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» Le contrat de chacun ne pouvait pas, en effet, introduire une inégalité qui n'existait pas au moment de la signature du contrat. Nous sommes en présence d'un pouvoir fort, mais devant lequel les individus sont égaux et js réduits à l'état de simples objets. Ils sont sujets en tant qu'ils doivent obéissance au pouvoir, mais aussi sujets de...
Toutes les fins particulières se subordonnent à cette fin suprême unique qui n'est plus un moyen en vue d'une fin ultérieure, mais qui est recherché en elle-même et pour elle-même. Nous désirons être heureux pour être heureux. Toutefois, constate Aristote, s'il y a convergence sur le nom de ce bien suprêmement désirable, il y a divergence concernant sa nature....
L'origine de notre erreur ne réside-t-elle pas dans la mécompréhension de ce que signifie réellement l' « autorité politique », et par conséquent dans l'incapacité d'analyser ce qui pourrait être son fondement ? - Nous avons en effet confondu l'autorité politique avec l' « art de gouverner » ou la « science politique ». Or, la qualité du prince n'est pas de maîtriser une technique quelconque,...
1. Hobbes : la force constitue le droitLe droit naturel c'est-à-dire la guerreHobbes redoute par-dessus tout le retour à l'état de nature, c'est-à-dire un état sans État où le droit naturel, liberté sans limite, engendre une guerre incessante de chacun contre chacun. Dans sa nature, en effet, l'individu n'a aucun instinct de sociabilité, mais un désir de puissance...
En effet, comment soutenir que seul le corps puisse déterminer les manifestations inconscientes. On peut certes convenir, par exemple, que des hormones sont génératrices de pulsions érotiques. Mais, ce fait en aucun cas ne saurait expliquer l'infinie richesse des affections humaines, l'incroyable plasticité de l'âme en proie au trouble du désir. Aussi, préférerons-nous la thèse freudienne qui interprète...
Les principes logiques sont ceux qui commandent la mise en oeuvre de tout raisonnement déductif. La pensée discursive a une cohérence interne, elle chemine, elle se déplace selon un ordre logique. Les principes rationnels sont des principes d'intelligibilité du réel. Tous les raisonnements (ou du moins ceux d'entre eux qui sont reconnus logiquement valables) s'appuient sur des principes, qui,...
La vertu et le bonheur sont liés dans le concept du souverain bien. Par suite, il faut déterminer la nature de cette liaison, de cette unité. Ou bien elle est analytique et il faut affirmer l'identité de la vertu et du bonheur ; ou bien elle est synthétique et il faut dire alors que la vertu engendre le bonheur....
Cependant, cela ne signifie pas que l'une et l'autre soient toujours compatibles. 2. Le sont-elles toujours, ou y a-t-il des situations ne permettant pas leur compatibilité ? · Si l'on peut envisager sans aucune contrainte l'idée que l'on puisse connaitre à la fois l'égalité et la liberté, on peut aussi voir certaines périodes, certains moments, ou certaines situations durant lesquelles l'une et l'autre...
Pour autant, toute vérité est-elle discutable ? L'enjeu est donc celui des repères que nous pouvons avoir, de la certitude et donc la confiance que nous pouvons accorder à ce que nous nommons « vérités ». Proposition de plan : I - La vérité est un absolu qui se soustrait à la discussion et à la contestation : a. La vérité appartient à la sphère...
D'où les idées religieuses, qui ne reposent ni sur l'expérience ni sur la raison, tirent-elles leur force, sinon de nos désirs d'un univers ordonné dans lequel l'angoisse peut être rendue supportable ? La religion n'est-elle donc pas une croyance conforme à nos désirs, cad une illusion ? Ne nous enferme-t-elle pas dans l'infantilisme ? Ne serait-il pas préférable que les hommes...
C'est donc la conscience qui fait l'existence de l'homme comme être libre. II : L'idée d'inconscient rend ambiguë la liberté de la conscience 1) La conscience comme marionnette de l'inconscient. Freud compare l'inconscient à la partie immergée d'un ice berg. Il y aurait des causes souterraines, inaccessibles à la conscience, qui détermineraient celle ci. Ces causes sont étrangères au moi conscient, c'est...
; car il est clair qu'il faut un motif, qu'il faut pour ainsi dire sentir, avant que de consentir. Il est vrai que souvent nous ne pensons pas au motif qui nous a fait agir ; mais c'est que nous n'y faisons pas réflexion, surtout dans les choses qui ne sont pas de conséquence. Certainement il se...
La conscience morale est donc ce dynamisme ou élan qui me fait viser l'accomplissement de ma nature. Et lorsque je n'écoute pas ma conscience et lui désobéis, je vais à l'encontre de ma véritable nature. D'où le remords qui est encore une manière de reconnaître l'autorité de cette conscience. CITATIONS: « La conscience morale n'est pas quelque chose...
Deuxième partie - Plus encore : les enjeux techniques eux-mêmes ne prédominent-ils pas désormais sur les questions politiques ? Le remplacement des vieilles élites nourries à l'humanisme des Lumières par les ingénieurs et les énarques, la dévalorisation des humanités au profit de « sciences » plus « utiles », telles que l'économie, ne vérifient-ils pas les prophéties d'Auguste Comte (« âge du positivisme ») ? - Nonobstant le...
Il semble alors normal de concevoir une hiérarchie entre les deux, et de penser la volonté comme supérieure au désir puisqu'elle nous permet de le contrôler, de le maîtriser. La volonté émane de la raison, tandis que le désir est le produit du corps. Or la philosophie, depuis Platon, a tendance à considérer la raison comme plus noble...
Comment est-on sûr de déceler le vrai du faux et qui peut se permettre d'imposer aux autres la vérité ? N'y a-t-il rien à tirer de la diversité des opinions ? 2) Les régimes dictatoriaux et surtout totalitaires, profite du principe de vérité universelle pour imposer leurs dogmes. Parce qu'ils décrètent leurs idéaux comme véridiques et universels, ils interdisent la diversité...
Cette matière ayant déjà été traitée par d'autres, je crains bien qu'on ne me taxe de présomption si j'ose la considérer d'une manière différente de la leur ; mais, comme mon objet est d'écrire pour ceux qui jugent sainement, je vais parler d'après ce qui est, et non d'après ce que le vulgaire imagine. On se figure souvent...
Il réaliserait la domination du puissant sur le faible. "Certes, ce sont les faibles, la masse des gens, qui établissent les lois, j'en suis sûr. C'est donc en fonction d'eux-mêmes et de leur intérêt personnel que les faibles font les lois, qu'ils attribuent des louanges, qu'ils répartissent des blâmes. Ils veulent faire peur aux hommes plus forts qu'eux et qui peuvent leur être supérieurs....
La pensée est au service de l'action. Les idées ne sont que des outils dont nous nous servons pour agir : l'idée vraie c'est celle qui paie le mieux, celle qui a le plus de rendement, qui est la plus efficace. Pour apprécier la valeur de cette théorie il faudrait savoir quel sens donner aux formules de James. L'idée...
23.)La sagesse populaire rappelle que les apparences sont trompeuses : elle nous invite ainsi à nous méfier et à ne porter un jugement sur la nature d'une chose, par exemple sur les intentions de quelqu'un, qu'après l'avoir bien examinée. Incidemment cette formule invite aussi à s'interroger sur l'ambiguïté de la notion d'apparence : si les apparences nous trompent,...
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