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Le bonheur n'a pas la même nécessité* parce que nous ne sommes pas destinés à être heureux. Il y a en nous une sensibilité qui nous détourne du bien. 3. Le bonheur du jardinSi bien que nous pouvons être tentés de n'y voir qu'une affaire privée qui mêle bonne fortune et art de vivre, tout comme Voltaire (Candide) invitait...
. le travail de l'imaginaire en dissipe l'équivoque... Or la méfiance à l'égard des machines n'est pas neuve. La fascination qu'elles exercent s'accompagne depuis toujours d'une crainte, celle d'avoir façonné le pire ennemi de l'Humanité. Ce sont d'abord les rouages de la machine qui effraient. Une machine, c'est un système, c'est-à-dire une articulation volontiers figurée comme une horlogerie de roues...
L'homme aurait ainsi besoin de transformer la nature pour l'humaniser et la faire participer à son existence culturelle et historique.L'alternative est donc la suivante : l'homme artificialise-t-il la nature pour satisfaire des besoins naturels ou bien pour affirmer son être ? La transforme-t-il pour avoir plus ou pour être à travers elle, pour se retrouver en elle ?...
Une oeuvre d'art se donne toujours à déchiffrer et ne se laisse donc jamais seulement contempler. Elle appartient au domaine de l'esprit, du langage, d'une parole ininterrompue. La dimension symbolique de l'art exclut que ses oeuvres puissent produire la fascination esthétique qu'exerce sur notre esprit la véritable beauté, c'est-à-dire la beauté naturelle, strictement formelle. Ce que nous appelons...
91). Port-Royal (Logique, 1er discours) avait déjà dit : « On se sert de la raison comme d'un instrument pour acquérir les sciences, et l'on devrait se servir au contraire des sciences comme d'un instrument pour perfectionner sa raison, la justesse de l'esprit étant infiniment plus considérable que toutes les connaissances spéculatives ». - b) La culture implique...
DELACROIX (Psych. de l'art, p. 452), est avant tout « la création d'un monde où l'esprit s'épanouit et que l'accord de toute l'âme concourt à former ». C'est par là peut-être qu'il se rapproche le plus du jeu avec lequel on a voulu parfois - exagérément - l'identifier. Le jeu implique déjà une « mentalité visionnaire ». «...
Sans elles, tout le monde peut faire n'importe quoi, y compris limiter la liberté des autres. Les lois rendent possible ma liberté en limitant celle des autres. Elles rendent possible la liberté des autres en limitant la mienne. Être libre, c'est respecter la loi sans y être contraint La dignité de l'homme repose sur sa capacité à se déterminer en...
L'origine de notre erreur ne réside-t-elle pas dans la mécompréhension de ce que signifie réellement l' « autorité politique », et par conséquent dans l'incapacité d'analyser ce qui pourrait être son fondement ? - Nous avons en effet confondu l'autorité politique avec l' « art de gouverner » ou la « science politique ». Or, la qualité du prince n'est pas de maîtriser une technique quelconque,...
En effet, il y a trois degrés de réalité. * La première, celle qui est vraiment et pleinement, est la réalité intelligible ou Idée. Pour Platon les Idées ne sont pas des produits de notre intelligence, constitutives de cette dernière (rationalisme) ou formées au contact de l'expérience (empirisme). Elles existent indépendamment de notre pensée. L'Etre est l'intelligible ou...
Pour lui, par conséquent, le prochain n'est pas seulement un auxiliaire et un objet sexuel possibles, mais aussi un objet de tentation. L'homme est, en effet, tenté de satisfaire son besoin d'agression aux dépens de son prochain, d'exploiter son travail sans dédommagements, de l'utiliser sexuellement sans son consentement, de s'approprier ses biens, de l'humilier, de lui infliger des...
Il a donc une valeur de bien en soi. Mais il ne réside ni dans la recherche effrénée de plaisirs, ni dans la bonne fortune (la chance), mais dans l'activité raisonnable et maîtrisée qui prend comme fin l'accomplissement plénier de soi-même en accord avec la vertu. La plupart des hommes ne pouvant mener une vie conforme à la...
.. » Cela signifie donc que tout se passe comme si autrui me faisait m'écrouler au milieu des choses. C'est ce que je découvre dans la honte qui n'est, au fond, que « l'appréhension de moi-même comme nature ». Chute originelle qui fait songer au péché originel. Je suis découvert, presque nu devant le regard tout-puissant de l'Autre,...
Or, Socrate, que l'on considère encore aujourd'hui comme « le plus pur penseur de l'Occident » (Heidegger), est un personnage qui n'a rien écrit, dot toute l'activité s'est concentrée sur le dialogue avec ses concitoyens. Les renseignements que nous avons concernant sa vie et sa pensée proviennent donc essentiellement de ses deux principaux disciples, Xénophon et surtout Platon. La...
Ce problème, ici posé, est également examiné sous l'angle du sens de l'Histoire. Auparavant, Hegel écarte toute approche purement moralisante des passions (en termes de bien ou de mal), mais en dégage la fonction éminemment positive. Il reprend à cet effet la formule d'Helvétius : « Rien de grand... ». Indépendamment de toute considération éthique, l'auteur établit la nécessité des passions...
» Il est essentiel de noter que la lutte engagée est le contraire de la violence naturelle. Cette dernière a toujours pour enjeu la survie. Je me bats avec un autre pour assurer les moyens de ma conservation. Mais ici, la violence, le conflit ont précisément pour enjeu le refus d'être assimilé à un simple vivant qui ne serait...
« Qui se considérera de la sorte s'effrayera de soi-même, et, se considérant soutenu dans la masse que la nature lui a donnée, entre ces deux abîmes de l'infini et du néant, il tremblera dans la vue de ces merveilles, et je crois que sa curiosité se changeant en admiration, il sera plus disposé à les contempler en silence,...
L'imagination permet donc de se détacher du monde, de le dépasser : sans elle, la conscience serait « engluée dans l'existant ». C'est pourquoi l'imagination est liberté. Imagination et création Prenons l'exemple du jeu chez l'enfant : il modèle le réel au gré de ses désirs et de ses pensées. L'imagination nous révèle en lui un esprit qui se cherche...
Socrate alors déstabilisait chacun dans ses certitudes profondes. Il permettait à l'autre de retrouver en lui ce qu'il avait déjà, et ainsi de connaître véritablement les raisons de ses actes. Car le plus souvent les hommes produisent des actes méchants par ignorance, d'où la célèbre formule : « nul n'est méchant volontairement ». Il est affirmé en ce sens que les...
Lacan symbolisera cette attente du sujet à lui-même en désignant l'inconscient comme l'instance de l'autre. Chaque individu est ainsi traversé par un ensemble de données qu'il ne contrôle pas, mais qui le constitue. La traditionnelle unité du moi autour de la conscience se trouve ruinée et la notion même d'identité est mise en doute : révolution assez radicale...
Que l'on se penche sur l'histoire de l'humanité ou sur celle d'un enfant devenant adulte, il ne faut pas supposer au départ ce qui ne se trouve qu'à l'arrivée, mais procéder à une étude génétique (le terme est de Rousseau), comprendre comment on est passé du stade initial au stade ultime. Dans ses discours, Rousseau reconstitue la genèse de...
Loin d'accomplir son humanité, la quête de la perfection peut le pousser à des excès de sévérité envers les autres et envers lui-même. La vraie sagesse consiste à s'accepter tel que l'on est, avec ses faiblesses. C'est ainsi que Socrate dira que l'homme doit se connaître lui-même. Il ne s'agit pas pour Socrate de se livrer à une investigation...
Dieu c'est-à-dire la nature. Deus sive natura. Par cette formule, Spinoza affirme l'idée d'une substance infinie. Dieu s'identifie avec la nature et n'est donc pas un créateur ontologiquement séparé du monde. Spinoza s'oppose à l'idée d'un Dieu anthropomorphe, agissant selon des fins. On en a conclu (à tort) à l'athéisme de Spinoza. En réalité, il est panthéiste. Pour l'homme, le...
Ces trois causes se trouvent dans la nature humaine, elles correspondent au jeu naturel des passions, chacune ayant une fin propre - respectivement, le profit, la sécurité, la réputation - et un objet - l'acquisition des personnes et des biens, la défense de ces biens, ou enfin «des vétilles ». La condition naturelle des hommes est donc un...
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