus, leur opinion, leur consentement libre et explicite. Ce qui, par voie de conséquence logique, a pour résultat de détruire le divin existant en soi et pour soi, son autorité et sa majesté absolues.

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HEGEL: L'art occupe le milieu entre le sensible pur et la pensée pure.

L'art occupe le milieu entre le sensible pur et la pensée pure. HEGEL

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HEGEL

La plus haute signification de l'art est celle qui lui est commune avec la religion et la philosophie. Comme celles-ci, il est un mode d'expression du divin, des besoins et exigences plus élevés de l'esprit. Nous l'avons dit plus haut : les peuples ont déposé dans l'art leurs idées les plus hautes, et il constitue souvent pour nous le seul moyen de comprendre la religion d'un peuple. Mais il diffère de la religion et de la philosophie par le fait qu'il possède le pouvoir de donner de ces idées élevées une présentation sensible qui nous les rend accessibles. La pensée pénètre dans les profondeurs d'un monde suprasensible... elle cherche en toute liberté à satisfaire son besoin de connaître, en s'élevant au-dessus de la réalité finie. Mais cette rupture, opérée par l'esprit, est suivie d'une conciliation, oeuvre également de l'esprit ; il crée de lui-même les oeuvres des beaux-arts qui constituent le premier anneau intermédiaire destiné à rattacher l'extérieur, le sensible et le périssable à la pensée pure... Si l'art sert à rendre l'esprit conscient de ses intérêts, il est loin d'être le mode d'expression le plus élevé de la vérité. [...] Pour le moment, contentons-nous de rappeler que, même par son contenu, l'art se heurte à certaines limitations, qu'il opère sur une matière sensible, de sorte qu'il ne peut avoir pour contenu qu'un certain degré spirituel de la vérité. L'Idée a en effet une existence plus profonde qui ne se prête plus à l'expression sensible : c'est le contenu de notre religion et de notre culture. Ici, l'art revêt un autre aspect que celui qu'il avait à des époques antérieures. Et cette Idée plus profonde, dont la pointe extrême est représentée par le christianisme, échappe totalement à l'expression sensible... Dans la hiérarchie des moyens servant à exprimer l'absolu, la religion et la culture issue de la raison occupent le degré le plus élevé, bien supérieur à celui de l'art HEGEL

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Note : 5.2/10
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HEGEL et le droit naturel

On a forgé la fiction d'un état de nature où serait valide le droit naturel, et en face duquel l'état de société [...] provoquerait de lui-même une limitation de la liberté et un sacrifice des droits naturels. Mais, en fait, le droit et toutes ses déterminations reposent seulement sur la personnalité libre, qui est bien plutôt le con traire de la détermination naturelle. Par conséquent, [ ...] un état de nature est un état d'exercice actif de la violence et d'injustice, dont le plus vrai qu'on puisse dire est qu'il faut y échapper. La société, au contraire, est bien plutôt l'état dans lequel seul le droit a son effectivité ; ce qui est à limiter et à sacrifier, c'est précisément l'arbitraire et l'exercice actif de la violence qui caractérisent l'état de nature. HEGEL

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HEGEL

Le sensible doit être présent dans l'oeuvre artistique mais avec cette restriction qu'il s'agit seulement de l'aspect superficiel, de l'apparence du sensible. [...] Ce que veut l'Esprit, c'est la présence sensible qui doit rester sensible mais qui doit être aussi débarrassée de l'échafaudage de la matérialité. C'est pourquoi le sensible est élevé dans l'art à l'état de pure apparence par opposition à la réalité immédiate des objets naturels. Ce n'est pas encore de la pensée pure, mais en dépit de son caractère sensible, ce n'est plus une réalité purement matérielle. [...] Dans l'art il faut voir [...] un déploiement de la Vérité qui ne s'épuise pas comme histoire naturelle, mais se révèle dans l'histoire universelle dont il est le plus bel aspect. HEGEL

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HEGEL

L'expérience et l'histoire nous enseignent que peuples et gouvernements n'ont jamais rien appris de l'histoire, qu'ils n'ont jamais agi suivant les maximes qu'on aurait pu en tirer. Chaque époque, chaque peuple se trouve dans des conditions si particulières, forme une situation si particulière, que c'est seulement en fonction de cette situation unique qu'il doit se décider : les grands caractères sont précisément ceux qui, chaque fois, ont trouvé la solution appropriée. Dans le tumulte des événements du monde, une maxime générale est d'aussi peu de secours que le souvenir des situations analogues qui ont pu se produire dans le passé, car un pâle souvenir est sans force dans la tempête qui souffle sur le présent ; il n'a aucun pouvoir sur le monde libre et vivant de l'actualité. HEGEL

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HEGEL: Rien ne s'est fait sans etre soutenu par l'intérêt de ceux qui y ont collaboré

Rien ne s'est fait sans être soutenu par l'intérêt de ceux qui y ont collaboré ; et appelant l'intérêt une passion, en tant que l'individualité tout entière, en mettant à l'arrière-plan tous les autres intérêts et fins que l'on a et peut avoir, se projette en un objet avec toutes les fibres intérieures de son vouloir, concentre dans cette fin tous ses besoins et toutes ses forces, nous devons dire d'une façon générale que rien de grand ne s'est accompli dans le monde sans passion. [...] La passion est regardée comme une chose qui n'est pas bonne, qui est plus ou moins mauvaise ; l'homme ne doit pas avoir de passion. Passion n'est pas d'ailleurs le mot tout à fait exact pour ce que je veux désigner ici, j'entends en effet, ici, d'une manière générale l'activité de l'homme dérivant d'intérêts particuliers, [...] d'intentions égoïstes, en tant que dans ces fins il met toute l'énergie de son vouloir et de son caractère en leur sacrifiant [... ] tout le reste. [...] Je dirais donc passion, entendant par là, la détermination particulière du caractère en tant que ces déterminations du vouloir n'ont pas un contenu uniquement privé, mais constituent l'élément moteur et énergique d'actions générales. HEGEL

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Note : 5.5/10
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HEGEL

Pour se faire valoir et être reconnue comme libre, il faut que la conscience de soi se représente pour une autre comme libérée de la réalité naturelle présente. Ce moment n'est pas moins nécessaire que celui qui correspond à la liberté de la conscience de soi en elle-même. L'égalité absolue du Je par rapport à lui-même n'est pas une égalité essentiellement immédiate, mais une égalité qui se constitue en supprimant l'immédiateté sensible et qui, de la sorte, s'impose aussi à un autre Je comme libre et indépendante du sensible. Ainsi la conscience de soi se révèle conforme à son concept et, puisqu'elle donne réalité au Je, il est impossible qu'elle ne soit pas reconnue. Mais l'autonomie est moins la liberté qui sort de la présence sensible immédiate et qui se détache d'elle que, bien plutôt, la liberté au sein de cette présence. Ce moment est aussi nécessaire que l'autre, mais ils ne sont pas d'égale valeur. Par suite de l'inégalité qui tient à ce que, pour l'une des deux consciences de soi, la liberté a plus de valeur que la réalité sensible présente, tandis que, pour l'autre, cette présence assume, au regard de la liberté, valeur de réalité essentielle, c'est alors que s'établit entre elles, avec l'obligation réciproque d'être reconnues dans la réalité effective et déterminée, la relation maîtrise-servitude, ou, absolument parlant, servitude-obéissance dans la mesure où cette différence d'autonomie est donnée par le rapport naturel immédiat. Puisqu'il est nécessaire que chacune des deux consciences de soi, qui s'opposent l'une à l'autre, s'efforce de se manifester et de s'affirmer, devant l'autre et pour l'autre, comme un être-pour-soi absolu, par là même celle qui a préféré la vie à la liberté, et qui se révèle impuissante à faire, par elle-même et pour assurer son indépendance, abstraction de sa réalité sensible présente, entre ainsi dans le rapport de servitude. HEGEL

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HEGEL

En effet, le rationnel qui est synonyme de l'idée, en entrant avec sa réalité dans l'existence extérieure, acquiert ainsi une richesse infinie de formes, d'apparences et de manifestations, il s'enveloppe comme un noyau d'une écorce dans laquelle la conscience se loge d'abord mais que le concept pénètre enfin pour découvrir la pulsation intérieure et la sentir battre même sous l'apparence extérieure. [...] Concevoir ce qui est, c'est la tâche de la philosophie, car ce qui est, c'est la raison. [...] Ce qu'il y a entre la raison comme esprit conscient de soi, et la raison comme réalité donnée, ce qui sépare la première de la seconde, et l'empêche d'y trouver sa satisfaction, c'est qu'elle est enchaînée à l'abstraction dont elle ne se libère pas pour atteindre le concept. Reconnaître la raison comme la rose dans la croix de la souffrance présente, c'est la vision rationnelle et médiatrice qui réconcilie avec la réalité [...]. HEGEL

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HEGEL

Dans la mesure où l'individu porte en soi la connaissance, la foi et la volonté de l'Universel, l'État est la réalité où il trouve sa liberté et la jouissance de sa liberté. Ainsi l'État est le lieu de convergence de tous les autres côtés concrets de la vie : art, droit, moeurs, commodités de l'existence. Dans l'État, la liberté devient objective et se réalise positivement. Cela ne signifie nullement que la volonté générale soit un moyen que la volonté subjective des particuliers utilise pour parvenir à ses fins et à la jouissance d'elle-même. Ce qui constitue l'État n'est pas une forme de la vie en commun dans laquelle la liberté de tous les individus doit être limitée. On s'imagine que la société est une juxtaposition d'individus et qu'en limitant leur liberté les individus font de sorte que cette limitation commune et cette gêne réciproque laissent à chacun une petite place où il peut se livrer à lui-même. C'est là une conception purement négative de la liberté. Bien au contraire, le droit, l'ordre éthique, l'État constituent la seule réalité positive et la seule satisfaction de la liberté. HEGEL

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HEGEL

Dans la mesure où dans le besoin social, comme liaison du besoin immédiat ou naturel et du besoin spirituel de la représentation, c'est ce dernier qui est universel et devient donc prépondérant, il y a dans ce moment social le côté libérateur dans lequel la rigoureuse nécessité naturelle du besoin est occultée, et où l'homme se rapporte à son opinion, qui est ici opinion universelle, et à une nécessité qui n'existe que de son fait : au lieu de rapporter sa conduite à une contingence uniquement extérieure, il la rapporte à une contingence intérieure, à l'arbitraire de son choix. Remarque : l'idée que dans un prétendu état de nature où il n'aurait que des besoins naturels prétendument simples et emploierait uniquement pour les satisfaire les moyens qu'une nature contingente lui fournirait immédiatement, l'homme vivrait en liberté pour ce qui concerne les besoins, est - même si nous faisons momentanément abstraction du moment de libération que comporte le travail, sur lequel nous reviendrons ultérieurement- le produit d'une opinion erronée, parce que ce besoin naturel, en tant que tel, et sa satisfaction immédiate ne seraient jamais que l'état où la spiritualité est enfoncée dans la nature, un état fruste et non libre, alors que la liberté ne peut résider que dans la réflexion en soi-même de l'élément spirituel, dans sa différenciation d'avec ce qui est naturel et sa projection en retour sur cette nature. HEGEL

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