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Définition des termes du sujet: LIBERTÉ: Ce mot, en philosophie a trois sens :1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux.2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure.3° Liberté du...
Chez les philosophes et les juristes de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, on assiste à une même protestation contre les supplices. Il s'agit bien dès lors de punir, non de se venger, comme cela avait pu être le cas dans l'Ancien Régime. Lorsque la peine prend la forme du supplice ou de la torture, lorsqu'elle est érigée...
Selon cette nature, qui ne peut être connue théoriquement mais que l'on peut penser comme possible, l'homme est capable de se donner à lui-même des lois qui ne sont pas déterminées par les traditions, le passé ou les contingences du moment. Avec ou sans Dieu, seule la référence à une transcendance semble pouvoir fonder le droit.G) L'idée du...
Puisque, disions-nous, celui qui viole la loi est un homme injuste, et celui qui l'observe un homme juste, il est évident que toutes les actions prescrites par la loi sont, en un sens, justes : en effet, les actions définies par la loi positive sont légales, et chacune d'elles est juste, disons-nous. Or les lois prononcent sur toutes...
Qui veut la détourner à son profit devient injuste.2. La justice vengeresseâ-º 1. Il reste à s'interroger maintenant sur la question de l'évaluation des peines selon que l'on a affaire à un acte de justice, ou de vengeance. Nous avons tendance à voir dans la loi du talion le principe de compensation à l'oeuvre dans toute vengeance. Le...
Le chapitre 6 du Contrat social de Rousseau montre que seule la loi peut assurer l'égalité entre les individus. Simplement encore faut-il se mettre d'accord sur ce type d'égalité : c'est bien parce que la loi est générale en son principe , et qu'elle ne considère jamais un homme comme individu ni une action particulière, mais les sujets en corps,...
La force contraignante supprime ma liberté. De ce fait, elle appartient à la nature non à l'éthique. Au contraire l'obligation morale suppose ma liberté. Je suis moralement obligé (et non contraint) lorsque j'éprouve en conscience l'exigence d'un devoir auquel je puis physiquement me soustraire. Il n'y a pas d'obligation morale que si je suis physiquement et psychologiquement libre...
Une action foncièrement juste est une action en accord avec un droit naturel non écrit qui fournit des axiomes en quelque sorte. À partir de situations, de faits qu'on juge nécessaires strictement à tout être humain pour qu'il puisse vivre convenablement, qui peuvent être le droit à la vie, au bonheur, on procède à une délibération conforme à...
Pour Léo Strauss, le droit positif ne peut être juste que s'il suit le droit naturel. Il n'en reste pas moins que le droit positif nécessite une éducation et n'est donc pas inné à l'homme. Le droit comme valeur de justice a donc besoin d'un système qui puisse garantir son application. Le politique n'est il pas ce système? Références...
.) On sait que le but et le principe de l'organisation en société consistent à soustraire les hommes au règne absurde de la convoitise et à les faire avancer -autant que possible- sur la voie de la raison, de sorte que leur vie s'écoule dans la concorde et la paix. Aussitôt donc que ce principe cesserait d'être mis...
Lorsque Socrate dans le Gorgias s'entretient avec Calliclès, il met en avant une définition de l'homme heureux à laquelle le jeune sophiste répond qu'il s'agit là d'un idéal illusoire. Socrate privilégie le désir de plénitude, de contentement comme achèvement de l'homme ; Calliclès lui rétorque alors que ce bonheur = un bonheur de pierre. En effet, exister, c'est désirer...
Tant que la loi n'y existait, pas, il ne pouvait y avoir de justice. · La difficulté consiste donc à comprendre comment al justice peut naître par la loi, alors même que la loi ne fait pas nécessairement preuve d'équité. Le sentiment de justice n'est pas toujours présent dans la loi. 3. La justice est dans la norme. La loi fonde-t-elle la...
Ainsi une société monarchique peut considérer que la noblesse a droit à certains privilèges en raison de sa naissance, tandis qu'une société démocratique considérera que cela est injuste, et que le mérite doit être évalué seulement selon le travail accompli. Ainsi, on voit que justice et injustice dépendront largement des valeurs qui ont court dans une société donnée,...
Et pourtant les débats actuels, dans les domaines politique, économique et juridique, témoignent de la complexité du rapport entre ces deux exigences de la vie démocratique. Peut-on les séparer ? Est-il plausible ou nécessaire, pour réaliser au moins une des deux valeurs, de sacrifier l'autre ou d'en faire une conséquence secondaire de l'exigence que l'on favorise.Nous nous demanderons...
C'est dans le « Contrat social » que l'on trouve l'une des affirmations les plus radicales de Rousseau concernant la liberté comme bien inaliénable, définissant l'homme en propre.L'idée que la liberté est un bien inaliénable, et que nul ne peut consentir à y renoncer pour appartenir à l'Etat, est une thèse centrale de la pensée politique de Rousseau....
La justice selon Aristote.S'il y a lieu de distinguer les vertus morales et les vertus intellectuelles (ou dianoétiques, de discernement), la justice s'apparente aux premières (la vertu éthique et la justice supposent même disposition) et aux secondes (un acte de l'intelligence intervient, qui évalue, rectifie, met en relation). Elle a trait à notre conduite envers les autres hommes....
Comme l'a vu Platon, c'est la vertu toute entière. Mais en un sens plus spécial, c'est elle qui préside aux partages (justice « distributive ») ; c'est elle aussi qui redresse (justice « réparatrice ») ce qui a été faussé lorsqu'un tort a été causé ; enfin elle intervient pour régler les échanges et les transactions commerciales. La justice...
PLATON, La République, Garnier-Flammarion. Difficulté du sujet : **Nature du sujet : Classique. I. L'IDÉALITÉ DE LA JUSTICE : RÉALITÉ OU IDÉE RÉGULATRICE A. Le règne des finsPar règne des fins, Kant entend la capacité par des êtres raisonnables de vivre ensemble sous les lois objectives de la raison pratique, et dans le respect mutuel des uns et des autres, les...
C'est seulement dans l'espace social que les hommes peuvent actualiser leur perfectibilité et accéder à une existence d'une plus grande moralité. L'homme, peut-on conclure avec Kant, pourrait donc être juste et injuste, égoïste et moral, ce qu'exprime la possibilité même du remords. b) Droit et morale sont donc complémentaires pour réaliser la justice. La morale peut donc être au fondement du...
Il ne s'agit pas de considérer la qualité des parties, mais le délit. Or le code ne s'applique pas tout seul ; il faut, pour appliquer l'universalité de la loi à la singularité du cas, l'acte de juger, de rectifier (selon l'image implicite du droit) en tenant compte des circonstances, en appréciant. Aussi, venir devant le juge, est-ce...
Il apparaît donc comme « plus puissant » ou plusvaillant » que l'autre, et conquiert du prestige. On est cependant, dans de telles situations, dans un contexte où l'« échange » ne tient pas compte des valeurs réelles des objets, et se trouve orienté dès son début par le désir d'instaurer, en fin de parcours, une inégalité.[C. La...
Mais il faut distinguer le légalisme kelsenien, « tout ce qui n'est pas contraire au droit est licite » et le légalisme qui ne s'attache qu'à la lettre de la loi, que l'on pourrait appeler le « juridisme », qui estime que « tout ce qui n'est pas contraire à la lettre de la loi est licite ».Le...
Et l'on peut douter de la capacité des hommes à s'accorder entre deux, dans la représentation du juste et de l'injuste. Si l'on va jusqu'au bout de ces objections, on ne arrive à la conclusion qu'il faut renoncer à évaluer le droit positif au nom d'une supra-norme idéale ou naturelle. On accordera donc par principe la légitimité et la...
- Connaissais-tu la défense que j'avais fait proclamer ? Antigone. - Oui je la connaissais : pouvais-je l'ignorer ? Elle était des plus claires. Créon. - Ainsi tu as osé outrepassé ma loi ? Antigone. Oui, car ce n'est pas Zeus qui l'avait proclamé ! » Dans la tragédie de Sophocle, la valeur immuable de la justice est représentée comme étant la justice des Dieux. Sans conserver l'idée...
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